Les Turcs en Allemagne, 50 ans de «mariage en or» ?

crée par Clémentine Bernet

               Le thème du voyage invoque le mouvement, c’est l’effet de partir et de venir. Le sujet choisi devait donc être en rapport avec la mobilité. Nous nous sommes alors penchées sur l’immigration des Turcs en Allemagne. En effet, ayant déjà vaguement abordé ce point  l’année précédente en allemand, cela était une bonne occasion de l’approfondir d’avantage. De plus en 2011 , l’Allemagne fêtait les 50 ans de l’arrivée de turcs.

Depuis longtemps, la Turquie est considérée comme un pays d’immigration avant de devenir un pays d’émigration. Cet exode turc en Europe constitue la dernière vague de migration officielle des trente glorieuses. Aujourd’hui, près de 3 millions de personnes vivant en Allemagne ont des origines turques. Les Turcs représentent la première communauté étrangère du pays, avec officiellement 1,63 millions de ressortissants.

On peut se demander, si ce flux de personnes arrivant dans un nouveau pays et si installe, ne va-t-il pas poser problèmes et provoquer des tensions? De plus, ces désaccords peuvent être présentes sous différentes formes et avec chacun leur spécificités: des difficultés à s’intégrer culturellement, un ressentis de discrimination envers les plus faibles etc…

Malheureusement, l’Allemagne est encore victime de division ethnique, malgré la succession des mouvements politiques, depuis les années 70 et qui ont essayé d’arranger les choses.

Récemment, le gouvernement allemand a reconnu et tout particulièrement la chancelière Angela Merkel, qu’il y à une « discrimination à l’égard des Turcs.

De ce fait, nous nous sommes interrogées sur les turcs en Allemagne: une intégration possible ?

Pour nous aider à explorer ce sujet, nous nous sommes aidées de différentes ressources comme la chaine Arte, le périodique le monde diplomatique notamment avec les articles le droit du sang prime encore en Allemagne d’Albrecht Kieser et l’Allemagne et « ses » turcs de Michel Verrier, le courrier international, mais aussi de trois articles : l’intégration des immigrés d’origine turque en Allemagne, La communauté turque en Allemagne entre intégration et protection identitaire et Turc en Allemagne problèmes et perspectives, respectivement écrit par : Martina Sauer, Céline Moreau et Asiye Öztürk.

Nous débuterons par les causes historiques de l’arrivée de turcs en Allemagne, puis par les problèmes sociaux et culturels de ces immigrés. Et enfin, nous terminerons par le problème de la ségrégation et l’aspect politique de cette intégration avec différentes lois.

 

 

 

I. Les relations historiques germano-turques

 

                Les rapports germano-turcs ne sont pas aussi récents. Ils peuvent remonter à l’époque de l’expansionnisme d’Otto Von Bismarck (1815-1898) et du déclin progressif de l’Empire ottoman au cours du XVIII et XIX ème siècles.

De ce fait de ce double contexte, l’empereur Guillaume II (1859-1941) en profita, lors d’un de ses voyages,  pour sceller une entente amicale de différentes natures : commerciale, maritime, ainsi qu’à la poursuite de la construction du chemin de fer de Bagdad. Mais avant tout, construire une alliance lors de la première guerre mondiale, avec le sultan Abdülhamid II(1842-1918). Le règne de Guillaume II, fut marqué par un changement total de la politique traditionnelle prussienne, un militarisme et un autoritarisme exacerbés. Désirant donner à l’Allemagne une envergure internationale, il passa dans une politique expansionniste et colonialiste et s’employa à développer une marine de guerre.

Durant l’année 1878, le sultan ottomanAbdülhamid II, fit appel à l’Allemagne pour moderniser son armée, au travers de missions militaires, ainsi que, l’envoie des élites militaires allemandes dans les écoles, à la suite de sa défaite contre la Russie, ainsi que de l’application du traité de Berlin de 1878, qui provoqua l’abandon de la voie libérale et la diversité des opinions dans l’Empire ottoman. La voie autoritaire et homogénéisatrice suivie par Abdülhamid II à partir de 1878 survivra suite à la révolution de 1908.

De plus, elle finira par être suivie par les Jeune Turcs (parti politique nationaliste révolutionnaire et réformateur ottoman) de Mustafa Kemal Atatürk vinrent parfaire leurs formations en Allemagne. Grâce au baron Colmar Von der Goltz (1843-1916) qui fut envoyé en 1883 comme Commandant de la mission militaire allemande dans l’Empire ottoman.

               Il y à deux ans, les Allemands fêtèrent les 50 ans de l’accord conclu entre l’Allemagne de l’Ouest et la Turquie pour accueillir les Gastarbeiter (« travailleurs invités ») en Allemagne, par une ouverture temporaire des frontières.  Ceci c’est fait le 30 octobre 1961.

Cet arrangement était basé sur le recrutement de main d’œuvre essentiellement. En outre, la Turquie voyait en elle un excellent moyen de désengorger son propre marché du travail et un formidable moteur pour son économie. L’Allemagne, quant à elle, trouvait ainsi une réponse à son besoin de travailleurs, dans le secteur de l’industrie.

Cette immigration concernait les hommes célibataires et peu qualifié, sélectionnés par un bureau de recrutement allemand installé à Istanbul. Entre 1961 et 1973, date de la fin de l’accord. 2,65 millions de Turcs tentèrent leur chance, mais seulement, entre 650 000 et 850 000 de Turcs purent s’installer en Allemagne.

Ensuite, l’Allemagne fut touchée comme toute l’Europe, par la crise pétrolière de 1973, qui figea les échanges de toutes natures. Il en découle, que ceux qui on put rester, obtiennent le droit de faire venir sa famille et ainsi s’installer définitivement sur le sol Allemand.

Ceci à pour conséquence de multiplier les générations. Maintenant, se sont les enfants et les petits enfants qui y vivent et sont au centre de tous les débats.

De ce fait, de ces grands mouvements migratoires, l’Allemagne a découvert une autre religion, une autre culture et des groupements ethniques dans des quartiers populaires des grandes villes.

crée par Clémentine Bernet

II. Les problèmes sociaux et culturels

 

               Effectivement, l’Allemagne a recruté de nombreux turcs pour venir travailler. Certains sont présentés en Allemagne depuis de nombreuses années, mais se ne sont toujours pas des citoyens.

Les travailleurs de la première génération sont employés en général dans le domaine de l’industrie, car, cela ne requiert pas une grande qualification. En effet, ils sont peu formé c’est pourquoi ils restent dans le milieu rurale.

Les migrants de la deuxième génération ont eut une éducation assez compliquée, entre autre il n’y avait pas beaucoup de place dans les écoles. Hormis ce fait, les parents voulaient que leurs enfants aillent travailler le plus tôt possible, cela générait une source de revenu supplémentaire, «  ils ne sont que 7% à accéder à un cursus universitaire » d’après Asiye Öztürk.

Les turcs de la troisième génération, ont plus d’accès à la scolarité et aux formations professionnelles, les jeunes turcs s’adaptent aux systèmes scolaires et pousse de plus en plus leurs études. Comme il est dit dans le document les Turcs en Allemagne rappel de quelques clés : « Les adolescents turcs sont de plus en plus nombreux à suivre les formations et à profiter des débouchés qui leur sont offerts en Allemagne ». Le graphique si dessous inspiré d’un tableau de l’institut français des relations internationales présente le niveau d’étude des migrants turcs en Allemagne.

De plus, un autre problème se présente pour les turcs vivant en Allemagne: le chômage. En effet, les turcs de la première génération n’étais pas formé pour des emploies de grande qualifications, ils avaient un retard dans la formation et les emplois dans l’industrie n’étaient pas éternels. De plus, « Même si les jeune Turcs ont plus de connaissances que ceux de la première génération, plus de 50% n’ont bénéficié d’aucune formation professionnelle »d’après Asiye Öztürk. Ensuite, dans le document écrit par Mehmet Koksal il est dit que: «  le taux de chaumage et de 23% et de 28 % chez les jeunes turcs » d’après lui  «  Les jeunes turcs nés en Allemagne sont plus confrontés au chômage que ceux qui ont émigré vers l’Allemagne ». Ce fort taux de chômage est conséquent d’une dépendance à l’assistance sociale, mais il ne faut pas oublier quand 1990, d’après Albrecht Kieser les immigrés étaient «  exclus du système de santé et des prestations sociales de base ».

                La langue est aussi source de difficultés pour l’intégration des turcs, nombreux sont les turcs qui ne maîtrise pas la langue germanique. D’après l’article de Arte : rappel de quelques clés il est signifié que « plus de la moitié des turcs […] jugent très moyenne leur compétence linguistique, c’est-à-dire leur compréhension de l’allemand » en revanche, «  un quart […] déclarent par ailleurs ne plus comprendre le turc qu’approximativement ». Les migrants de la deuxième et troisième génération ont une meilleure connaissance de l’allemand, mais cela reste toujours un frein à l’emploi pour certains. Dans l’article le droit du sang prime encore en Allemagne d’Albrecht Kieser, il est annoncé que « les étrangers doivent suivre les cours de langue et d’intégration que la loi sur l’immigration a rendus obligatoire ». Dans l’article de Birger Menke, on retrouve le témoignage d’un enfant de travailleur immigrés qui nous explique que « pendant (sa) scolarité, (son) père n’a jamais assisté à une réunion de parents, (sa) mère y allait, mais elle ne parlait pas allemand ». Il est aussi dit qu’ «  une école élémentaire a ouvert ses portes […] elle est financée par une association turque, les enfants d’immigrés y apprennent l’allemand » d’après Der Spiegel. En revanche un turc explique lors de sont témoignage sur arte qu’il parle mieux l’allemand que sa langue natale lors de son retour en Turquie.

               Au niveau de la religion, les turcs sont en majorité musulmans. Néanmoins, il existe une grande diversité de traditions et de pratiques de la religion; le voile est l’un de ces grands symboles. En Allemagne, le nombre de mosquée a augmenté, ce qui laisse penser à une intégration religieuse assez réussite. Cependant, les turcs ont tendance à se regrouper entre eux de plus en plus. Ils ont souvent migrés en famille, ce qui les lient. En effet, d’après Asiye Özturk : «  les Turcs sont en mesure de gérer leur vie quotidienne entre turcs : du médecin au coiffeur ». Cela provoque un retrait de cette population, qui se rapproche par « des activités communes de temps libre, ou bien des expériences identiques de discrimination quotidienne » ils ont «  leurs propres activités sociales, religieuses et culturelles » d’après le document d’outre terre.

Malgré tout, les turcs souhaitent avoir d’avantage de contact avec la population allemande. Les médiats tel la télévision, sont de bon moyens de contribution à l’intégration.  Les plus jeunes, par exemple, regardent des émissions allemandes et peuvent donc en discuter avec d’autre germaniques. Cela les aides aussi pour développer leurs capacités linguistiques. Ils se sont battus contre la domination de la culture allemande.

Il ne faut pas omettre, la difficulté de l’intégration de cette population dans les domaines sociaux et culturels, toutefois, la politique et la législation sont parfois une entrave à celle-ci.

III. Aspect politique et législatif de cette intégration

 

                » L’Allemagne a accueilli des millions de personnes: certaines y vivent depuis trente ans, mais ne sont toujours pas ses citoyens « . Voilà, un constat qui a été fait dans l’article, Le droit du sang prime encore en Allemagne de Albrecht Kieser, tiré du Monde diplomatique de 2012, qui reste d’actualité malgré des efforts qui ont été entrepris au cours des années.

Tout d’abord, le droit à la nationalité allemande relève de plusieurs compétences, qui ne c’est pas fait sans douleurs:

Dans un premier temps, le droit à la nationalité de la République fédérale repose sur le principe de filiation, c’est-à dire, que toute personne ayant au moins un parent allemand se procure la nationalité allemande de droit (droit du sang). Ce droit est en vigueur depuis 1914 et à été amandé à plusieurs reprises.

De plus, les ressortissants turcs vivant en Allemagne relèvent eux de la loi sur les étrangers.   C’est ainsi que le 1er janvier 2000, un nouveau code de la nationalité est entré en vigueur.      Il consacre le droit de naissance en plus du droit du sang. De ce fait, tous les enfants nés sur le sol allemand de parents étrangers reçoivent automatiquement la nationalité allemande. Ainsi, les enfants de migrants nés en Allemagne sont capable d’accéder à la naturalisation, elle peut s’effectuer de droit ou sur appréciation au cas par cas. Ceci offre un exemple marquant pour l’intérêt public et peut laisser une lueur d’espoir aux futures générations.

                 Ensuite, les Allemands d’origine turque ont dû abandonner la nationalité turque. « L’objectif de la perte de ce lien avec la Turquie est la volonté de favoriser leur intégration » d’après l’article de Céline MOREAU dans l’Europe des libertés. Toutefois, acquérir la nationalité allemande est la seule possibilité de participer à la vie démocratique du pays d’accueil

C’est pourquoi, l’objectif politique en matière d’immigration n’était pas nécessairement de préserver l’existence d’un groupe distinct, homogène, sensible aux traditions et coutumes. Mais cette intégration est vue comme le but à atteindre pour les Turcs qui vivent en Allemagne, car, on leur demande de fournir un effort d’intégration. Donc on leur refuse la double nationalité.

De plus, les turques ont connu de graves problèmes de racismes, d’une part par leur arrivée dans le pays comme travailleurs et d’autre part par leur installation définitive en Allemagne. Les premières victimes de ce racisme ont été les femmes, car du fait quelles avaient tendances à rester à la maison pour s’occuper des enfants, elles ne pouvaient accéder à l’apprentissage de la langue, ou tout simplement à la culture allemande.

Mais le point noir du racisme reste les travailleurs qui subissent de nombreuses discriminations, comme l’accession aux hautes responsabilités.

Cependant, tout ceci n’empêche pas aux Turcs de se regrouper en associations, comme leur permet la Loi de 1964. Ce regroupe en comité a permis de préserver leur identité collective, mais aussi, de défendre leur intérêt.

crée par Clémentine Bernet

                 Pour conclure cette analyse, les turcs on été une demande et un besoin pour les Allemands, dans le but de reconstruire le pays économiquement à la suite des deux guerres mondiales. Mais, cette échange et cette installation définitive pour certain, ne sais pas déroulé dans les meilleurs conditions.

Il semble que même au bout d’un demi-siècle, les immigrés ne soient pas encore acceptés.

Tout d’abord, ils rencontrent des difficultés dans le domaine du travail, par un fort taux de chômage pour les jeunes turcs et peu de chance d’obtenir une promotion.

Ensuite, les problèmes ne se résument pas qu’aux travail, ils sont présents dans le domaine scolaire par une mauvaise connaissance de la langue qui handicap les enfants dans leur intégration au sein d’une classe, ou tout simplement leur progression dans le cursus scolaire. Ou bien dans le domaine culturel, marqué par une exclusion involontaire qui les obliges à se regrouper en associations et en collectivités.

De plus, cette intégration n’est pas facilitée par le pouvoir politique, en dépit de quelques efforts du côtés du droit à la nationalité pour les enfants d’immigrés.

Toutefois, d’après le document de Mehmet Koksal, le professeur Kolb ajoute «On dit souvent que l’intégration est un échec en Allemagne. En réalité, si on compare nos indicateurs au niveau international , on constat que l’intégration des étrangers en Allemagne est la moins mauvais ». On peut se demander, quand est-il de l’intégration des Turcs dans les autres pays de l’Europe.

BERNET Clémentine & SCHULTZ Lisa

 

Bibliographie:

Andre, Luc. Immigration turque: 50 ans qui ont changé l’Allemagne. Le Figaro.fr [en ligne], 30 octobre 2011 à 10:23. [consulté le 20 novembre 2012] Disponible sur: http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/30/01003-20111030ARTFIG00230-immigration-turque-50-ans-qui-ont-change-l-allemagne.php

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Disponible sur: http://archives.arte.tv/societe/tuerken/ftext/f_rubrik_chiffres.htm

ARTE, Situation juridique. [consulté le 14 novembre 2012]

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ARTE. Allemagne et ses turcs : la réalité de la discrimination [en ligne]. 23 juin 2010 [consulté le 2 Novembre 2012].Disponible sur http://www.dailymotion.com/video/xdsmfx_allemagne-et-ses-turcs-la-realite-d_news

Birger, Menke. Une école pour célébrer l’intégration réussie. Courrier international [en ligne], 1 avril 2011[consulté le 2 Novembre 2012]. Disponible sur : http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/01/une-e-cole-pour-ce-le-brer-l-inte-gration-re-ussie

Bogenc Demirel, Emine et Füsun Bilir, Ataseven . Intégration des immigrés turcs à travers les « médiateurs culturels ». In   Barthélémy, Fabrice. Synergies Turquie n°1-2008. Revue de Gerflint. Partie I, Pédagogie et didactique du Fle : Formations, outils, situations d’enseignement et applications, p.15-24.

Kieser, Albrecht. Le droit du sang prime encore en Allemagne. Le monde diplomatique, juin 2006

Koksal, Mehmet. L’intégration des Turcs, quelques perspectives. Minorités [en ligne], dimanche 6 décembre 2009. [consulté le 2 décembre2012]. Disponible sur : http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/590-l-integration-des-turcs-quelques-perspectives.html

-Moreau, Céline. La communauté turque en Allemagne, entre intégration et protection identitaire. In  Benoit-rhomer, Florance. L’Europe des Libertés [en ligne]. Dilbad Gasimov, 18 janvier 2007,[19 janvier 2013]. Disponible sur : http://leuropedeslibertes.u-strasbg.fr/article.php?id_article=382&id_rubrique=72

-Öztürk, Asiye. Turc en Allemagne. Problèmes et perspectives. Outre-terre [en ligne], avril 2006, numéro 17 [19 janvier 2013]. Disponible sur: http://www.cairn.info/resultats_recherche.php?searchTerm=turc+en+allemagne+probleme+et+perspective

-Sauer, Martina. L’intégration des immigrés d’origine turque en Allemagne [en ligne].Ifri, novembre 2010, [19 janvier 2013]. Disponible sur : http://fr.scribd.com/doc/44470194/L-integration-des-immigres-d-origine-turque-en-Allemagne

Verrier, Michel. L’Allemagne et « ses » turcs. Le monde diplomatique, septembre 2008

Vidal, Dominique, Badie, Bertrand. La cassure. La découverte, 2012. 253p.

Zaman. Le débat sur l’intégration en Allemagne rebondit à Ankara. Courrier international [en ligne], 20 octobre 2010 [consulté le 2 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.courrierinternational.com/breve/2010/10/20/le-debat-sur-l-integration-en-allemagne-rebondit-a-ankara

 

 

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Le voyage, thème récurent de la bande dessinée

      Aujourd’hui, le voyage est un élément majeur de notre société depuis la moitié du XXème siècle. Il est source d’inspiration pour de nombreux art, dont le neuvième art. En effet, la bande dessinée est considérée comme un art. De plus en plus de bandes dessinées naissent chaque année : en 2012, 5562 livres de bande dessinée ont été publiés, dont plus de 4000 nouveautés. (Chiffres de Gilles Ratier, secrétaire général de l’ACBD :

     Nombreux sont les dessinateurs, auteurs, coloristes… qui interprètent le voyage dans leurs créations. Les plus connus sont Hergé avec les aventures de Tintin, Edgar P. Jacobs avec Blake et Mortimer. Nous allons donc nous intéresser à ce thème récurent dans la bande dessinée: Comment la thématique du voyage dans la bande dessinée est-elle abordée ? Pour y répondre, nous avons traité dix documents : L’histoire du neuvième art par l’académie de Lille, un article Le BD reportage et ses maîtres par JM. Boissier et H. Lavergne, une interview d’Emmanuel Le page par M. Chinal, des articles Exotisme et dépaysement, le voyage comme trame narrative, Le feuilleton du déplacement de C. Filliot, des articles Le « tour » dessiné, un voyage circulaire, Transport moderne et espace urbain de L. Gerbier, un article Voyage et BD de Jean, un bédéphile et un article « pendant ce temps, au XXXIème siècle » : le voyage dans le temps dans les littératures dessinées de H. Morgan. Dans un premier temps, nous allons verrons l’histoire de la BD depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui, ainsi que l’arrivée du BD reportage, puis dans un deuxième temps, nous parlerons d’un voyage dans l’espace géographique et enfin un voyage dans le temps passé et futur.

La bande dessinée : l’origine et le reportage 

Quelle est l’origine de son art ? 

     L’origine de la BD remonte dans les années 1820, plus précisément en 1827 lorsque Töpffer, dessinateur suisse à décidé de dessiner une aventure en y ajoutant des légendes en dessous, qui seront publié a la suite. Les gens aimaient ce genre d’histoire. Cet art, mélange de littérature et de graphisme, à partir des années 1890, fut publié dans les journaux et magasines satiriques de l’époque. Aux États-Unis, les comics s’adressaient surtout à un public adulte, alors qu’en Europe, les dessinateurs sollicitent un public enfantin. Au États-Unis, on voit naître la célèbre souris de Walt Disney : Mickey Mouse. C’est en 1928 qu’on le voit pour la première fois à l’écran, puis en 1930, il devient un personnage de BD. C’est en 1934 qu’il apparaît dans son propre journal en France.

     En France, c’est Bécassine qui naît en 1905 dans la revue enfantine pour fille « La semaine de Suzette ». La naissance de Bécassine est aussi celle de la bande dessinée moderne, la transition entre les histoires illustrées et la vraie bande dessinée. Son style de dessin, au trait rond, vif et moderne, inspirera 25 ans plus tard les aventures de Tintin.

En 1929, on va apparaître, sous le crayon d’HERGE, du personnage de Tintin dans le « Petit Vingtième », supplément hebdomadaire du quotidien belge « Le Vingtième siècle ». Puis en 1930, c’est le premier album de Tintin : « Tintin au pays des soviets », vingt-trois autres albums suivront.

C’est à partir de là que l’on peut considérer qu’est né le BD de reportage.

Qu’est ce que le BD de reportage ?

Pour définir le BD de reportage, on peut déjà citer trois sources d’inspirations : le dessin de presse, l’illustration de presse et la bande dessinée.Tout d’abord, le genre BD de reportage ne suit pas du tout les codes journalistiques : Il se place en plein cœur de l’histoire et se permet d’exprimer une part de subjectivité. Comme le dit Art Spielgelman dans le Columbia Journalism Review:

« La prétendue objectivité de l’appareil photo est une convention et un mensonge au même titre qu’écrire à la troisième personne au lieu de la première. Faire du BD journalisme, c’est manifester ses partis pris et un sentiment d’urgence qui font accéder le lecteur à un autre niveau d’information. »

Phénomène assez flagrant dans les bandes dessinées consultées, le reporter est présent en permanence tout au long du déroulement du récit. Il est le point depuis lequel s’organise le récit. Il est le filtre. Une évidence s’impose alors aux lecteurs : il n’est pas neutre. Nous pouvons au contraire le voir à l’œuvre organiser le récit.De plus, le BD reportage permet d’écrire plus qu’un simple article : c’est le dessin qui le permet. Comme le disait Joe Sacco dans une interview :

« Un journaliste va écrire dans un article : Les rues de Gaza sont très boueuses. Mais combien de fois peut-il l’écrire ? Alors que moi, je peux les montrer en permanence à l’arrière-plan, et elles collent à l’esprit du lecteur comme elles ont collé à mes chaussures. » 

Lmeilleur modèle de BD reportage est la BD de Maus (Spielgelman). Dans sa BD, Spielgelman raconte les déportations de souris par les chats à Auschwitz. C’est en faite une manière de raconter les déportements nazis.

 C’est ainsi que l’on peut considérer la bande dessinée comme un art et dont la thématique du voyage inspire les auteurs pour leurs BD de reportages. Ces voyages se caractérisent par un déplacement dans l’espace.

Le voyage dans l’espace géographique

     Le voyage est un ensemble de rapports entre les hommes de différentes provenances, d’origine de révolutions et de colonisations de différents territoires. Le transport qui est le moyen de se déplacer représente un véritable enjeu du voyage, il est donc exploité dans les bandes dessinées aux lecteurs les différentes manières de voyager. D’abord , La bande dessinée met en place des dispositifs visuels et narratifs pour démontrer les formes de déplacements possibles ( fusée, bateau, cheval, aviation… ) dans le but de captiver le lecteur sur la représentation des moyens de locomotions utilisés afin d’intégrer l’expérience moderne de l’espace. Cependant, Töpffer dénonce à partir de 1835 la rapide évolution des moyens de transport à travers la bande dessinée : il intègre dans ses aventure au fur et à mesure les moyens de locomotions qui sont toujours plus modernes (d’abord à pied, puis à cheval et en calèche , en bateau , en train…).

Les aventures de Tintin et de Spirou sont des icônes de la bande dessinée du voyage et du reportage puisqu’ils sont amenés à explorer la surface de la planète en proposant toujours plus de nouvelles images du mouvement, du déplacement et du voyage . Par exemple lorsque Hergé écrit Objectif lune en 1950, la conquête de l’espace fascinait déjà puisque 20 ans plus tard , Neil Armstrong a pu réaliser ce voyage.

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     La bande dessinée sert aussi à montrer et à critiquer l’accélération du voyage ainsi que la division de l’espace. Par exemple R. Töpffer, entre 1827 et 1844, constituent des histoires dessinées pour critiquer le progrès et la vitesse mécanique de l’âge moderne dans un discourt narratif et visuel. Également, il a développer avec ironie un langage visuel destiné à caricaturer les mouvements du monde moderne et de son progrès. Ce langage visuel permet d’exprimer des mouvements ou des déplacements et même à découvrir les différentes manières d’occuper l’espace. Cependant, il dénonce, à partir de 1835, la rapide évolution des moyens de transport à travers la bande dessinée : il intègre dans ses aventure au fur et à mesure les moyens de locomotions qui sont toujours plus modernes (d’abord à pied, puis à cheval et en calèche , en bateau , en train…). Les aventures de Tintin, publiées dans le « petit vingtième », qui se déroule au pays des soviets en 1930, puis au Congo en 1931 et en Amérique en 1932 , se situent géographiquement dans des continents différents pour faire voyager le lecteur dans plusieurs types de paysages, également pour découvrir des cultures et une gastronomie méconnue . De plus , ses aventures permettent de vivre des situations qui ne sont pas quotidiennes et de montrer le transport qui varie en fonction de la destination : l’auteur veut incarner « la fascination » du véhicule.
Ainsi, le déplacement reste récurrent dans la bande dessinée : il est caractériser par l’évolution du progrès . Par ailleurs ce progrès s’inscrit dans une dimension temporelle chargée d’histoire.

Le voyage dans le temps et l’histoire

     Le temps est un facteur essentiel de la bande dessinée car elle permet au lecteur de se situer dans un contexte temporelle ou historique selon l’époque. Dans les bandes dessinées , on observe des voyages aussi bien dans le passé comme dans le futur. Pour le futur, l’imaginaire du voyage s’effectue généralement grâce à des gaz, un sommeil profond…
     Le voyage est une aventure, qui à travers une bande dessinée du futur, est principalement illustré avec un environnement automatisé et mécanisé. De plus la rationalisation est supprimée pour le plaisir des lecteurs pour que ces derniers rentrent dans l’histoire et dans le contexte afin de juger l’image de la société. Il existe aussi la machine à voyager dans le temps qui évolue au fur et à mesure de l’époque grâce à la théorie scientifique en impliquant la quatrième dimension (temps) : cette dernière permet de se déplacer dans le temps comme dans l’espace. En effet, le temps est un facteur multiple qui inspire les auteurs des bandes dessinées car il peut-être utilisé comme un voyage, qui lui-même est utilisé pour imaginer des objets et des histoires. La relativité des durées et des distances sont une évidence donnée dans une bande dessinées, le temps est conventionnel, la durée et les distances sont déformés et mélangés , ces données sont modifiées constamment par des blancs inter-iconiques (mélange de tous les éléments possibles entre deux cases). Ses données permettent à la bande dessinée de mettre en place des procédés burlesques pour voyager dans le temps.
     Il apparaît aussi le principe du voyage à vitesse relativiste qui inspira des auteurs pour créer des histoires ou par exemple un astronaute effectuera un voyage spatial de quelques mois pour retourner sur terre ou il c’est passé plusieurs siècles (théorie de physique d’Einstein).
En bref , c’est la théorie d’Einstein sur la loi de la relativité générale ( gravitation ) qui en 1915 qui inspira de nombreux auteurs. Cet loi permet en effet, dans certaines configurations de faire un voyage temporel qui ramène le sujet dans son propre passé. 
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     Finalement, dans cette étude, nous avons pu découvrir l’origine de la bande dessinée, un art à part entière, ainsi le BD reportage, qui s’inspire de voyage et de journalisme. Elle nous as aussi permis de voir deux formes de voyages présentent dans beaucoup de bande dessinée : le spatio-temporelle. Ce sont ses éléments qui rythment le récit et accrochent le lecteurs. Dans un siècle passionné par la géographie, le voyage est un motif qui permet donc aux bandes dessinées de s’inscrire de manière efficace dans le paysage culturel et social.

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Maud Chabod et Alexandre Chapoutot

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Bibliographie

  • Morgan, Harry.« pendant ce temps, au XXXIème siècle » : le voyage dans le temps dans les littératures dessinées. Neuvième art [en ligne], août 2012 [consulté le 5 janvier 2013]. Disponible sur: http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article435

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« Les marches » du sel

Il y a de cela presque un siècle aujourd’hui, que le Mahatma Gandhi a entamé la « marche du sel », la première doctrine concrète de la non-violence. Cependant, toutes « les marches »  n’ont pas les mêmes formes. Elles se présentent parfois sous forme de manifestation et souvent menées dans des buts bien distincts comportant des effets politiques et spirituels, comme dans le cas de Gandhi. Beaucoup d’intellectuels ce sont penchés sur le sujet des marches du sel comme Etienne Godinot, journaliste, Bernard Droz, historien, les revues de Web YOUPIL, mais aussi des noms biens connus tel que Raoni Matuktire ou Nehru Jawaharlal qui l’ont soutenu dans son combat et qui ont eux aussi participé à des marches. En quoi l’œuvre de Gandhi « la marche du sel », a-t-il apporté des effets politiques et spirituels jusqu’à nos jours ?

Dans un premier temps, nous présenterons les fondements, c’est-à-dire les éléments précurseurs de l’œuvre de Gandhi. Dans un deuxième temps, nous aborderons les effets politiques que cela induit, puis les effets spirituels et sociaux.

 

Les fondements de l’histoire de Gandhi

Marche du sel

En 1869 Mohandas Karamchand Gandhi naquit à Porbandardans dans le Gujarat en Inde. En 1888 Gandhi part pour l’Angleterre pour étudier le droit. En 1891, il retourne à Bombay quand il apprend que le peuple anglais a colonisé son pays mais aussi pour installer un cabinet d’avocats. En 1894 Gandhi fait une campagne pour le droit de vote des indiens. Puis il crée le « Volunteer Ambulance Corps » (Volontaire pour soigner les blessés, service d’ambulance). En 1903, il lance un journal nommé « Indian Opinion », Mais en 1906 Première Satyagraha «  étreinte de la vérité » (Satya = vérité, ãgraha = saisie) contre la discrimination envers les indiens ce qui le mena en prison en 1908 où il fait 8 mois d’emprisonnement. Pour finir Gandhi décide de s’installer définitivement en Inde en 1915. Les anglais font un massacre d’Amritsar (C’est un jardin au cœur de cette ville qui en 1919 était entouré de murs de brique pour ne pas que les indiens sortent de la ville, ce jour-là en 1919 les soldats britanniques ouvrirent le feu sur un rassemblement politique pacifique, tuant plusieurs centaines d’indiens), Gandhi réagit, il devient alors le président de « All-India Home Rule League (AIHRL)  » ( C’est l’autonomie, dans des enjeux locaux, par une ville, ou un comté, qui fait partie d’un gouvernement national). Mais  Gandhi eu une condamnation de 6 ans de prison. Pour riposter Gandhi utilisa son arme favorite, la « Non-violence », en utilisant « la marche du sel ». Gandhi fit cette marche de 380 kilomètre pour aller prendre une poignée de sel et montrer à l’Angleterre que l’Inde appartient au peuple indien. Le peuple de l’Inde veut récupérer leurs marchés du textile et suprimer la taxe sur le sel que les anglais soumettent. Leur terre n’était pas à vendre et Gandhi montre que le peuple indien peut s’en sortir seul.

 

Un combat politique

 

Les pratiques de Gandhi sur la non-violence ont attiré l’attention de Nehru, (politicien faisant parti du Congrès avant de devenir 1er ministre de l’Inde) qui le rejoint dans sa lutte politique. Lors de la marche du sel du 12 Mars, après 25 jours de marche et de rassemblement la marche du sel nous fait comprendre quels sont les enjeux à la fois spirituels et politiques de la non-violence qui inspira toute la vie de Gandhi. La non-violence, enracinée dans les traditions spirituelles de l’Inde et dans celles d’autres peuples, nous apparaît alors, non plus comme une utopie, mais comme une voie de sagesse et une méthode d’action politique qui pourrait permettre aux hommes de relever les défis de notre temps comme le précise Etienne GODINOT (membre du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)). Gandhi est donc à l’origine d’une révolte sous 3 mouvements ; Un boycott des produits britanniques, le refus de l’impôt, des marches de protestations avec grèves de la faim. Mais Gandhi fût l’inspiration de plusieurs hommes qui ont, eux aussi, marqué toute une génération.

En effet, face au soulèvement populaire qu’engendre le combat d’Anna Hazare, le gouvernement accepte la création d’une nouvelle loi, la Jan Lokpal Bill, afin de mieux protéger les citoyens contre la corruption. Par exemple, pour contester le monopole britannique du sel ou des usines de textile. Anna Hazare fût nommé comme étant le « New Gandhi », comme l’est Raoni aujourd’hui.

Raoni est un chef charismatique qui poursuit depuis des décennies une croisade pour tenter de sauver la forêt amazonienne. Il va à la rencontre de chaque chef d’état pour les convaincre de plaider en faveur de son peuple avec des arguments universels. Accueilli comme un symbole, c’est tout un peuple qui compte sur ses agissements et à ses capacités à persuader des hommes de haut rang.

 

Des effets spirituels et sociaux sur la société Indienne

 

Grâce à sa non-violence et ses «  marches du sel », Gandhi a pût soulever une nation entière privée de ses pensées, asservie par un régime colonial. Il réunit deux peuples (hindous et musulmans) en utilisant sa force spirituelle pour tenir un jeûne de 21 jours. Quelques années plus tard, en 1978, les occidentaux veulent faire un film sur un grand chef du peuple des Kayapos, nommé Raoni Metuktire, qui vit dans une réserve protégée au Brésil. C’est une figure emblématique de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne et de la culture indigène. Alors, en 1989, Raoni ayant rencontré Sting, chanteur anglais connu qui s’intéressait à la lutte de Raoni, ils firent une campagne internationale dans 17 pays pour sensibiliser le monde et leur faire comprendre l’importance de la nature sur la Terre. Il gagna son combat de non-violence, et en prenant exemple sur Gandhi, il devint l’ambassadeur international de la lutte pour la préservation de la forêt et des peuples amazoniens.

Il y a très peu de temps en 2011 un homme de 74 ans, Manmohan Singh qu’on appela lui aussi « Nouveau Gandhi », fit une grève de la faim pendant 100 heures pour dénoncer au peuple indien la corruption qui envahit l’Inde, il fit le même acte que Gandhi. On peut voir aussi que dans chaque pays du monde les gens protestent pour montrer que le peuple est là et qu’il n’est pas d’accord sur les décisions prises par leur gouvernement. La marche du sel qui nous montre l’enjeu spirituel de la non-violence inspira donc la vie de Manmohan Singh. La non-violence devint une tradition spirituelle de l’Inde et d’autres peuples. Cela semble utopique et résonne comme la voie de sagesse qui pourrait éviter les bravades de notre temps.

 

                Bien que quelques hommes furent honoré du titre de New Gandhi par leurs actions, nous constatons que le message prédominant des marches est de faire comprendre une/des contradiction(s) d’un peuple sans utiliser la violence. D’un point de vue politique, il est clair que les chefs d’états ne peuvent décider sans l’avis de leur peuple, car sans ça, il ne peut y avoir de cohésion sociale et cela compromet le « bon vivre » de toute une population. Aujourd’hui les marches ou protestations, sont des moyens universels pour faire passer un message, mais malheureusement souvent subjectifs puisqu’ils ont pour objectif de dénoncer.

                Par le passé, les marches du sel ont donc aidé à l’expression et au soulèvement de peuples. Aujourd’hui encore, les marches dénoncent des faits, mais quand sera-t-il de demain ? Les marches auront-elle toujours autant d’influence face à un monde plus moderne ?

 LEININGER Sandy, CAMOZZI Kevin.

Bibliographie

 

 

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