L’utilité et les dangers des réseaux sociaux

L’utilisation des réseaux sociaux est devenue à la mode, cela représente l’une des activités les plus courantes chez les jeunes d’aujourd’hui, les 12-17 ans y sont très largement représentés, 76% des internautes de cette tranche d’âge y sont présents. Un récent sondage, mené aux États-Unis, démontre que 51 % des adolescents se connectent à leur réseau social favori au moins une fois par jour et que 22 % des jeunes le font plus de 10 fois quotidiennement. Les sites, comme Facebook, YouTube ou Twitter, qui se sont développés à grande vitesse au cours de ces dernières années, s’avèrent hautement populaires auprès des jeunes, notamment parce qu’ils leur offrent l’opportunité de se divertir, mais également de communiquer entre eux. La méfiance envers cette nouvelle technologie est endormie par la mode et l’admiration des adolescents. C’est pour cette raison qu’ils sont les premières victimes de harcèlement moral, d’injures, ou de photos obscènes. Plus grave encore, les adolescents partagent leur vie privée sans se rendre compte que leur intimité est exposée publiquement.

Le coté attractif des réseaux sociaux

Pour les étudiants, l’utilisation des médias sociaux s’avère aussi fort intéressante et profitable dans la réalisation de projets d’équipe puisqu’ils permettent l’échange d’idées et la collaboration à distance. Les réseaux sociaux ne seraient pas seulement dangereux pour les jeunes utilisateurs ; en effet, les enfants et les adolescents améliorent leurs niveaux de communication, créent des liens sociaux et développent des compétences techniques. Ainsi, cela leur permet de les valoriser, de rester en contact avec leurs proches, de partager des photos ou encore de discuter. Aussi, ils offrent aux jeunes la possibilité de s’ouvrir davantage sur le monde et de rencontrer une multitude de points de vue, notamment par le biais de blogues, de vidéos, de podcasts, de sites Internet, etc. Enfin, les réseaux sociaux leur permettent aussi de partager leurs passions et leurs intérêts avec d’autres jeunes, enrichissant d’autant plus leurs expériences de socialisation. Tous ces intérêts permettent de démontrer que la première génération de l’air numérique n’est pas seulement influencée par un phénomène de rébellion ou de discrimination envers autrui.

 imagesSource: valeur graphique

L’envers du décors

Le principal risque auquel s’exposent les jeunes utilisateurs de médias sociaux est lié à des problèmes relevant de la vie privée. Dès l’adolescence, certains jeunes vivent des expériences amoureuses basées sur la violence et sont confrontés à des problèmes semblables à ceux des adultes. Ils ne sont pas toujours conscients de la relation de violence qui peut s’établir peu à peu ou s’ils en sont conscients, il arrive qu’ils ne veuillent pas reconnaître le problème car ils ont trop honte ou peur de perdre leur partenaire.
Bien que l’inscription à un réseau ne soit autorisée qu’aux plus de 13 ans, 44% des adolescents avouent avoir menti sur leur âge pour pouvoir accéder à un site Internet imposant une restriction.
A cause de leur manque de prudence, de leur naïveté et parfois de l’étalage excessif de leur vie privée, les deux principaux types d’agression qu’on retrouve sont les agressions sexuelles et le harcèlement (injures, photo obscènes, cyber intimidation etc…). Par ailleurs, les réseaux sociaux, comme le célèbre Facebook qui réunit le plus grand nombre d’inscrits, sont le paradis des voleurs d’identités, des détournements de photos. Pour usurper une identité, il suffit juste de créer un profil au nom de cette personne. Facebook a des côtés positifs et ludiques mais ce réseau social est malheureusement aussi risqué que les autres. Le grand danger reste la pédophilie. Un jeune sur trois avoue avoir été victime de cyber-harcèlement ( défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communications électroniques, de façon répété à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ) via internet ou GSM, et un jeune sur cinq concède avoir déjà harcelé. Tels sont les résultats d’une enquête réalisée par l’Observatoire des droits de l’internet auprès de 20 000 jeunes européens ; ces méchancetés se manifestent sous forme de moqueries, d’ harcèlement, de photos obscènes et autres. A savoir qu’un tiers des adolescents a déjà communiqué son mot de passe à un ami, ce qui n’est pas recommandé…
Exemple concret d’une jeune fille de 20 ans qui a été victime de cyber-harcèlement et qui raconte sa mésaventure : alors qu’elle était encore au lycée, un inconnu crée un faux profil Facebook et se fait passer pour la jeune fille. Il fait alors circuler des rumeurs et, malgré ses démentis, la cour du lycée devient peu à peu un enfer pour l’adolescente. Courageuse, elle porte plainte et démasque un de ses camarades à l’école. Ce dernier écopera d’une peine exemplaire de 8 mois de prison avec sursis et 5000 euros de dommages et intérêts ( témoignage de Laetitia, souce: Aletea )
Or, ces jeunes utilisateurs sont parfois loin de réaliser l’ampleur de leurs gestes et les répercussions possibles à plus ou moins long terme. « Ce qui est mis en ligne reste en ligne » , et en ce sens, les jeunes qui manquent de prudence dans le type d’informations qu’ils transmettent, pourraient se voir confrontés à divers problèmes, notamment lorsque viendra le temps de trouver un emploi.

 

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Répartition des victime de cyber-harcèlement par tranche d’âge

 

Réagir face à cette désillusion 

Les nouvelles technologies sont assurément de bons outils mais trop souvent mal utilisées. Elles peuvent devenir des armes si elles défendent des valeurs douteuses. Ces nouvelles technologies n’ont pas inventé de nouveaux risques, mais de nouvelles responsabilités. Le domicile du jeune figure à répétition comme le lieu où démarrent ces intimidations virtuelles. De ce fait, les parents doivent donc développer toute leur vigilance pour prévenir ces risques. Ils sont les premiers recours à cette violence traduite par des faits et gestes invraisemblables.
Surveiller les activités virtuelles que génèrent les jeunes en temps que parents et éducateurs est parfois difficile ; cela n’est pas toujours simple d’être rivé en permanence sur les écrans des jeunes utilisateurs sans altérer leur liberté d’expression et en préservant le secret de la correspondance. Pour redoubler d’intensité, des mises en place d’organisations de l’environnement informatique peuvent permettre une supervision des parents, comme par exemple, installer l’ordinateur dans un lieu de vie commun à la maison et non dans la chambre de ce dernier. De plus, l’instauration de contrôle parental peut permettre le monopole des parents sur l’ordinateur et de ce qui s’y passe. Mais aussi certaines écoles ont élaboré, à l’intention des élèves, un règlement d’ordre intérieur clair quant aux règles et sanctions relatives à l’utilisation des nouvelles technologies.
Afin de sensibiliser parents, enfants et adolescents, des moyens ont été déployés pour minimiser ces harcèlements verbaux : des spots télévisés à destination du grand public, des dessins animés de sensibilisation pour les élèves plus jeunes, des films de sensibilisation pour les élèves plus âgés, un site Internet offrant des ressources en ligne prodiguant des conseils aux élèves victimes, aux familles et aux témoins (agircontreleharcelementalecole.gouv.fr) ou encore deux numéros verts: 0808 807 010 et 0800 200 000. Enfin des associations tels que l’UNAF ou encore la CNIL réunissent de nombreuses informations de parents ou enseignent sur le comportement, l’impact que ceci peut générer et les préventions à suivre pour ces jeunes en difficulté.

addiction-reseaux-sociauxSource: pixgeeks

Pour conclure, les réseaux sociaux restent avant tout des moyens de partage, de discussion et plus encore. Leur bonne utilisation est primordiale dans l’image qu’on leur apporte. L’usage réalisé par beaucoup de jeunes n’est pas l’utilité accordée à ces réseaux sociaux. En effet, ceux-ci peuvent violer la vie privée comme influencer négativement les résultats scolaires et la vie au travail voire causer des troubles psychologiques qui peuvent conduire au suicide. Pour pallier à ce fléau, certaines personnes se manifestent en chantant ou en réalisant des affiches de prévention envers les violences commises parfois irréparables (exemple : la chanson de Keen’v « Petite Emilie » aux paroles très touchantes retrace l’histoire d’une jeune collégienne victime de harcèlement qui finit par se donner la mort…). Cependant, ils présentent aussi des avantages comme tout d’abord le renforcement de la sociabilité notamment par le biais de la « théâtralisation de soi » et ensuite le fait de permettre aux personnes timides de s’affirmer ou encore aux plus sociables de renforcer leur sociabilité. De plus, les réseaux sociaux permettent de maintenir les relations sociales voire d’en créer de nouvelles qui sont capitales pour la socialisation des adolescents et celle des jeunes adultes.

Robin Duquet et Marco Jean

Bibliographie :

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3 réponses à L’utilité et les dangers des réseaux sociaux

  1. Kranklader benjamin dit :

    Votre article est complet, il montre les avantages et les inconvénients des réseaux sociaux ainsi que les risques.
    Bon travail, surtout l’exemple donné qui montre qu’une vie peut être gâchée très vite et que les sanctions peuvent être assez importante.

    • Duquet Robin dit :

      Merci pour l’intérêt porté à notre article. On a essayé de faire passer un message à travers des exemples concrets pour montrer l’importance des dégâts que ceci peut entraîner sur les jeunes ados.

  2. Valère AGNEL dit :

    Bon article dans l’ensemble malgré que vous n’ayez pas assez parlé de l’aspect « utile » des réseaux sociaux. Le plan est assez bien structuré mais dommage que la problématique soit vraiment trop basique.