Peut-on réellement vivre heureux sans bien ?

Le bonheur représente un état stable et durable dans le temps, il peut se caractériser par un état de satisfaction ou de sérénité, on le trouve seul ou à plusieurs; c’est le partage et les rencontres, le voyage, les souvenirs…C’est aussi de n’avoir besoin de rien ne dépendre de rien et vivre au jour le jour.
La société de consommation est une expression utilisée pour désigner une société au sein de laquelle les consommateurs sont incités a consommer des biens et des services de manière abondante.
Par ailleurs nous sommes tous contrains a la consommation, donc à l’acquisition de biens matériels, nous adoptons un comportement matérialisme.

Le matérialisme correspond à l’attitude ou le comportement de s’attacher avec jouissance aux biens matériels, aux valeurs monétaires, aux plaisirs matériels et plus généralement qui n’accorde de réalité qu’aux objets « matériels ». La possession et l’accumulation des biens à la mode est un trait de caractère prépondérant chez une personne matérialiste.
Certaines personnes matérialistes ont une consommation ostentatoire.
Une consommation ostentatoire est une consommation qui est faite pour mettre en avant auprès de l’autre son statut social, son niveau de vie ou pour faire croire qu’on le possède (ce qui peut être une source endettement). La possession de biens est telle une source de bonheur ?
Dans un premier temps nous verrons qu’il est possible de vivre heureux sans bien, ensuite que nous sommes tous de même soumis à la société de consommation et troisièmement la doctrine d’Épicure.
Vivre heureux sans biens6963971-forest-landscape-pictures
Le bonheur correspond à état stable et durable. La possession de biens matériels ne permet pas d’atteindre le bonheur car le plaisir de recevoir un objet ne dur que quelques temps par ex : un vêtement.
Pour atteindre cet état, certaines personnes ont tout abandonné pour vivre en indépendance et éviter la société de consommation. Effectivement, le plaisir de n’être contraint à aucunes règles permet d’être heureux. On vie au jour le jour. Lorsque qu’on vie en société nous sommes soumis au travail, aux horaires, à un patron, ou à un gouvernement. Nous essayons toujours d’avoir plus, ce qui nous conduit directement au malheur car nous ne l’obtiendrons jamais. Les personnes riches veulent de plus en plus d’argent.
M Grospellier, qui à décider de vivre en autarcie, sans aucunes règles, sans aucunes contraintes de la société, possède une vie passionnante est très heureuse. Il ne recherche pas à avoir toujours plus. Il vie avec ce qu’il possède. Lors de notre rencontre avec M Grospellier, nous avons pu constater qu’il était un homme très heureux et que pour rien au monde il ne retournera dans la vie en communauté.
Au état Unis, Christopher Mc Candless à tout abandonné pour vivre indépendamment. Son bonheur se retrouvait dans l’absence de contrainte.  Pour cet Homme le bonheur n’est vrai que lorsqu’il est partagé. Le fait de n’être pas soumis conduit forcément à une vie heureuse. Pour exemple nous pouvons parler du film «  les dieux nous sont tombé sur la tête » on peu voir que le peuple dans le désert du Khalari vie en parfait harmonie avec la nature et sont très heureux.
Nous sommes soumis à la société de consommation
De nos jours la société de consommation est omniprésente, nous y sommes confrontés chaque jour, nous achetons des biens pour satisfaire nos besoins. D’ailleurs l’homme ne s’est jamais autant entouré de biens matériels. Nous sommes sans cesse exposés à la dépense.
Il suffit d’observer la floraison des centres commerciaux qui prolifèrent de manière insensée, proposant tous ces produits « indispensables à notre bonheur ». La pub est un des fruits de la société de consommation qui nous incite a consommé, d’ailleurs entre la naissance et l’âge de dix-huit ans notre nous sommes en moyenne exposé à 350 000 pubs…
 La société de consommation crée sans cesse de nouveaux besoins totalement artificiels, de nouvelles dépendances, de nouveaux prétextes matériels pour se fuir. Au point que souvent, l’être humain absorbé dans cette spirale de la consommation devient incapable d’exister par lui-même. Il s’identifie alors pleinement à ses habits, sa voiture, sa maison, son train de vie.
L’environnement matériel peut être d’une apparence rassurante pour ceux qui choisissent de s’en faire un cocon, mais il ne leur apporte pas l’essentiel. Il n’est pour eux qu’un ersatz, une illusion de confort, l’apparence d’un monde meilleur. L’accumulation compulsive de biens matériels ne résout rien, elle est la meilleure manière de se fuir, de ne pas rencontrer ses blessures et ses peurs.consommation

http://bacpro13.over-blog.com/article-la-societe-de-consommation-liberation-ou-alienation-106866566.html

Doctrine d’Épicure
Épicure est un philosophe grec de l’an 300 av J-C. Il est fondateur de l’épicurisme : doctrine pour laquelle le bonheur est la seul fin de notre existence. Pour Épicure, «  tout les hommes recherche d’être heureux »  sans exception, quelques soit les différents moyens qu’ils emploient. Pour les épicuriens (adepte a la doctrine épicurienne) le bonheur se définit comme ataraxie  (absence de trouble de l’âme) et aponie (absence de trouble du corps). Cette doctrine repose donc à la fois sur l’absence de frustration et les satisfactions des besoins du corps.
Pour Épicure, la maitrise des désirs est la solution pour arriver au bonheur. Mais pour que cette maitrise puisse avoir lieux, il faut tout d’abord instaurer une classification de nos différents désirs.
Les épicuriens classent ces désirs en deux catégories : les désirs naturels et les désirs vains. Dans les désirs naturels, on retrouve les désirs nécessaires, et les désirs non nécessaires.
Les désirs naturels nécessaires sont encore diviser en trois partis : les désirs pour la vie, pour les biens du corps, et pour le bonheur.
Les désirs pour la vie sont aussi appelé les biens vitaux, il s’agit de se nourrir, de boire, de respirer et également de dormir.
Les désirs pour le bien du corps signifient les désirs qui protègent notre corps des intempéries, et du froid. Ils peuvent se caractériser par le feu, les vêtements, un abri.
Les désirs pour le bonheur  correspondent à l’amitié, la sagesse, touts ce qui entraine au bonheur.
Les désirs naturels non nécessaires sont les désirs sexuels et les désirs esthétiques.
Dans les désirs vains sont les désirs qui s’opposent à la nature. Ils comportent l’illimité qui s’oppose à la limite et donc à la nature. On peut ajouter à ces désirs vains les maladies de l’âme c’est-à-dire la soif de posséder, la soif du pouvoir, la soif des honneurs.
Pour les épicuriens, les désirs non naturels et les naturels non nécessaires sont à abandonné si l’on veut atteindre le bonheur. Il faut se concentré seulement sur les désirs naturels et nécessaire si l’on veut être heureux.
Le bonheur est un concept difficile à expliquer. Chaque personne à sa propre définition. Certain le retrouve dans la possession d’objet matériel et d’autre dans la possession d’un plaisir immatériel (une aventure). Pour les épicuriens, le bonheur est la seul fin de l’humanité. L’homme recherche donc toute sa vie à être heureux.

 

 

  • André, Christophe. Notre société est psycho toxique[en ligne],2010.[consulté le 11 février 2017]

Disponible sur:https://www.youtube.com/watch?v=eNGBlAFzC2I&feature=youtu.be

Définition du matérialisme, impacts sur notre société.

 

  • Beigbeder, Frédéric. 99 Francs. Grasset et Fasquelle, 2000. 282p.

Dénonce les dérapages cyniques du monde de la publicité dans la société occidentale de consommation.

 

 

  • Duval Guillaume, Pech Thierry. La richesse autrement. Alternatives économiques,2011. 160p.

Analyse de la notion de richesse et de développement humain, montrant que le PIB (Produit intérieur brut) est un indicateur insuffisant pour                             évaluer la richesse d’un peuple.

  • Epicure. Lettre à Ménécée. Hatier poche,2016. 100p.

Méthode et conditions pour atteindre le bonheur.

 

  • Ferrux, Christophe. Etre sans avoir. In films documentaire[en ligne]. Vie des Hauts production, 2013- [consulté le 10 février 201

Vivre heureux à contre courant de la société.

 

  • Gradinaru, Camélia. Baudrillard et la logique sociale de la consommation [en ligne].2011[consulté le 12 février 2017].

Disponible sur : http://www.metajournal.org//articles_pdf/98-117-c-gradinaru-meta5-tehno.pdf

 

Analyse des concepts tels que le signe, l’objet, le code, la société de consommation, le quotidien.

 

  •      Kerouac, Jack. Sur la route. Viking Press, 1957. 436 p.

Vivre sans ce soucier de l’argent du travail de la société qui nous entoure.

 

  • Krakauer, Jon. Into the wild. Villard Books, 1995. 224 p.

Vivre en opposition à la société de consommation.

 

  • Parienty, Arnaud. L’économie du bonheur. Alternatives économiques,2015.p77 à p79.

Etudes sur le niveau de vie, approche économique et sociologique du bonheur

 

  • Uys, Jamie. Les dieux nous sont tombé sur la tête. Jamie Uys, 1980. 109 min

Différence entre deux cultures. On voit aussi un peuple qui vit sans aucune connexion avec le monde.

Ce contenu a été publié dans Le bonheur. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Peut-on réellement vivre heureux sans bien ?

  1. btsenil dit :

    sujet très intéressant et bien exploité, vos arguments sont clairement défini. Bravo !

  2. FLORIN dit :

    Un article démontrant bien la société de consommation actuelle, vous avez bien défendu le faite que l’on n’est pas forcément heureux en possédant le plus de choses possible. Sujet très intéressant et bien développé.

  3. Romain Bez dit :

    Vous définissez bien le matérialisme et les effets d’égoïsme qu’il engendre. Vous démontrez bien la différence entre la vie en société et la vie en autarcie. Vous introduisez la philosophie Epicurienne qui rentre tout a fait dans votre sujet. il est complet et descriptif, c’est du bon travail.