L’éco mobilité : solution de la ville de demain ?

En France depuis quelques années, le phénomène d’éco mobilité est au  goût du jour. L’amélioration de la fluidité de la circulation dans nos villes, ainsi que la réduction des différents types de pollution (atmosphérique, sonore, esthétique) sont aujourd’hui devenus des points cruciaux. Nous pouvons observer que la population française s’en préoccupe de plus en plus car elle se déplace plus communément de différentes manières autres que la voiture. Il y a également l’apparition de nouveaux moyens de déplacements plus écologiques, plus économiques et plus conviviaux ; tel que le covoiturage, l’auto-partage, les véhicules électriques, les multi modalités… Nous pouvons donc nous poser la question suivante : « L’éco mobilité : solution de la ville de demain ? ». L’éco mobilité repose sur 3 enjeux majeurs. Dans un premier temps, nous allons vous parler de l’enjeu environnemental  puis  de l’enjeu économique et pour terminer, l’enjeu social.

 

 

L’éco-mobilité : un enjeu environnemental

 

En France, la mobilité est cruciale pour la population, 70% des déplacements sont réalisés en voiture, mais cela a des conséquences, comme une forte émission de CO2, ainsi que des pollutions sonore. Pour remédier à cela, il existe différents moyens de se déplacer autre que la voiture individuelle. Tout d’abord, pour les petits trajets il y a la marche à pied. C’est le mode de déplacement universel le plus écologique et le plus bénéfique qu’il soit. Le fait de se déplacer à pied, n’émet pas d’émission de CO2 et c’est bon pour la santé.

Il y a également l’utilisation du vélo, pour les trajets de 300m à 6km, le vélo est le moyen le plus rapide pour se déplacer en ville. Il est silencieux et n’émet aucun rejet de CO2. Des aménagements spécifiques de la voirie contribuent à l’amélioration du confort cyclable. En 2007, le « Vélib’ » fait son apparition dans la capitale.

Comme autre moyens de se déplacer, il y a également les transports publics (bus, tram, métro, RER…) .Ces transports publics sont adaptés aux trajets les plus longs. Ils forment une alternative à la voiture permettant aux personnes de se déplacer en ville avec une moindre dépendance à la voiture. Ces transports publics bougent grâce à des carburants électriques, ou des bio-carburants.

Pour ceux qui ne peuvent pas se passer de la voiture, il existe le covoiturage et l’auto-partage. Il existe déjà plus de 200 services de covoiturage, 24 villes disposent d’un service d’auto-partage (Paris par exemple compte près de 90 stations d’auto-partage), une trentaine de villes ont développé un système de vélo en libre-service. La population peut également pratiquer l’inter modalité, qui est le fait d’utiliser différents modes de transports au cours d’un même déplacement. L’éco mobilité n’est pas seulement  un enjeu environnemental mais aussi économique .

 

Ligne de tramway à Mulhouse

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_lignes_de_bus_de_Mulhouse

 

 

Station de vélo’V à Lyon

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f2/V%C3%A9lo’v_station_5002_-_Place_des_Compagnons_de_la_chanson.jpg

 

 

 

… un enjeu économique

 

Un déplacement en transport en commun coûte presque aussi cher qu’un déplacement en voiture, si on additionne la part payée par l’individu à celle payée par la collectivité (le Syndicat des transports d’Ile-de-France estime qu’un déplacement coûte globalement 25 % moins cher en transport en commun). En revanche, la contribution individuelle est très différente. Un usager des transports en commun paye environ cinq fois moins cher qu’un automobiliste en Ile-de-France.

L’usager ne paye qu’une partie du coût global d’un déplacement en transports en commun (environ 26 % en Ile-de-France), le reste étant à la charge des entreprises ou de la collectivité.

Une rame de métro classique coûte de 3 à 6 millions d’euros, une rame de VAL environ 2,5 millions d’euros, une rame de tramway de 1,5 à 2,2 millions d’euros, un autobus guidé sur pneus entre 0,7 et 1,6 millions d’euros et un autobus environ 0,3 millions d’euros.

En France, le coût des nuisances est régulièrement évalué par les pouvoirs publics. Le barème est très détaillé. Par exemple le coût d’une heure passée dans les transports est modulé par le confort : il coûte deux fois plus cher pendant les temps d’attente.

Quelques exemples du barème français :

  • 0,1 euro pour 3,7 kilogrammes de CO2 (une voiture à essence émet 0,27 kg de CO2 aux 100 km en ville et une voiture diesel 0,25 kg)
  • le bruit entraîne une baisse de 1 % de la valeur du logement,
  • 1.5 million d’euros pour un tué dans un accident de la route dans les transports en commun (1 million si la victime utilisait une voiture particulière),
  • la pollution atmosphérique en centre-ville coûte 0,03 euro au kilomètre pour une voiture particulière et 0,28 euro pour les poids lourds,
  • 59 % d’une heure de salaire brut pour une heure passée dans les transports,
  • 0,45 euro par heure passée dans les transports pour une tonne de marchandise à haute valeur.

En France, le financement global des transports urbains (exploitation + investissements) représente 12,7 milliards d’euros en 2004 (7,2 milliards en Ile-de-France et 5,5 hors Ile-de-France).

Les sources de financement se répartissent entre les usagers (25 % en Ile-de-France, 18 % hors Ile-de-France), le versement transport payé par les employeurs (35 % en Ile-de-France, 39 % ailleurs), les collectivités locales (22 % en Ile-de-France, 24 % ailleurs), l’Etat (9 % en Ile-de-France, 1 % ailleurs), les emprunts et autres financements (7 % en Ile-de-France, 18 % ailleurs). En Ile-de-France, les employeurs remboursent à leurs salariés la moitié de la Carte orange que ceux-ci ont payée. Le remboursement de la Carte orange représente à peu près le tiers du financement par les usagers, ce qui porte finalement la part des employeurs à 44 %.

L’éco-mobilité n’est pas seulement  un enjeu économique mais aussi social.

 

 https://lh5.ggpht.com/NkFe1TdyeMHAd40UDbknzgV56jvZNiT-jrVsX5QvZtaerDwYdZwAUdWAZ1wWqREakWRCsg=s170

 

 

 

… un enjeu social

 

Des groupes sociaux sont concernés par les difficultés à se déplacer : il s’agit des individus qui sont en situation d’exclusion le plus souvent pour des raisons économiques. Leur exclusion est due au fait qu’ils ne peuvent pas accéder à des transports appropriés lorsqu’ils le désirent. Il s’agit des personnes qui habitent dans des quartiers de la périphérie des villes mal desservis par les transports en commun et qui ne possèdent pas de mode de transport individuel, comme la voiture, parce que  cela leur coûte trop cher. Ainsi, exclusion sociale et exclusion spatiale sont souvent associées. Pour répondre aux besoins de ces groupes sociaux, plus de transports en commun sont mis en place pour desservir les zones rurales (flotte de bus) et les zones périurbaines (tram, TER et RER). L’amélioration des voies et des connexions entre les différents moyens de transport facilitera également les choses pour les voyageurs.

Des réseaux de transport (nouvelles lignes de bus, de trains, de tramways…) sont en développement dans la périphérie des villes afin d’assurer une accessibilité maximale. Les inégalités entre les classes sociales au niveau de la mobilité urbaine sont en réduction grâce à une meilleure offre en transport en commun, aussi bien quantitative que qualitative, ou bien encore par d’autres modes de transport comme le covoiturage et l’auto-partage.

 

 

En France, l’éco-mobilité a des répercussions positives sur l’environnement,  sur l’économie (seulement pour les usagers), ainsi que su  le domaine social.

Pour l’environnement, l’usage de ces différentes modalités diminue l’émission de CO2 dans l’atmosphère, contrairement à l’usage des véhicules individuels qui dégagent quand a eu beaucoup de Co2.

 

D’un point de vue économique, ce phénomène d’éco-mobilité revient :

  • Plus cher au niveau de la mise en place des réseaux de transports publics ainsi que l’entretien de ces derniers
  • Moins cher pour les usagers qui réduisent les coûts de déplacements en utilisant beaucoup moins leur voiture grâce à l’usage plus fréquent des transports publics qui propose des tarifs plutôt satisfaisant.

 

D’un point de vue social,  ce phénomène d’éco-mobilité permet au classes sociales les plus isolés en périphérie des villes ainsi qu’aux classes sociales les plus pauvres de disposer également d’un accès libre et pratique à toutes différentes modalités.

 

On peut tirer comme conclusion, que l’éco-mobilité est une solution pour la ville de demain au niveau de la diminution du taux de CO2 dans l’air, au niveau du coût de déplacement, ainsi qu’au niveau de la disponibilité de ces modalités.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Bibliographie

 

 

 

 

 

  • Boëdle Morgan, Penser à demain, Environnement Magasine, Avril 2013, n°1716,  p. 43-49

 

  • Hérau Jean-Olivier, AVERE-France mobilité électrique, Les véhicules électriques (VE) sont incontestablement plus respectueux de l’environnement que les véhicules « classiques », pour au moins six raisons, Mise en ligne en Septembre 2010

 

 

 

  • Kauffman vincent, Peret Francis-Luc, Mobilité urbaine cherche solutions durables, La Recherche, Juin 2006, n°398, p.56 60

 

 

 

 

 

 

 

BEDOUET Kévin

FRITZINGER Sidney

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5 réponses à L’éco mobilité : solution de la ville de demain ?

  1. Berengere Joly dit :

    Un article intéressant et complet, bien détaillé. Les données chiffrées apportent un complément intéressant, avec ce terme d’éco-mobilité que je ne connaissait pas. Petit point noir: une image floue qui parait donner des informations, mais du coup illisible. Sinon, c’est bien fait dans l’ensemble.

  2. Ligier Pierre-Emmanuel dit :

    Blog intéressant et détaillé, parlant d’un phénomène visible (centre ville réaménager/plus d’espace piétonnier) et d’actualité qui touche essentiellement les villes plus ou moins grandes. Grâce à ce blog, j’ai pu prendre connaissance du terme d’éco-mobilité, qui je trouve est un principe à développer d’avantage.

  3. romand--lenglet arthur dit :

    Encore une fois un article plaisant à lire, bien aéré et des détails surprenant.
    Mais malheureusement des documents peux lisibles, et rien sur le partenariat Renault-Paris concernant les véhicules électriques (autolib’) et les aménagements effectués par cette ville pour ce type de véhicules.
    Par contre tous les types de carburants ont été énoncés, les détails des parts financières sur les coûts des transports en commun. Et une conclusion magnifiquement tournée donnant au lecteur un nouveau regard sur l’aménagement des transports en communs pour des individus souvent délaissés.

  4. GUYON Carole dit :

    Très bon sujet d’actualité qui s’inscrit parfaitement dans le thème. A l’heure où la réduction des rejets de gaz à effet de serre est un objectif commun, l’éco-mobilité semble être une très bonne solution pour l’atteindre. Cet article m’a apporté de nouvelles connaissances sur un sujet qui m’était inconnu.

  5. Maitre Arthur dit :

    Très bon sujet d’actualité, on remarque en effet que la tendance au développement de l’éco-mobilité est une des principales préoccupation des villes.
    De plus on apprend de nombreuses informations notamment sur le coût d’une heure passée dans les transports en commun.
    Sujet complet qui montre bien qu’il faut favoriser l’éco-mobilité.