Partir étudier à l’étranger

Photo par Willamor Media sur Flickr

De nos jours, les études à l’étranger font partie des nombreux flux migratoires et sont assez importantes. En effet, les études supérieures sont de plus en plus nécessaires, et pas suffisamment accessibles dans tous les pays ; globalement dans les pays africains, des milliers d’étudiants n’ont pas possibilité de continuer des études supérieures. On peut donc se poser la question suivante : Partir étudier en France, pour un Africain : une opportunité accessible à tous ? Dans une première partie, nous verrons les difficultés des étudiants africains sur leur terre et les facteurs d’attrait français, puis dans une seconde nous verrons les relations France-Afrique, et enfin dans une dernière les difficultés d’accès aux études en France. Pour ce faire, nous nous appuierons sur de nombreux documents, comme une enquête menée par l’Observatoire National de la Vie Etudiante (écrite par Ridha ENNAFAA et  Saeed PAIVANDI), ou encore d’un mémoire écrit par Aline MANDRILLY et bien d’autres.

Les difficultés en terre africaine et les facteurs d’attrait français :

C’est à travers un exemple représentatif des conditions d’études en Afrique que l’on comprend les difficultés rencontrées dans leur pays par les étudiants africains. En effet, comme en témoigne l’étudiant de Dakar Alou DIAWARA dans france24, même en étudiant dans l’une des meilleures universités d’Afrique, il explique les conditions difficiles et surtout les problèmes d’hébergement et de nourriture qu’il rencontre.

D’autres grandes difficultés viennent s’ajouter à celle-ci, notamment celle du sureffectif, en effet il arrive souvent qu’une université accueille plus du double d’étudiants que le nombre pour laquelle elle a été conçue. De plus, l’encadrement est insuffisant et le matériel pédagogique pratiquement inexistant, car l’argent manque pour alimenter les bibliothèques universitaires, et le prix des livres est trop important pour que les étudiants les achètent eux-mêmes. C’est donc le manque de moyens, principalement financiers, qui explique les mauvaises conditions d’études en Afrique et l’envie des étudiants de partir étudier où les conditions sont meilleures.

 Les Africains sont attirés par la France de par de nombreuses formations de qualité à prix modéré et réparties sur tout le territoire, qui leur permette de compléter leur études entreprises dans leur pays, mais également par la qualité de la vie, ainsi que le rayonnement culturel de ce territoire. L’enquête d’OVE Info permet d’ajouter d’autres facteurs attraits français qui sont l’apprentissage de la langue française, un intérêt culturel, c’est-à-dire développer ses connaissances sur le pays, mais aussi pour la valeur des diplômes français. Sur l’aspect financier, la France a l’un des plus faibles coups d’inscription à une université d’Europe.

Relation France-Afrique.

La relation entre la France et l’Afrique, surtout avec ses anciennes colonies, est marquée par trois grandes phases d’immigration des étudiants africains en France :

Tout d’abord de 1971 à 1984, lorsque les anciennes colonies françaises deviennent indépendantes, la France  ouvre ses frontières aux élites africaines, les étudiants originaires des anciennes colonies arrivent en masse. La France maintient ainsi son influence culturelle sur les étudiants des pays émergents et elle montre aussi aux autres pays les valeurs de sa générosité et de se fraternité pour les peuples qu’elle prétendait défendre.    Ensuite de 1985 à 1987, l’essor des migrations intra-européennes fait régresser l’immigration étudiante africaine. Enfin depuis 1987, l’immigration africaine s’est stabilisée, et contrairement aux années précédant 1980 où seule l’élite intellectuelle des pays migrait pour effectuer ses études en France, les étudiants sont maintenant d’origines sociales très diverses ; on assiste donc à un accès aux études en France moins sélectif quant à l’origine sociale de l’étudiant.

Aujourd’hui les étudiants africains sont très majoritaires ; en effet jusqu’en 2003-2004, plus de la moitié des étudiants étrangers inscrits dans les universités françaises sont originaires des pays francophones d’Afrique, et principalement du Maroc et de l’Algérie (un étudiant sur quatre est Marocain ou Algérien). Le nombre d’étudiants africains a augmenté de 73% entre 1998 et 2003.  Jusqu’en 2004, les étudiants africains étaient majoritaires parmi les étudiants étrangers en France ; cela s’explique par les liens historiques, la langue, l’existence en France d’une communauté en provenance de l’Afrique, et par les bourses. Mais cette croissance s’est réduite de deux tiers en 2004. C’est désormais les étudiants d’Asie qui sont les plus nombreux à venir en France. La croissance des étudiants africains diminue, la sélection est de plus en plus importante à travers le talent et les compétences.

Pour venir en France, les étudiants africains passent par le biais de programmes d’échanges entre les deux pays, comme Erasmus, Leonardo, Erasmus Mondus, CampusFrance etc. De plus, les bourses qui permettent très souvent aux étudiants africains de venir étudier en France proviennent principalement de l’Afrique, ou de la France, ou des deux pays ; très peu sont données directement par les universités ou les fondations privées. Les principales bourses sont les bourses des ambassades de France à l’étranger, les bourses d’études supérieures de la fondation Bouyguesles bourses d’études en théologie, les programmes de bourses cofinancées Quai d’Orsay/ Entreprises, les bourses du CNRS (Centre national de la Recherche Scientifique), les bourses de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et enfin les bourses d’excellence Eiffel ;  mais toutes ces bourses sont accessibles à certaines conditions.

Les difficultés d’accès aux études en France.

L’étudiant africain ne peut pas aller en France du jour au lendemain ; il va devoir faire face à un parcours administratif long et compliqué. En effet comme l’explique parfaitement Aline MANDRILLY dans Les Etudiants Africains en France : « Avant même de déposer un dossier de candidature pour l’inscription dans une université française il est imposé aux étudiants étrangers venant d’un pays non francophone, ou n’ayant pas étudié dans un lycée français, de passer (et de réussir) un test linguistique de connaissance de la langue française, et parfois même un test académique d’évaluation des connaissances, malgré la présentation d’un diplôme. Si ces deux tests sont passés avec succès, l’étudiant peut monter son dossier de candidature et l’envoyer, le plus souvent par le biais d’un organisme habilité, aux différentes universités demandées, qui sélectionnent ensuite les dossiers. Depuis la Loi CESEDA, les critères sont plus difficiles à réunir (moyenne plus élevée au baccalauréat, conditions de ressources, projet professionnel…) et les quotas d’étudiants étrangers ne sont plus les mêmes en fonction des filières. Ils auront plus de chance de s’inscrire dans une filière peu demandée par les étudiants français (Lettres, Arts…), alors qu’en Sciences ou en Economie, les places sont de plus en plus verrouillées».

Quand l’étudiant a été accepté, il doit obtenir un visa long séjour avec mention étudiant. Pour obtenir celui-ci, il faut encore fournir de nombreux documents : un passeport valide que l’étudiant va devoir payer ; une garantie de domicile, qu’il ne peut fournir que s’il connaît déjà quelqu’un sur place qui peut le loger ; la pré-inscription à l’université, qui peut être délicate lorsque la filière offre peu de places ; et une attestation bancaire qui prouve que l’étudiant disposera de minimum 430 € par mois durant son séjour en France. Si l’étudiant réussit à réunir tous ces papiers administratifs, il faut encore qu’il puisse assurer le paiement de son visa.

Parmi ces nombreuses étapes, deux sont difficiles à franchir. La première est celle de l’ouverture d’un compte en banque. En effet, l’étudiant peut être confronté à une discrimination indirecte c’est-à-dire que la banque refuse l’ouverture d’un compte en banque sous prétexte que l’étudiant n’a pas assez d’argent pour le remplir ; ou encore une mauvaise volonté des banques qui ne veulent ouvrir un compte que sur présentation d’une carte de séjour, alors que cette carte n’est délivrée que sur présentation d’un relevé d’identité bancaire. De plus, l’étudiant ne connaissant pas beaucoup le système législatif français, ou ne maîtrisant encore parfaitement la langue française, ne comprend pas correctement le premier entretien avec le banquier. Enfin l’obtention des moyens de paiement est généralement longue et cela empêche les étudiants étrangers de payer leur inscription à l’université ou la caution pour leur logement. La deuxième étape difficile est l’inscription universitaire. En effet les termes utilisés dans ces dossiers sont parfois déjà bien difficiles à comprendre pour un Français, et représentent alors un réel obstacle pour un étudiant étranger. Les dossiers ne sont pas adaptés à l’origine étrangère des étudiants. De plus, les étudiants étrangers sont reçus comme des étudiants français, il n’y a pas d’accueil spécifique. En matière de santé, les étudiants de nationalité étrangère bénéficient de la sécurité sociale étudiante, mais ils ne sont pas informés de certaines modalités qui leurs permettraient par exemple de ne pas payer la sécurité sociale (cotisation salariales), ou encore des conditions et démarches nécessaires pour l’accès à une mutuelle gratuite (CMU).

Une fois en France, après ce parcours administratif long et difficile, l’étudiant africain a encore un souci, celui de la carte de séjour. Elle n’est valable qu’un an et doit obligatoirement être renouvelée avant sa date d’expiration. Son renouvellement dépend de la progression dans les études de la part de l’étudiant africain, c’est-à-dire que de façon générale il ne doit pas redoubler une année. Des justificatifs sont demandés à l’occasion de chaque renouvellement (relevé de notes des derniers examens passés). Le renouvellement de la bourse dépend des mêmes critères pour les étudiants étrangers. Si ces critères ne sont pas respectés, la reconduite à la frontière est généralement la seule issue. De plus, la France a des faiblesses structurelles, les étudiants africains rencontrent des difficultés pour s’insérer et se loger et peuvent parfois être déçus par le peu de débouchés professionnels à la fin de leur formation en France. Comme le montre Adrien DE CALAN dans Slate Afrique, seulement 64 % des étudiants originaires d’Afrique interrogés trouvent que leur séjour en France a favorisé leur insertion professionnelle. L’aspect financier rend difficile la vie en France. En effet les étudiants africains sont obligés de travailler pour vivre. C’est donc de part un parcours long et compliqué , mais surtout avec beaucoup d’envie et de motivation que l’étudiant africain pourra aboutir à son « rêve ».

 

 

 

Pour conclure, l’accès aux études en France pour tous les Africains est possible mais à certaines conditions. De nombreux facteurs motivent les étudiants africains à quitter leur pays et choisir la France ; en effet, les mauvaises conditions d’études les poussent à venir étudier sur le territoire français qui est une bonne terre d’accueil, avec de nombreuses formations de qualité. De plus, la relation France-Afrique favorise leur venue de par les aides financières et les programmes d’échanges. Toutefois, il existe des facteurs restrictifs comme la difficulté de constituer le dossier de candidature, d’obtenir des bourses, de s’insérer, et des moyens financiers trop faibles.

« Si tu n’as pas voyagé, étudie » Proverbe camerounais ; Le Cameroun en proverbe, 1909.

CABERLON  Alexandre

POLYDAMAS Andy

Bibliographie :

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Le tourisme durable peut-il apporter une alternative au tourisme traditionnel ?

Nous commencerons par vous souhaiter une bonne lecture de notre article en espérant que notre sujet ai retenu votre attention…

« Développement durable du tourisme, tourisme durable ou tourisme responsable : trois expressions pour qualifier une même dynamique »(developpement-durable.gouv).
Le tourisme durable c’est avant tout un type de voyage qui s’adresse aux personnes qui désirent participer à la préservation des lieux qu’ils vont fréquenter.
S’intéresser à ce sujet c’est aussi un moyen de prendre conscience des problèmes de durabilité que l’on retrouve partout dans le monde.
Selon une enquête GMV de 2010, 88% des voyageurs français se disent prêts à agir en faveur de l’environnement mais seulement 56% d’entre eux sont prêts à payer plus cher pour une destination écologique.
Nous nous sommes donc demandé si le tourisme durable pouvait apporter une alternative au tourisme traditionnel ?
Pour développer d’avantage notre sujet, nous nous sommes appuyés sur essentiellement le site internet du ministère de l’écologie. D’autres sites comme celui de la WWF et le site sur la mobilité durable nous servent de support. Nous disposons également d’un livre sur le tourisme solidaire.
Dans un premier temps nous vous indiquerons comment voyager responsable, puis nous développerons l’aspect de préservation des lieux touristiques. Enfin nous aborderons quels sont les débouchées de ce mode de tourisme.

Comment voyager responsable ?

Le tourisme durable est une démarche personnelle, il n’y a pas de protocole obligatoire c’est une initiative que chacun est libre d’adopter.
Pour voyager dans le cadre du tourisme durable il a 4 étapes que l’on peut s’approprier. Le site du ministère du développement durable nous donne ses astuces.

_ La destination : En France ou à l’étranger ? Le voyage responsable peut s’appliquer partout. Cependant d’un point de vue écologique et économique les destinations qui nécessite un voyage en avion sont moins viables.

_ Le transport : Une fois arrivé sur le lieu de visite, il est préférable d’utiliser des transports écologiques par exemple : le vélo, les transports en commun, la marche à pied, le cheval, le pédalo…

_ L’hébergement : Chez l’habitant ou a l’hôtel ? Les deux sont envisageables. L’hôtel favorise le développement économique du pays.
Chez l’habitant vous pouvez laisser une trace positive de votre passage en offrant un présent a votre hôte.
Dans tous les cas il est important de limiter votre consommation d’eau et d’électricité.

_ Sur place,  je respecte :
La culture des populations locales : Le code vestimentaire est une règle propre à chaque pays.
Les clichés intempestifs peuvent être gênants, une autorisation est nécessaire lorsque l’on veut prendre une personne en photo.
Les visites de monuments ou musées sont dotés d’un règlement qu’il est préférable de suivre à la lettre.
On peux faire preuve de partage en cédant son matériel après son voyage. Par exemple si on ne se sert plus de sa lampe ou de sa gourde on peux en faire dont aux populations locales.

Pour en savoir plus consulté le site du Green passeport : www.unep.org

L’article du magasine en ligne tourmag.com nous cite un des partenaires du tourisme durable. L’association voyageurs du monde est particulièrement sensible au respect des populations dans leur environnement. Le PDG de cette association Jean-François Rial fait des dons aux ONG de solidarité.
La WWF est également partenaire du tourisme durable, elle organise des voyages dépaysant mais non loin de la France. Plus d’informations sur : www.gites-panda.fr

« Seule reste l’empreinte de nos pas » nous énonce Michèle Sani, c’est le fondement du tourisme responsable.

Préservation des lieux touristiques

Dès les années 1970, la dimension environnementale est apparue comme fondamentale pour l’Homme dans le domaine du tourisme. Cependant, ce n’est que très récemment qu’une définition de cette forme de tourisme put enfin se trouver :

L’écotourisme est une forme de tourisme visant à maintenir les bénéfices socio-économiques que tirent les acteurs du territoire, tout en prenant en compte les milieux naturels et en les respectant le plus possible. La notion d’écotourisme cherche aussi à allier le tourisme avec le bien-être des populations locales. Cette méthode passe avant tout par une combinaison d’éducation et de sensibilisation.

L’écotourisme, notion défini ci-dessus apparu il y a une trentaine d’année, mais ce type de tourisme fut souvent laisser de côté. En effet, par le passé, nombreux furent les gens à considérer cette méthode comme utopique ou trop idéaliste. Cependant, cette idéologie trouva une autre utilité. Beaucoup d’organismes touristiques s’en servaient comme publicité pour attirer le maximum de clients.

En 2002, l’écotourisme devient réalisable et une notion de premier plan pour les organismes touristiques. Cette méthode reprend ce qu’avait déjà mis en place le tourisme durable en insistant toutefois beaucoup plus sur le plan environnemental. L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) lui définit alors des objectifs :
· Etre une source d’emplois et de revenus pour les populations autochtones
· Créer une prise de conscience générale sur l’importance de l’environnement aux populations locales mais aussi aux touristes. (L’écotourisme favorise ainsi des voyages par plus petits groupes qu’un tourisme traditionnel, limitant ainsi les impacts sur les espaces naturels locaux.)

Cette méthode propose ainsi de nouvelles alternatives à tous les niveaux pour une expérience touristique :
· Le transport pour voyager: favoriser les transports en communs plutôt que de prendre chacun sa voiture « individuellement »
· La question de l’hébergement, on peut tout à fait s’enfermer dans les hôtels prévus à cet effet, mais être héberger par un habitant est bien plus enrichissant. En effet, cela permet de mieux s’intégrer et comprendre les us et coutumes locales. De plus, l’habitant peut aussi enseigner le touriste sur les problèmes rencontré dans la région à tous les niveaux, dont l’environnement et ainsi sensibiliser pour au final aboutir à un comportement plus respectueux des espaces naturels.
· Mais aussi le partage de l’équipement en fin de séjour. Tout ce qui ne sert plus à quelqu’un peut faire le bonheur d’un autre.

L’écotourisme doit encore relever encore de nombreux défis. Par exemple, celle de la répartition de la richesse naturelle d’un territoire entre les acteurs. On sait qu’en Espagne, un touriste consomme en moyenne 40 litres d’eau, soit le double de ce que consomme un habitant espagnol. (Ministère de l’environnement, du développement durable et de l’énergie). Le problème de la production de déchets est aussi à sérieusement prendre en considération, une région hautement touristique comme la Provence-Alpes-Côte d’azur se voit obliger de traiter environ350 000 tonnes de déchets chaque année…

En somme, l’écotourisme protège par ses actions de sensibilisation pour que les touristes adoptent un comportement respectueux de la faune, la flore mais aussi aux populations vivant dans ces régions du globe, et ses alternatives de voyage les environnements naturels des régions touristiques. Mais il reste encore beaucoup à faire si l’on se réfère ne serait-ce qu’à la question de l’émission de CO2 qui pourrait représenter d’ici 2050, 10 à 20% des émissions mondiales…

Le futur de ce nouveau tourisme


Le problème de ce nouveau tourisme est qu’il doit désormais s’imposer de façon durable et non plus comme une simple alternative. Le problème reste qu’on ne peut appliquer ce système en délaissant le tourisme traditionnel. En effet, les petits groupes qu’imposent cette méthode par exemple, diminueront forcément le chiffre d’affaire des structures touristiques, car elles ne pourront placer autant de personne qu’habituellement au même endroit…
Ce système tend toutefois à s’imposer dans certaines régions. Si l’on prend à l’échelle de l’état français par exemple, le nombre de voies vertes est en pleines expansions. Ces voies, strictement réservées aux véhicules non motorisés ainsi qu’aux piétons. Celles-ci permettent de se balader, de découvrir la région sans être déranger par les véhicules et la pollution sonore qu’ils peuvent provoquer ainsi, que maintenir les milieux naturels en état sans que l’écosystème soit perturber par les polluants dégagés. Cette méthode s’est donc largement répandue, tout particulièrement tout au long de la Loire. La plupart du temps, ces régions mettent aussi à disposition des touristes des vélos en location. A Lyon, en Rhône-Alpes, toute la ville est équipée de vélo que l’on peut louer. Ce système des vélos en libre service s’étend à l’heure actuelle sur quasiment l’intégralité du territoire Français.

Sur un plan social, le tourisme durable apporte beaucoup aux populations locales. Du fait qu’on les considère plus, les contacts entre le touriste et l’hôte sont moins tendus. Le fait que, par exemple, le touriste aille habiter, le temps de son séjour chez un habitant, et s’il se plie aux us et coutumes, cela est perçu comme un réel effort, et accélère le phénomène d’immersion qui assure un séjour réussi.

On peut toutefois penser, qu’avec le soutien des organisations qui régissent le tourisme comme l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), avec des aides sous formes de subventions pour ce tourisme plus respectueux des populations et des milieux naturels qu’elles habitent, celui-ci pourraient s’imposer de façon durable sur la scène internationale. Le fait que les Nations Unies, lors du sommet mondial de l’écotourisme en 2002, proclament une définition claire de se tourisme et s’y intéressent, démontre une prise de conscience générale de l’urgence d’agir. Depuis cette période, les résultats sont plutôt encourageants, le système des vélos libre services en attestent, ainsi que le développement des vélos électriques copiant les voitures, même si ces derniers présentent parfois des gros problèmes d’autonomie, on peut toujours souligner l’effort mis en place.

Au final, cette forme de tourisme propose de nombreux débouchés socio-économiques, qui, dans les années à venir ne demandent qu’à être exploités (développement de plus de logements au contact des populations locales, offrir plus de postes de guides aux personnes habitant les régions touristiques favorisant ainsi un meilleur échange entre l’arrivant et l’hôte…). Il faut encore attendre pour voir un peu plus concrètement les progrès qu’auront faits le tourisme durable et l’écotourisme, en effet ce sont des formes de touristes relativement jeunes, il faut donc leur laisser encore un peu de temps pour pouvoir réellement juger si elles pourront s’imposer sur le long terme ; on ne peut, à l’heure actuelle que faire des suppositions, même si l’on ne peut qu’être optimistes devant la progression de ces deux formes de tourismes.

Pour conclure nous retiendrons simplement que le tourisme durable propose un certain nombre de solutions pour l’avenir. Tout comme le développement durable c’est une manière d’encourager l’économie en protégeant la planète et ainsi les générations futures.
Le tourisme durable peut donc se substituer au tourisme traditionnel. Cependant encore beaucoup de personnes n’ont pas connaissance de cette alternative, c’est pourquoi nous avions décidé de parler de ce sujet.
Malgré l’appariation du tourisme durable, est-il possible de voir un réel changement dans le comportement de chaque touriste ?

Marine DUTARTE

Emile BROYER

Bibliographie

Fontaine, Camille, Labourdette Jean-Paul , Auzias Dominique ,… et al. Tourisme solidaire Petit Futé, 2012. (192p)
Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie[en ligne].Ministère de l’écologie et du développement durable et de l’énergie, 21 juillet 2011-, mise à jour le 2 juillet 2012[consulté le 22 janvier 2013].Disponible sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-tourisme-en-quelques-chiffres.html

WWF. Pour un tourisme durable[en ligne].WWF, [consulté le 13 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.wwf.fr/s-informer/nos-missions/modes-de-vie-durables/pour-un-tourisme-durable

Sani, Michèle.Tourisme durable : un idéal de solidarité et de responsabilité [en ligne].TourMag.com, 1 mars 2006-, [consulté le 27 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.tourmag.com/Tourisme-durable-un-ideal-de-solidarite-et-de-responsabilite_a11791.html

Renault. Ecotourisme et voyages durables [en ligne].Renault, le 10 novembre 2011-, [consulté le 27 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.mobilite-durable.org/innover-pour-demain/energies/ecotourisme-et-voyages-durables.html

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La Terre se restreint, conquérir Mars, une alternative ?

Mars, photo de la NASA

Mars, photo de la NASA

La planète va mal…

L’Homme, et ses avancées techniques, scientifiques et médicales, font que la Terre s’épuise, et ce de plusieurs façons:

Le nombre d’humains étant en constante augmentation, notre planète aurait donc tendance à nous paraître de plus en plus petite.

Les nouvelles technologies demandent des matériaux rares, que notre planète contient mais ne peut produire; nous somme en train de l’épuiser.

La majorité de nos matériaux synthétiques, carburants et moyens de production d’énergie proviennent du pétrole, or nous consommons cette ressource plus vite que le planète en produit, nous asséchons donc cette ressource.

Nous rendons notre planète malade en la polluant, et nous avec: la pollution de l’eau, de l’air et du sol nous affecte directement, ainsi que la faune et la flore: nos moyens de locomotion rejettent énormément de gaz à effet de serre, et détruisent la couche d’ozone, nos déchets polluent l’eau, ce qui détruit des espèces et des écosystèmes entiers, et nos rejets médicamenteux nuisent eux aussi à notre environnement (la pilule contraceptive provoque la stérilité d’espèces aquatiques). Les déchets nucléaires sont également un problème dans le sens où nous ne savons pas (encore) comment les traiter, et que nous les stockons comme nous le pouvons, parfois au détriment de l’environnement.

 

La majorité de nos erreurs passées sont quasi ineffaçables (essais nucléaires, réchauffement planétaire, sols pollués …) et notre planète devient de plus en plus pauvre en ressources, nous avons donc un choix à faire: rester et s’adapter/stagner ou partir et recommencer à zéro avec plus de prudence.

Nous verrons, pour commencer, ce qui nous est indispensable pour une telle conquête, nous aborderons également les différents projets mis en place actuellement pour préparer les prochains astronautes à un éventuel voyage, et nous finiront par la notion de terraformation de la planète rouge, qui marquerait le début du peuplement de Mars.

À la conquête d’un nouveau monde

Astronaute, photo de la NASA

Les planètes habitables

Il existe dans notre galaxie plusieurs planètes ayant les ressources nécessaires afin d’y rendre la vie possible, seulement ces planètes se trouvent hors de notre portée car elles sont située sur d’autre systèmes, à plusieurs années lumières de la Terre, nous ne pouvons donc y accéder.

Pour qu’une planète soit habitable par l’Homme, elle doit posséder plusieurs caractéristiques :

– Présence d’eau sous ses trois états (l’eau liquide est nécessaire pour la Vie, l’eau sous forme de vapeur est necessaire pour former une atmosphère)

– Une pression ni trop faible, ni trop forte (sous peine d’être « broyé » ou « dépressurisé »)

– Un sol (les planètes gazeuses ne conviennent donc pas)

– Une certaine distance de leur étoile (afin de reçevoir de l’énergie sous forme de lumière, mais pas trop: il ne faut ni brûler, ni geler, et permettre la photosynthèse ainsi qu’un effet de serre bénéfique et protecteur)

– Une atmosphère (arrêtant les radiations émises de l’étoile)

Si une planète ne contient pas ces caractéristiques, la vie ne peut s’y développer.

 

L’atmosphère de Mars est extrêment riche en eau (Document 1) et la planète a un sol solide et est dans un périmètre raisonnable du soleil: les contraintes restantes pour la viabilité sont la pression et l’atmosphère, toute deux liées.

L’avènement des équipements spatiaux

Voici une copie de Rover, sonde d’exploration et d’analyse.

L’Homme, comme toute forme de vie, ne peut pas vivre dans l’espace. Il lui est donc indispensable de se préparer, et de trouver, ou plutôt de concevoir, des équipements qui lui permettront de rester en vie une fois en dehors de l’atmosphère terrestre, et, peut-être, dans des atmosphères hostiles.
Seulement, pour concevoir de tels équipements, il faut savoir où nous allons « mettre les pieds »; c’est pour celà que nous envoyons, depuis bon nombre d’années, des sondes et drones, en « éclaireurs », dans l’espace et sur d’autres planètes, afin d’en savoir plus sur les potentiels dangers qui pourraient mettre en péril une éventuelle mission habitée.

C’est ainsi que nous voyons la naissance de nombreux robots dignes d’oeuvre de science fiction, qui sont capables de prélever et d’analyser l’atmosphère ou le sol d’une planète, qui sont à la recherche de vie extraterrestre, ou encore des « mini-droïdes » de l’ordre du nanomètre, lâchés en essaim de très grand nombre capables selon leur disposition entre eux, de former des engins ou des instruments (antenne) servant par exemple de relais entre les astronautes et la Terre (ce projet est en cours de réalisation, les prototypes font actuellement plusieurs dizaines de centimètres)(Document 2).

De plus, les données recueillies par ces éclaireurs permettront de mettre au point des combinaisons répondant exactement aux attentes voulues, rendant presque négligeables les risques d’une sortie hors de notre atmosphère.

 

Tout ces équipements serviraient à une première mission sur Mars, dans le but d’y faire des analyses complémentaires de celles des sondes. Seulement, conquérir Mars pour améliorer la vie sur Terre, ou encore pour s’y installer, nécessiterait des moyens énormément plus grands, car l’atmosphère étant insuffisante et non respirable, il faudrait se promener avec une combinaison, et avoir des logements et véhicules préssurisés et ayant des reserves d’oxygène…

Une autre solution, qui relève plus de la science fiction que du réalisable, serait la terraformation.

Prêt pour un tel voyage !

Départ d’une navette spatiale, par Wikipédia et Jurvetson

Les astronautes s’entrainent déjà pour ce voyage ! Des essais effectués en isolement pendant six mois par des volontaires on été effectués, ce dans le but d’analyser le comportement et les capacités d’adaptations des futurs voyageurs à un voyage sur Mars.

Des candidatures ont également été lancées pour l’obtention de places dans le même objectif: l’ensemble de ce projet serait suivi par une télé-réalité, ce qui permetterait d’aider au financement du projet final, à savoir le vrai départ pour Mars; le projet Mars One (Document 3 et Document 4).

Cet aspect médiatique et d’actualité risquerait pourtant de ressembler, à la longue, aux télé-réalités que nous connaissons aujourd’hui, ce qui nuirait à ce projet, qui à la base, était tout à fait vraisemblable.

 

Les industrie sont également en marche: comme dit plus haut, des combinaisons sont en cours de réalisation.

Plusieurs prototypes sont aujourd’hui en projet; des combinaisons disposant d’une aide mécanique pour les mouvements (à cause des résistances de la combinaison). La notion d’agilité est également mise en avant: les combinaison actuelles ne permettent pas certains mouvements, ou les rendent extrêmement difficiles.

Point de vue sécurité, il faut également que les combinaisons soient réparables facilement et n’importe où, sans quoi la durée de vie des astronautes serait considérablement réduite en cas de déchirure. C’est ainsi que nous commençons à voir apparaitre des matériaux et des alliages à mémoire de forme, qui confèrent agilité et résistance. Les casques contiendraient de véritables ordinateurs de bords permettant l’analyse comme la communication, avec un système d’affichage sur la visière, semblable au système d’affichage des pilote d’avions de chasse (Document 5).

 

Du cotés des moyens pouvants permettre aux Hommes de survivre à de telles aventures, on peut trouver les moyens de fabrications d’énergie électrique, essentiellement solaire, mais également sur les moyens de productions de vivres; les Chinois ont mis au point un moyen de pratiquer de l’agriculture hors de notre atmosphère (Document 6), ce qui signifie que les équipes envoyées seront en totale autonomie.

Terraformer Mars ?

Mars terraformée, vue et réalisée par l’internaute Gothicpagan

La terraformation

La terraformation est issue de la science fiction, mais est toute fois un sénario possible, qui consiste à donner à une planète les mêmes caractéristiques que la Terre, et donc la rendre viable aux espèces terrestres. Un film de science fiction, « Planète rouge « , sorti le 29 Novembre 2000, et réaliser par Antony Hoffman, fait mention d’une terraformation par des plantes génétiquement modifiées qui changeraient l’atmosphère de Mars pour la rendre respirable et vivable.

Le sénario le plus réaliste serait de libérer la glace de Mars, de la faire fondre par divers moyens: une fois sous forme de gaz, un effet de serre se mettrait en place, et ferait fondre la glace restante, amplifiant le phénomène jusqu’à la formation d’une atmosphère durable.

Une fois l’atmosphère établie, des plantes pourront être envoyées pour changer la composition de l’atmosphère, et alors seulement les Hommes pourront peupler Mars.

Comment terraformer Mars ?

Afin de faire fondre les glace de Mars, plusieurs moyen ont été imaginés, comme par exemple placer des miroirs géants qui devront refléter la lumière du soleil, ou encore des explosions nucléaires (Document 7).

Un autre projet de terraformation à également été imaginé: installer sur Mars des « usines » contenant des plantes qui seront placées sous rayon UV, et qui échangeraient ainsi le CO2 de l’atmosphère par du dioxygène.

L’eau ne manquant pas sur Mars (son atmosphère en est saturée), il ne manque que de l’oxygène pour amorcer la vie sur la planète rouge.

Pour ce qui est des ressources non-vitales, tel que les minerais, des appareils robotiques, ou sattellites, pourraient voir le jour; ils iraient collecter les minerais, l’eau de les gazs présent sur les comètes, et les ramèneraient à la base (Document 8).

 

La recette de la conquête de Mars

Pièces de monnaie, par « J »

Conquérir Mars aurait des avantages énormes pour l’humanité; en plus de relancer l’économie par la confection des équipements spatiaux et par le travail que fournirait ce projet, la découverte de nouvelles ressources, et sans oublier le travail que fournirait le peuplement de Mars serait en tout point positif pour toutes les nations participantes.

De plus, notre planète commençant à se faire petite par rapport à la démographie sans cesse croissante, le « gain de place » que fournirait la conquête de Mars ne serait pas de refus !

Un tel projet serait également bénéfique pour la coalition des pays participants à cet ouvrage; économiquement comme socialement, ces pays renforceraient leurs liens, et deviendraient de plus en plus solidaires.

Nous avons les moyens techniques, technologiques et matériels de ce projet, seul l’aspect financier est incertain , ces moyens sont d’ailleurs mis en avant dans le projet Mars Direct (Document 9 et Document 10)…

Aussi, pourrions-nous voir un jour une entraide des pays pour le bien de toute la planète ?

Hézard Nicolas,

BTS Gemeau

 Les documents:

Document 1: CNES, de l’Espace pour la Terre (en ligne), L’atmosphère de Mars saturée de vapeur d’eau ! ( http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/9579-st-l-atmosphere-de-mars-sursaturee-de-vapeur-d-eau.php , 30 septembre 2011)
 
Document 2: Courrier International n° 1150, L’avènement des mini-vaisseaux (p 50-51), Maggie McKee, 15 novembre 2012
 
Document 3: Le Monde.fr (en ligne), SIDÉRAL – Aller-simple pour Mars : la sélection des Terriens intéressés commence dans trois mois ( http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/05/sideral-aller-simple-pour-mars-la-selection-des-terriens-interesses-commence-dans-trois-mois/ , 5 décembre 2012 )
 
Document 4: Futura Sciences (en ligne)Mars One, le projet d’un aller simple pour la Planète rouge ( http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/mars-one-le-projet-dun-aller-simple-pour-la-planete-rouge_39172/ , Jean-Luc Goudet, 6 juin 2012)
 
Document 5: Courrier International n°1150 – Un Nouveau Monde, La nouvelle conquête spatiale (p 48), Erik Sofge, 15 novembre 2012
 
Document 6: Le Monde.fr (en ligne), Soupe Cosmique, les Chinois sont prêts à planter un potager sur Mars ( http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/04/soupe-cosmique-les-chinois-sont-prets-a-planter-un-potager-sur-mars/), 4 décembre 2012
 
Document 7: Science In School La vie sur Mars: terraformer la Planète Rouge
( http://www.scienceinschool.org/2008/issue8/terraforming/french )3 Aout 2010
 
Document 8: Courrier International n°1150, Besoin de minerais ? Creusez un astéroïde ! (p 52), Michael Belfiore, 15 novembre 2012
 
Document 9: Le Point.fr (en ligne )Le scénario fou de la colonisation de Mars (http://www.lepoint.fr/science/le-scenario-fou-de-la-colonisation-de-mars-02-08-2012-1493376_25.php ), Frédéric Lewino, 2 Aout 2012
 
Document 10: Le Point.fr (en ligne), La conquête de Mars (peut-être) pour après-demain, ( http://www.lepoint.fr/actu-science/la-conquete-de-mars-peut-etre-pour-apres-demain-03-06-2010-462594_59.php  ), Frédéric Lewino, 3 juin 2010
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