Sportifs et spectateurs, diversités d’émotions dans les compétitions sportives

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          Le sport est présent dans notre histoire et cela depuis bien longtemps. En effet, dès l’Antiquité, les premiers jeux olympiques qui se sont déroulés en Grèce, lieu où les athlètes devaient s’affronter dans des épreuves physiques pour leur gloire personnelle mais aussi pour celle de leur cité. Aujourd’hui, le sport connaît de multiples visages: les sports collectifs, individuels, de combat, aquatiques et même des sports automobiles. Ces rencontres sportives ont toujours attirées du public, et il en ressort à chaque fois un mot: émotions. Les émotions conditionnent notre vie de tous les jours, mais lors d’une compétition sportive, que l’on soit sportif ou spectateur, ces émotions nous submergent, nous enivrent, nous font rire aux larmes ou suer à grosses gouttes. Les émotions sont donc le moteur de toutes compétitions sportives, et celles-ci peuvent être bénéfiques comme dévastatrices, autant pour le sportif que pour le spectateur.

Les émotions chez le sportif à travers la compétition

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          Les compétitions sportives réunissent de plus en plus de sportifs amateurs comme professionnels. Les compétitions se font à plusieurs échelles (tournoi communal, national ou mondial). Malgré cela les émotions chez les sportifs restent les mêmes. N’importe quel sportif rêve de gagner une compétition et est frustré s’il la perd. Prenons Usain Bolt (champion du monde et champion olympique du 100 m), avant chaque course il a “son petit rituel” et il vit sa course comme si elle était sa dernière. A chaque départ et à chaque victoire ses émotions sont tellement fortes quelles en deviendraient presque palpables. Si un sportif ressent une émotion néfaste avant de concourir (stress, fatigue), celle- ci se répercute sur les compétences du sportif. Malgré les idées reçues, les émotions comptent autant que les compétences lors d’une compétition, de ce fait un sportif plus serein peut donc vaincre un autre plus expérimenté mais mal préparé psychologiquement. Il faut également compter sur l’adrénaline et la rage de vaincre qui peuvent faire la différence. Ces états venants directement des émotions de chacun ne sont pas à prendre à la légère.

Les émotions chez le spectateur en regardant une compétition

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          Que le spectateur regarde une compétition à la télévision ou dans un stade, ses émotions sont similaires aux sportifs. Par exemple lors de la victoire de son équipe, un spectateur est en effervescence devant ce spectacle, de même lors d’une défaite c’est un peu comme si le spectateur avait combattu lui même et avait perdu.  Quand tout le monde fait une “holà”, toutes les émotions des spectateurs sont communes ce qui signifie que les émotions sont partagées entre sportifs et spectateurs ou spectateurs eux mêmes. On dit même que si le supporter ressent une forte émotion envers des sportifs, ceux-ci la ressentent et donneront le maximum afin de ne pas décevoir celui qui a placé tous ses espoirs en eux. Le spectateur éprouve donc plusieurs émotions, et celles-ci peuvent très vite s’enchaîner: un spectateur va craindre que son sportif échoue et va donc avoir peur, puis va exploser de joie lorsque ce même sportif aura réussi son objectif. Le spectateur regarde donc une compétition pour soutenir le sportif, mais aussi plus inconsciemment pour ressentir des émotions, pour vibrer en même temps que les sportifs.

Les émotions poussées à l’extrême, bête noire du sport

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          Les sportifs et les spectateurs éprouvent certes des émotions lors des compétitions sportives, mais certaines de ces émotions peuvent être négatives, voir à la limite du destructeur.

          Prenons d’abord les sportifs: un sportif “normal” aura des émotions lors d’une compétition, cependant celui-ci arrivera à garder le contrôle de ces émotions pour éviter que ces performances ne s’en retrouve affectées. Un sportif qui aurait du mal à canaliser ses émotions va quand à lui se laisser déborder, ce qui peut conduire à diverses situations. Ce sportif peut faire baisser son niveau à cause de son ressenti, mais pire encore, et cela est condamnable dans la plupart des sports, se mettre à insulter ou à donner des coups (non réglementaires dans les sports de combats) ce qui créer donc des gestes anti-sportifs. En général ces actes devraient être punis par l’arbitre et le club du sportif, voir les autorités (ligues, commissions. ..) lorsque la gravité de l’acte est avérée.

          Prenons maintenant les spectateurs: de la nature même d’un spectateur, celui-ci ne doit en théorie pas gêner la compétition en cours. Cependant, il arrive que certains spectateurs soient tellement attachés à leurs équipes qu’ils en deviennent violents (exemple des affrontements entre supporters du Paris Saint Germain et de l’Olympique de Marseille). Cependant ce ne sont pas les supporters qui créés le plus d’ennuis. Les hooligans sont bien plus problématiques dans le sens ou l’attachement à leurs équipes est tel qu’ils peuvent s’en prendre à elles sous prétexte que celles-ci ont “mal” jouées. L’arbitre peut également faire partie de leurs cibles. De plus, les hooligans ne se limitent pas à quelques injures envers les supporters d’autres équipes, car les émotions de ces derniers étant extrêmes, il arrive que leurs actions soient aussi extrêmes, comme des injures racistes, des jets d’objets, allant même parfois jusqu’à se battre avec les policiers présents ou d’autres hooligans, dans et en dehors du stade.

          Les lieux de compétitions sont donc des endroits où nombre de personnes viennent pour vibrer, ressentir des émotions, ce qui fait des stades ou tout autre lieu de compétitions un espace où des gens se réunissent pour partager des émotions. Cela peut se traduire par du soutien des spectateurs envers les sportifs ou alors un remerciement des sportifs envers le public par des applaudissements ou tout autre forme de gratitude. Les compétitions sont donc un moment de partage, toutefois encadrés par des lois pour essayer de limiter tout débordements d’émotions.

N’oublions pas que le premier enjeu des combats de gladiateurs dans les arènes étaient de permettre aux spectateurs de déverser et canaliser toutes leurs émotions en un même lieu.

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Par BATOZ William et STEYER-STRIBY Alexis.

Bibliographie:

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Une réponse à Sportifs et spectateurs, diversités d’émotions dans les compétitions sportives

  1. Schwein dit :

    Vous avez choisis un sujet que j’estime comme étant tout à fait d’actualité.
    La façon de l’abordé requiert à mon sens d’une grande connaisse de la psychologie et je pense qu’en somme celui-ci est relativement bien traité.
    Je vous félicite pour votre travail.