La désinformation s’intègre-t-elle dans une stratégie de domination du monde politico-économique ?

Internet est certainement l’une des plus belles inventions que le monde ait connue. Pour des raisons de praticité et de facilité d’utilisation, presque tout le monde utilise Internet dans des buts plus ou moins précis et vicieux. En effet Internet est un support de communication permettant la diffusion d’informations à grande échelle. Les médias le savent très bien et les Etats passent par eux pour divulguer ou non certaines informations, ainsi nous sommes dans un monde de désinformation. Mais l’Etat n’utiliserait il pas cette superbe invention comme une stratégie pour dominer son peuple ? Ou du moins assouvir son pouvoir ? A noter que la désinformation c’est,  communiquer sciemment de l’information erronée destinée à tromper ou à manipuler les autres. De ce fait notre blog s’axera sur la stratégie de domination qu’entreprend le monde politico économique à travers la désinformation.
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Qu’est ce qui a poussé l’Etat à s’emparer des médias et agir de cette façon ?

 

En ces temps où l’information prolifère sur le Web et sur les autres médias, avec une qualité ainsi qu’une véracité réel ou non.
Certaines personnes parlent de désinformation étatique. On peut en déduire que d’après ces personnes, l’Etat désinforme la population sur son économie de crédit pour faire fonctionner tous les organismes publics qui offrent des biens et des services.
Avec le recul du journalisme d’investigation et  du temps consacré aux commentaires politiques, on peut parler de « marketing politique ».

 L’Etat utilise la désinformation en mettant des informations de seconde zone sur le devant de la scène. Comme par exemple, la loi du mariage pour tous en France qui arrive dans les médias en novembre 2012 avant d’être voté par le Parlement à 331 voix contre 225 le 23 avril 2013.
Or pendant ces six mois, la France soutient la « coalition nationale syrienne » : « La France lui apporte son plein soutien, afin que cette coalition puisse constituer une alternative crédible au régime de Bachar al-Assad. » a affirmé Laurent Fabius dans sa déclaration du 12 novembre 2012. Ou bien encore l’opération Serval qui fût une opération militaire menée au Mali par l’armée française de janvier 2013 à juillet 2014.  Cette opération avait pour but de soutenir les troupes maliennes cherchant à repousser une offensive des groupes armés islamique qui ont pris le contrôle de l’Azawad, la partie nord du pays.
Selon François Hollande le 15 janvier 2013 les buts de cette opération sont d’arrêter l’avancement, en direction de Bamako, des forces djihadistes, de sécuriser la capital du Mali et de permettre au pays de recouvrer son intégrité territoriale.
Tout cela fût effectuer avec un budget qui dépasse les 400 millions d’euros à la fin de l’année 2013 selon le chef major des armées française, l’amiral Edouard Guillaud.

 La désinformation permet de mettre dans l’ignorance la population, ce qui permettra une future manipulation, plus facile.
La désinformation s’effectue depuis la base, avec l’ignorance de la plupart de la population  de l’obligation de publier.

La loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 avec ces modifications portant diverses mesures pour d’améliorer les relations entre l’administration et le public crée une obligation de publication des documents qu’elle mentionne.
L’article 7 de cette loi prévoit en effet que :
« Font l’objet d’une publication les directives, les instructions, les circulaires, ainsi que les notes et réponses ministérielles qui comportent une interprétation du droit positif ou une description des procédures administratives […] Les administrations mentionnées à l’article 1er peuvent, en outre, rendre public les autres documents administratifs qu’elles produisent ou reçoivent. »

 L’article 29 du décret n° 2005-1755 du 30 décembre 2005, pris pour l’application de cet article 7, prévoit la création pour chaque administration centrale de l’État d’un bulletin officiel ayant une périodicité au moins trimestrielle. Il est admis que plusieurs ministères peuvent s’associer pour publier un bulletin officiel commun. On peut accéder aux différents bulletins officiels sur le site Légifrance. Les articles 30 à 32 de ce décret fixent les règles de publication des actes des autorités déconcentrées, des collectivités territoriales et des autres personnes de droit public.

 L’obligation de publier c’est :

  • Que les organismes publics ont l’obligation du publier des informations clés.
  • Que les organismes publics ont toujours pour obligation de publier et de diffuser largement des informations et répondre aux demandes d’information.
  • Et que le volume des informations soit divulguées de manière proactive etq doit augmenter au fil du temps en dépit des limites de ressources.

Quelles en sont les conséquences pour la population ?

La désinformation est un fait, qui, tôt ou tard tourne au désavantage de la population.
Manque de puissance ou manque de connaissance ? Telle est la question que nous pouvons nous poser.
Dans cette partie, nous vous proposons de voir que la désinformation aussi simple qu’elle soit ou non est visiblement relativement néfaste à la population.
Alors nous pouvons nous demander sur quels points de vus peut-elle être néfaste ? Ou bien encore à quel degré ?
Nous essaierons d’y apporter, dans ce développement, les explications nécessaires.

Tout d’abord il est dit dans les textes de lois que chaque individu bénéficie d’un droit d’accéder à l’information, qu’il soit ou non citoyen du pays.
De ce fait, il ne devrait en aucun cas être question, qui plus est dans un Etat républicain démocrate, de désinformation. Cela va à l’encontre du principe cité plus haut.
Pour comprendre cela il faut remonter plus en amont par rapport au problème.
Et ce, jusqu’à la base du problème, qui à notre sens est l’Etat français. C’est lorsque l’on s’informe vis-à-vis du problème que l’on découvre un vice.
Ce vice c’est le fait que les informations concernant la manière de procéder de l’Etat français quant aux informations divulguées sont étouffées.
En d’autres termes pour simplifier, les informations concernant la désinformation que pratique la France à grande échelle sont divulguées certes, mais si l’on veut y accéder c’est de notre plein gré. On ne peut voir cela dans les grands médias de masses.

Les personnes s’intéressant au problème sont très peu nombreuses, cette information a beaucoup de mal à se répandre c’est pourquoi on peut en conclure que la technique de l’Etat fonctionne très bien.
En d’autres termes la technique de désinformation de l’Etat français contourne visiblement les lois.

 Si l’on se réfère aux statistiques, les personnes, notamment les jeunes, sont sujets à un fort manque de connaissances culturelles.
Les causes peuvent être multiples : niveau scolaire moins élevé ? Information peu pertinente enregistré au détriment d’autres plus importantes ?
Pour être honnête nous pouvons d’ores et déjà écartés la piste du niveau scolaire moins élevé.

Axons nous plus sur la qualité des informations qui sont diffusés sur Internet par exemple.

Ce que nous pouvons remarqué c’est que la culture, dans un premier temps, il y en a encore et il y en aura toujours mais là où nous voulons en venir c’est qu’elle a changé au cours de trente dernières années. En effet on peut constater, notamment chez les jeunes, que les activités basées sur l’intelligence, ou du moins qui développe certains sens intellectuels sont moins prisées.
Par exemple, les jeunes d’aujourd’hui auront plus tendance à jouer aux jeux vidéo qu’à lire des livres. De ce fait cela peut se ressentir dans leurs comportements car le cerveau ne travaille pas assez. On pourrait presque en venir à dire que le changement culturel à une fâcheuse tendance à ramollir les jeunes et à les abêtir.

 Il existe beaucoup d’informations parasites, c’est-à-dire des informations sans aucunes importances. Et l’on pourrait presque évoquer un lien avec notre société de consommation qui nous propose des produits en masses pour que l’on consomme toujours et encore. Là où nous voulons en venir c’est qu’une personne, de par un surplus massif d’informations, pourrait être noyé dans l’ignorance.

 Nous pouvons penser que cette surinformation va permettre 2 choses :

  • La première est que le fait de diffuser beaucoup de programmes sans réels intérêts va réellement abêtir quelque part la population puisque le cerveau enregistrera des informations très peu pertinente au dépend d’autres qui aurait pu l’être. Cela va dans le sens du deuxième que nous allons vous énoncez. En effet il est plus facile de manipuler des gens bête.
  • La seconde, c’est que les personnes qui vont subir ce surcroît d’information vont être quelque part plongées dans l’inculture. Cela est quelque chose de positif pour l’Etat me direz-vous, en effet la manipulation y sera alors plus aisée.

 

Quelles solutions pourrait-on mettre en place pour limiter son impact ?

 

Précédemment nous avons vu quelles étaient les motivations de l’Etat à s’emparer des médias et à agir de cette façon ainsi que les conséquences sur la population.
Nous allons dès à présent voir quelles sont les solutions que l’on pourrait mettre en place pour limiter l’impact de la désinformation

Caroline Sauvajol-Rialland évoque le Web sémantique, la curation de contenue.
Cela consiste à parcourir le Web sur une question spécifique, identifier les contenus les plus pertinents sur ce sujet, de les trier, de les organiser, de les classer et de les mettre en page. Avant de les partager sous une forme compacte, à l’interne (site de l’entreprise, bulletin électronique) ou à l’externe (médias sociaux, blog). Des commentaires peuvent être ajoutés.

Il existe deux sortes de curation : automatique ou humaine.

 Si des outils permettent de faire de la curation de contenu de manière automatisée, à partir de requêtes de recherche et de filtres prédéfinis personnalisables, seul le filtrage humain permet d’apporter de la qualité à la curation à travers un travail de mise en page pour renforcer la lisibilité et la pertinence des contenus.
On peut également distinguer la curation continue (travail thématique au long cours) de la curation ponctuelle (liée à un projet limité dans le temps).
Il existe une différence entre la curation et la veille qui est la suivante :
Le curateur et le veilleur opère de la même manière pour le choix des sources, de l’information et de son mode de diffusion de contenu pour un public visé.
Ils utilisent les mêmes outils de collecte et disposent d’un accès à une plate-forme dédiée pour diffuser leurs résultats. Ils cherchent à fournir des informations pertinentes et de qualité à leur public, présenté dans un système d’archivage.
Leurs buts et de démontrer leur expertise en matière de recherche appliquée et devenir une référence sur ce thème précis.

 Cependant, plusieurs différences les spécifient :

  • Un public différent

Le veilleur recherche les actualités et les tendances pour permettre à une société ou un organisme d’adapter sa stratégie, mais ne partage pas cette information en dehors de l’entreprise.
Le curateur recherche de nombreuses informations, les tries et les diffuses pour un public s’intéressant à l’entreprise ou à un sujet donné.

  • Des objectifs distincts

La veille cherche à augmenter la culture générale pour mieux diriger la stratégie, à répondre à des besoins identifiés pour appuyer une prise de décision.
Le curateur a pour but de rediffuser un contenu de la meilleure façon à un public précis, en fonction de son besoin personnel d’information et avec sa propre vision, afin de travailler sa réputation.

  • Une expertise basée sur une méthodologie ou une thématique

L’expertise d’un veilleur repose sur sa méthodologie. Il doit pouvoir faire remonter l’information quel que soit le sujet et les demandes des commanditaires. Il sélectionne des sources d’information en fonction des critères précis (qualification des auteurs, expertise et autorité de la source…).
L’expertise du curateur repose sur une thématique précise où la méthodologie importe peu puisqu’il se base sur ses propres critères.

  • Des résultats objectifs ou subjectifs

La veille répond au besoin de collecter des informations sur des problématiques précises pour des commanditaires. Le veilleur doit faire preuve d’objectivité pour relater les résultats et n’a pas le choix des informations à mettre en avant.
La curation répond à une attente personnelle : accroître ses connaissances et sa visibilité. Les résultats sont donc subjectifs.
Malgré ses pratiques différentes avec la veille, la curation doit s’intégrer dans un processus de gestion de l’information.
Pour que cette méthode fonctionne il et obligatoire que l’utilisateur s’intègre à cette étape.

La désinformation est donc un fait qui, sans rien vous cacher, est très machiavélique. Les termes qui peuvent caractériser la situation dans laquelle nous plongent nos dirigeants, manquent car nous sommes véritablement dans une société ou la manipulation est à son paroxysme.
Les méthodes utilisées sont relativement vicieuses car les lois ne sont pas enfreins mais simplement contournées. De ce fait, les moyens de désinformation utilisés comme le surcroît d’information, par exemple,ont des conséquences plus ou moins préoccupantes vis-à-vis de la population.
C’est ainsi que nous pouvons nous demander dans quel monde nous vivrons à l’avenir ?
Et surtout jusqu’à quel point fonctionnera la désinformation ?

 

Article écrit par Mr SCHWEIN Sébastien et Mr PHEULPIN Maxime

 

Bibliographie:

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2 réponses à La désinformation s’intègre-t-elle dans une stratégie de domination du monde politico-économique ?

  1. Cécile Conche dit :

    Malgré que votre article soit un peut long j’ai prit du plaisir à le lire car je m’étais déjà penché sur la question, de nos jours il faut savoir chercher la bonne information au bon endroit pour pouvoir se faire un avis pertinent sur un sujet. La désinformation entraîne la population dans une grande ignorance et empêche des jugement objectifs que ce soit au niveau politique lorsqu’il s’agit de voter ou lorsque il faut commenter un fait de l’actualité, les amalgames fait lors des attentats de Charlie hebdo sont sans conteste dût a cette désinformation qui touche la population.

  2. Brigatti Jérôme dit :

    Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour votre travail. Vous avez eu une bonne idée de choisir ce sujet , de part votre développement vous rendez le sujet très intéressant et vous nous amenez à nous poser des sur le rôle que tient l’État et justement sur ce que nous pouvons faire contre la désinformation.
    Sinon, je trouve que cet article est bien structuré mais il est selon moi trop long dans la deuxième partie et il est dommage qu’il ne soit pas illustré par des illustrations ou d’autres documents.
    Merci pour le partage.