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LE VOYAGE ECOLOGIQUE

           Depuis des générations, l’homme n’a cessé de se déplacer à travers le monde. De l’homme préhistorique au globe-trotter1 de notre temps, les moyens pour se déplacer ont considérablement évolué. Le cheval d’autrefois, remplacé par la voiture ou encore le bateau à voile, détrôné par l’avion à réaction, l’homme façonne et adapte ses moyens de transport pour parcourir tous les horizons.

LES TEMPS CHANGENT, Florian PESEUX

            De nos jours, les pays développés sont les maîtres dans ce domaine. En voyageant, et en affrétant massivement des marchandises par tous les moyens (avion, bateau, camion,…). Ils constituent les noyaux de l’import/export et du tourisme mondial. Ainsi, tous les pays prenant la voie du développement socio-économique, sont obligés d’accroitre en nombre leurs moyens de transport pour exister dans ce monde.

           Aujourd’hui, les transports sont largement dépendants des énergies fossiles comme le pétrole. Cela profite au système économique mais a aussi un impact direct sur le système écologique de la planète. Alors, voyager sans énergies fossiles, dans les pays développés, est ce possible ?

L’analyse se base sur plusieurs documents :

–        une fiche pédagogique sur le charbon, écrite par les experts de Connaissance Des Energies.

–        Un article concernant l’énergie propre dans les transports, écrit par LASCOURREGES Guillaume.

–        Un article concernant l’écologie et l’économie, écrit par BROWN Lester.

–        Trois articles concernant les biocarburants.

–        Un article de l’organisme GREENPEACE sur le pétrole et les gaz à effet de serre.

–        Un document de GADREY Jean qui met en avant l’économie écologique.

–        Un article dédié à la consommation de la voiture électrique.

–        Un article concernant les GPL par WIKIPEDIA.

         Cette étude se compose de trois parties : La première partie expose la situation actuelle en termes de transport et d’énergies utilisées. La seconde partie liste des solutions pour voyager sans polluer. La troisième partie parle du conflit présent entre l’économie et l’écologie.

ENERGIES FOSSILES : LES PIECES MAITRESSES :

            C’est depuis la révolution industrielle, au XVIIIe siècle, que les moyens de transport mécanisés font leur apparition. Le charbon étant la principale source d’énergie à cette époque, c’est naturellement qu’il a été pensé de l’utiliser dans les premiers moyens de transport. Ainsi, les locomotives et bateaux à vapeur sont devenus incontournables pour le fret de marchandises, et le transport des personnes. La réussite de l’homme dans ce domaine le poussa donc à construire toujours plus grand et c’est ainsi que le TITANIC (1912) fut un des symboles de cette réussite. Au XXe siècle, le charbon fut progressivement abandonné dans les pays développés, bien que des nouvelles techniques de transformation soient étudiées pour continuer à utiliser le charbon au même titre que le pétrole.

PANIC ECOLOGIQUE, Florian PESEUX

           De nos jours, le pétrole est à la base des grandes évolutions dans le secteur des transports et prend une place importante. Cela représente 68% de la consommation totale de pétrole en France. En plus de 30 ans, cette consommation de pétrole a quasiment doublé dans ce secteur. De plus, ce phénomène débouche sur un large problème écologique. En effet, les transports sont responsables de plus d’un quart des émissions de gaz à effet de serre et parmi cela, 141,1 MteqCO22 chaque année. Cette augmentation de la pollution a été conséquente entre 1990 et 2007, soit près de 19%. Enfin, à l’échelle mondiale, la pollution émise par le secteur des transports représente 15%, dont la moitié due à la consommation de pétrole.

           Si le pétrole est un acteur majeur dans les transports, ses dérivés, comme le GPL3, ont fait leur apparition à la fin du XXe siècle. Tiré du pétrole, le GPL est quand même considéré comme un carburant propre, malgré un bilan écologique mitigé et remis en cause. En 2008, environ 160 000 véhicules étaient déjà équipés d’un moteur GPL en France. Bien qu’au niveau environnemental, il présente des atouts majeurs, les pollutions qu’il génère, restent dangereuses pour l’homme.

            Alors, bien que le GPL ait des avantages économiques, il n’est pas vraiment la solution écologique. Y a-t-il d’autres moyens plus innovants pour préserver la planète ?

ENERGIES VERTES : VERS UN NOUVEAU FUTUR POSSIBLE :

           Depuis des années, l’exploitation des ressources naturelles de notre planète n’a cessez d’engendrer des conflits et de dégrader l’environnement.

          Le transport utilisant une très grande part de ses ressources surtout dans les pays développés, il était urgent de trouver des solutions alternatives utilisables sans un bouleversement des moyens de transport moderne. C’est pour cela que des carburants d’un nouveau genre ont vu le jour. Ces carburants, aussi appelés « biocarburants » ne sont pas issus de l’exploitation des énergies fossiles et ne sont donc pas soumis aux mêmes contraintes du marché mondial de l’énergie. Evidemment, pour obtenir ses énergies beaucoup  plus propres, il a bien fallu qu’elles puissent se substituer sans obliger ses utilisateurs à changer leurs moyens de transport, car leur potentiel avantage écologique n’aurait pas comblé de déficit économique engendré.

             A ce jour, trois générations de « biocarburants » on été conçues.

           D’après le site internet de « ECOSOURCE » la première génération est issue de l’exploitation des graines ou des tubercules. Pour les véhicules « diesel », l’huile extraite de ce procédé est suffisante comme substitut, alors que pour les véhicules « essence », une filière de fermentation est nécessaire pour transformer le sucre en éthanol. Utilisé en complément, avec de l’essence sans plomb standard, ou seul dans les véhicules, cette fois-ci équipés de façon a être alimenter que par du « bioéthanol ».

          Les deuxièmes générations visent à n’utiliser que des plantes non comestibles (telle que la plante « JATROPHA CURCAS »), pour éviter une augmentation du prix des denrées alimentaires sur le marché mondial.

JATROPHA CURCAS, TONRULKENS, disponible sur FLICKR.com

            La troisième génération provient de l’utilisation de micro-organismes pour produire de l’hydrogène. Ce procédé reste le moins développé à ce jour.

           Les véhicules électriques, malgré leur augmentation en nombre dans le commerce, restent quand même en marge. L’objectif européen d’atteindre 80% à 85% de ces véhicules en circulation pour 2050, semble un peu optimiste d’après « FRANCE-MOBILITE-ELECTRIQUE ». Mais à terme, il devrait s’imposer, car l’épuisement totale des énergies fossiles et l’utilisation de biocarburants restant moins compétitifs avec un rendement plus faible.

           Cependant les véhicules électriques souffrent de nombreuses contraintes, telle qu’un rechargement long avec une autonomie diminuée. De nombreuses améliorations ont malgré été tout effectuées, c’est ce qu’un duo « d’aventuriers » a tenté de démontrer, en effectuant un tour du monde à bord d’une voiture électrique. En février 2012 est parti, depuis Strasbourg, le 1er tour du monde en véhicule électrique de série : 25 000 km, 8 mois, 17 pays, 250 € d’électricité », ce projet fut baptisé l’Odyssée. Il fut couronné de succès, malgré une autonomie de 150 km par rechargement du véhicule. Toute l’aventure est relatée sur « ELECTRIC-ODYSSEY ».

  Alors si les solutions sont là, sous les yeux de l’homme, quels problèmes doit-on encore résoudre ?

L’ENNEMI DE L’ECONOMIE :

            Selon Jean GADREY, « Nous entrons dans une crise écologique et sociale sans précédent historique, pouvant aller jusqu’à un « effondrement » humain mondial ». Une succession d’obstacles s’oppose au développement d’un système écologique/économique. La société de consommation aveuglerait les gens en ce qui concerne les questions écologiques, la publicité mettant en avant les produits de consommation, cachant inévitablement les problèmes liés à l’écologie de la planète. Une politique recentrée sur l’écologie permettrait de créer beaucoup d’emplois, et notamment dans le secteur des transports (transport en commun, développement et conception de véhicules plus propres,…), ce domaine pourrait progresser de l’ordre 15%.

             Selon Lester BROWN,  « L’économie du jetable, basée sur les combustibles fossiles et centrée sur l’automobile qui s’est développée dans les sociétés industrielles occidentales, n’est plus un modèle viable, ni pour les pays qui l’ont façonnée, ni pour ceux qui les imitent ». L’économie doit changer en se basant sur les nouvelles énergies (éolienne, solaire,…) et créer un système de transport plus propre et diversifié. D’après L.BROWN, il est possible de révolutionner l’économie rapidement. En 1942, les Etats-Unis ont prouvé cette théorie. En effet, juste avant la seconde Guerre Mondiale, la fabrication de voitures était à l’origine de la puissance industrielle du pays. Ce pays produisait environ 3 millions de voitures par an. Pendant la guerre, le pays ordonna de produire plus de matériel militaire et de stopper sa fabrication de voitures. Il prévoyait de construire 45 000 chars et 60 000 avions, et l’objectif fut largement dépassé, ce qui projeta le pays dans une croissance économique supérieure à l’avant guerre.

            Il n’a pas fallu 10 ans aux Etats Unis pour restructurer son économie industrielle. Il est donc probable que l’on puisse changer l’économie mondiale de l’énergie au cours de la prochaine décennie.

ET MAINTENANT ? :

            Aujourd’hui, le phénomène d’évolution est ralenti, mais l’être humain continue d’innover dans tous les domaines. Les transports utilisés jusque là vont probablement connaitre une révolution, qui pourrait même causer leur déclin. Des énergies plus écologiques sont en marche, et d’autres comme l’électricité sont déjà présent dans le secteur des transports (TGV, voitures électriques,…). Si pour l’instant, l’écologie est perçue comme un ennemi de l’économie, l’avenir de la planète commence à devenir critique et inquiétant. L’urgence d’un changement radical de système économique parait inévitable. Les solutions sont là, les voitures roulent déjà à l’électrique, le pétrole peut être remplacé dans le secteur de la mobilité, et l’économie peut être révolutionnée.

                 « Le choix vous appartient — nous appartient. » Lester Brown.

            Devant cette urgence de changement, les solutions sont possibles. Alors, quels changements seraient prioritaires face à la catastrophe écologique et comment l’homme peut il les organiser pour contribuer à une amélioration rapide ?

SMOKING KILLS, Florian PESEUX

LE VOYAGE ECOLOGIQUE, de Jérôme BOURDONNAY et Florian PESEUX.

GLOSSAIRE :

  1. Globe-trotter : Personne qui voyage beaucoup et dans le monde entier
  2. MteqCO2 : Million de tonnes équivalent CO2
  3. GPL : Gaz de Pétrole Liquéfié

BIBLIOGRAPHIE :

Document 1–  Site conçu par Arnaud DE LA BATIE, développé par des équipes d’experts sur les sujets, Connaissances Des Energies, ALCEN, 2012, fiches pédagogiques, charbon, 20 septembre 2012 (date de mise à jour article), 23 décembre 2012 (date de consultation), disponible sur :

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/charbon

Document 2– l’Avere-France association de professionnelle ayant vocation de favoriser le développement du transport et la mobilité électriques.(consulté le 06 janvier 2013) introduction d’énergie propre dans le transport. Disponible sur :

http://www.france-mobilite-electrique.org/introduction-d-energie-propre-dans,1450.html

Document 3– BROWN Lester, traduit de l’anglais par ZICHKA Marc et JOUFFROY Frédéric, La conversion de l’économie à l’écologie. BIED Dominique, CAP21 [en ligne], Over-blog, 24 août 2011. Disponible sur :

http://www.dominique-bied-cap21.com/article-la-conversion-de-l-economie-a-l-ecologie-par-lester-brown-82332451.html

Document 4– Ecosources.info est un portail Internet d’information dédié aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique.

Le portail EcoSources a été réalisé par la SCOP Belek en 2007.disponible sur :

http://www.ecosources.info/dossiers/Biocarburant_de_premiere_generation

Document 5– Ecosources.info est un portail Internet d’information dédié aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique.

Le portail EcoSources a été réalisé par la SCOP Belek en 2007.disponible sur :

http://www.ecosources.info/dossiers/Biocarburant_de_deuxieme_seconde_generation

Document 6– Ecosources.info est un portail Internet d’information dédié aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique.

Le portail EcoSources a été réalisé par la SCOP Belek en 2007.disponible sur :

http://www.ecosources.info/dossiers/Biocarburant_de_troisieme_generation

Document 7– Equipe de communication de GREEN PEACE, GREEN PEACE France. GREEN PEACE, 2010, (consulter le 28 décembre 2012), Transport, pétrole et gaz à effet de serre. Disponible sur :

http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/energie-et-climat/fiches-thematiques/Transport-petrole-et-Gaz-a-effet-de-serre

Document 8Jean GADREY, « La crise écologique exige une révolution de l’économie des services », Développement durable et territoires [En ligne], Points de vue, mis en ligne le 02 septembre 2008, consulté le 03 janvier 2013. Disponible sur :

http://developpementdurable.revues.org/6423

Document 9– Ce site est consacré à l’Odyssée Électrique qui se trouvent être un tour du monde a bord d’un véhicule électrique, ce qui a pour but de valoriser l’image des véhicules électriques auprès du grand public et de le rassurer sur la capacité de ce mode de transport à répondre à ses besoins .disponible sur :

http://www.electric-odyssey.com/exemple-titre

Document 10– Equipe WIKIPEDIA, Gaz de Pétrole liquéfié. WIKIMEDIA, WIKIPEDIA [en ligne]. WIKIMEDIA, 7 novembre 2003, mise à jour 7 décembre 2012. Disponible sur :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_p%C3%A9trole_liqu%C3%A9fi%C3%A9

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La Terre se restreint, conquérir Mars, une alternative ?

Mars, photo de la NASA

Mars, photo de la NASA

La planète va mal…

L’Homme, et ses avancées techniques, scientifiques et médicales, font que la Terre s’épuise, et ce de plusieurs façons:

Le nombre d’humains étant en constante augmentation, notre planète aurait donc tendance à nous paraître de plus en plus petite.

Les nouvelles technologies demandent des matériaux rares, que notre planète contient mais ne peut produire; nous somme en train de l’épuiser.

La majorité de nos matériaux synthétiques, carburants et moyens de production d’énergie proviennent du pétrole, or nous consommons cette ressource plus vite que le planète en produit, nous asséchons donc cette ressource.

Nous rendons notre planète malade en la polluant, et nous avec: la pollution de l’eau, de l’air et du sol nous affecte directement, ainsi que la faune et la flore: nos moyens de locomotion rejettent énormément de gaz à effet de serre, et détruisent la couche d’ozone, nos déchets polluent l’eau, ce qui détruit des espèces et des écosystèmes entiers, et nos rejets médicamenteux nuisent eux aussi à notre environnement (la pilule contraceptive provoque la stérilité d’espèces aquatiques). Les déchets nucléaires sont également un problème dans le sens où nous ne savons pas (encore) comment les traiter, et que nous les stockons comme nous le pouvons, parfois au détriment de l’environnement.

 

La majorité de nos erreurs passées sont quasi ineffaçables (essais nucléaires, réchauffement planétaire, sols pollués …) et notre planète devient de plus en plus pauvre en ressources, nous avons donc un choix à faire: rester et s’adapter/stagner ou partir et recommencer à zéro avec plus de prudence.

Nous verrons, pour commencer, ce qui nous est indispensable pour une telle conquête, nous aborderons également les différents projets mis en place actuellement pour préparer les prochains astronautes à un éventuel voyage, et nous finiront par la notion de terraformation de la planète rouge, qui marquerait le début du peuplement de Mars.

À la conquête d’un nouveau monde

Astronaute, photo de la NASA

Les planètes habitables

Il existe dans notre galaxie plusieurs planètes ayant les ressources nécessaires afin d’y rendre la vie possible, seulement ces planètes se trouvent hors de notre portée car elles sont située sur d’autre systèmes, à plusieurs années lumières de la Terre, nous ne pouvons donc y accéder.

Pour qu’une planète soit habitable par l’Homme, elle doit posséder plusieurs caractéristiques :

– Présence d’eau sous ses trois états (l’eau liquide est nécessaire pour la Vie, l’eau sous forme de vapeur est necessaire pour former une atmosphère)

– Une pression ni trop faible, ni trop forte (sous peine d’être « broyé » ou « dépressurisé »)

– Un sol (les planètes gazeuses ne conviennent donc pas)

– Une certaine distance de leur étoile (afin de reçevoir de l’énergie sous forme de lumière, mais pas trop: il ne faut ni brûler, ni geler, et permettre la photosynthèse ainsi qu’un effet de serre bénéfique et protecteur)

– Une atmosphère (arrêtant les radiations émises de l’étoile)

Si une planète ne contient pas ces caractéristiques, la vie ne peut s’y développer.

 

L’atmosphère de Mars est extrêment riche en eau (Document 1) et la planète a un sol solide et est dans un périmètre raisonnable du soleil: les contraintes restantes pour la viabilité sont la pression et l’atmosphère, toute deux liées.

L’avènement des équipements spatiaux

Voici une copie de Rover, sonde d’exploration et d’analyse.

L’Homme, comme toute forme de vie, ne peut pas vivre dans l’espace. Il lui est donc indispensable de se préparer, et de trouver, ou plutôt de concevoir, des équipements qui lui permettront de rester en vie une fois en dehors de l’atmosphère terrestre, et, peut-être, dans des atmosphères hostiles.
Seulement, pour concevoir de tels équipements, il faut savoir où nous allons « mettre les pieds »; c’est pour celà que nous envoyons, depuis bon nombre d’années, des sondes et drones, en « éclaireurs », dans l’espace et sur d’autres planètes, afin d’en savoir plus sur les potentiels dangers qui pourraient mettre en péril une éventuelle mission habitée.

C’est ainsi que nous voyons la naissance de nombreux robots dignes d’oeuvre de science fiction, qui sont capables de prélever et d’analyser l’atmosphère ou le sol d’une planète, qui sont à la recherche de vie extraterrestre, ou encore des « mini-droïdes » de l’ordre du nanomètre, lâchés en essaim de très grand nombre capables selon leur disposition entre eux, de former des engins ou des instruments (antenne) servant par exemple de relais entre les astronautes et la Terre (ce projet est en cours de réalisation, les prototypes font actuellement plusieurs dizaines de centimètres)(Document 2).

De plus, les données recueillies par ces éclaireurs permettront de mettre au point des combinaisons répondant exactement aux attentes voulues, rendant presque négligeables les risques d’une sortie hors de notre atmosphère.

 

Tout ces équipements serviraient à une première mission sur Mars, dans le but d’y faire des analyses complémentaires de celles des sondes. Seulement, conquérir Mars pour améliorer la vie sur Terre, ou encore pour s’y installer, nécessiterait des moyens énormément plus grands, car l’atmosphère étant insuffisante et non respirable, il faudrait se promener avec une combinaison, et avoir des logements et véhicules préssurisés et ayant des reserves d’oxygène…

Une autre solution, qui relève plus de la science fiction que du réalisable, serait la terraformation.

Prêt pour un tel voyage !

Départ d’une navette spatiale, par Wikipédia et Jurvetson

Les astronautes s’entrainent déjà pour ce voyage ! Des essais effectués en isolement pendant six mois par des volontaires on été effectués, ce dans le but d’analyser le comportement et les capacités d’adaptations des futurs voyageurs à un voyage sur Mars.

Des candidatures ont également été lancées pour l’obtention de places dans le même objectif: l’ensemble de ce projet serait suivi par une télé-réalité, ce qui permetterait d’aider au financement du projet final, à savoir le vrai départ pour Mars; le projet Mars One (Document 3 et Document 4).

Cet aspect médiatique et d’actualité risquerait pourtant de ressembler, à la longue, aux télé-réalités que nous connaissons aujourd’hui, ce qui nuirait à ce projet, qui à la base, était tout à fait vraisemblable.

 

Les industrie sont également en marche: comme dit plus haut, des combinaisons sont en cours de réalisation.

Plusieurs prototypes sont aujourd’hui en projet; des combinaisons disposant d’une aide mécanique pour les mouvements (à cause des résistances de la combinaison). La notion d’agilité est également mise en avant: les combinaison actuelles ne permettent pas certains mouvements, ou les rendent extrêmement difficiles.

Point de vue sécurité, il faut également que les combinaisons soient réparables facilement et n’importe où, sans quoi la durée de vie des astronautes serait considérablement réduite en cas de déchirure. C’est ainsi que nous commençons à voir apparaitre des matériaux et des alliages à mémoire de forme, qui confèrent agilité et résistance. Les casques contiendraient de véritables ordinateurs de bords permettant l’analyse comme la communication, avec un système d’affichage sur la visière, semblable au système d’affichage des pilote d’avions de chasse (Document 5).

 

Du cotés des moyens pouvants permettre aux Hommes de survivre à de telles aventures, on peut trouver les moyens de fabrications d’énergie électrique, essentiellement solaire, mais également sur les moyens de productions de vivres; les Chinois ont mis au point un moyen de pratiquer de l’agriculture hors de notre atmosphère (Document 6), ce qui signifie que les équipes envoyées seront en totale autonomie.

Terraformer Mars ?

Mars terraformée, vue et réalisée par l’internaute Gothicpagan

La terraformation

La terraformation est issue de la science fiction, mais est toute fois un sénario possible, qui consiste à donner à une planète les mêmes caractéristiques que la Terre, et donc la rendre viable aux espèces terrestres. Un film de science fiction, « Planète rouge « , sorti le 29 Novembre 2000, et réaliser par Antony Hoffman, fait mention d’une terraformation par des plantes génétiquement modifiées qui changeraient l’atmosphère de Mars pour la rendre respirable et vivable.

Le sénario le plus réaliste serait de libérer la glace de Mars, de la faire fondre par divers moyens: une fois sous forme de gaz, un effet de serre se mettrait en place, et ferait fondre la glace restante, amplifiant le phénomène jusqu’à la formation d’une atmosphère durable.

Une fois l’atmosphère établie, des plantes pourront être envoyées pour changer la composition de l’atmosphère, et alors seulement les Hommes pourront peupler Mars.

Comment terraformer Mars ?

Afin de faire fondre les glace de Mars, plusieurs moyen ont été imaginés, comme par exemple placer des miroirs géants qui devront refléter la lumière du soleil, ou encore des explosions nucléaires (Document 7).

Un autre projet de terraformation à également été imaginé: installer sur Mars des « usines » contenant des plantes qui seront placées sous rayon UV, et qui échangeraient ainsi le CO2 de l’atmosphère par du dioxygène.

L’eau ne manquant pas sur Mars (son atmosphère en est saturée), il ne manque que de l’oxygène pour amorcer la vie sur la planète rouge.

Pour ce qui est des ressources non-vitales, tel que les minerais, des appareils robotiques, ou sattellites, pourraient voir le jour; ils iraient collecter les minerais, l’eau de les gazs présent sur les comètes, et les ramèneraient à la base (Document 8).

 

La recette de la conquête de Mars

Pièces de monnaie, par « J »

Conquérir Mars aurait des avantages énormes pour l’humanité; en plus de relancer l’économie par la confection des équipements spatiaux et par le travail que fournirait ce projet, la découverte de nouvelles ressources, et sans oublier le travail que fournirait le peuplement de Mars serait en tout point positif pour toutes les nations participantes.

De plus, notre planète commençant à se faire petite par rapport à la démographie sans cesse croissante, le « gain de place » que fournirait la conquête de Mars ne serait pas de refus !

Un tel projet serait également bénéfique pour la coalition des pays participants à cet ouvrage; économiquement comme socialement, ces pays renforceraient leurs liens, et deviendraient de plus en plus solidaires.

Nous avons les moyens techniques, technologiques et matériels de ce projet, seul l’aspect financier est incertain , ces moyens sont d’ailleurs mis en avant dans le projet Mars Direct (Document 9 et Document 10)…

Aussi, pourrions-nous voir un jour une entraide des pays pour le bien de toute la planète ?

Hézard Nicolas,

BTS Gemeau

 Les documents:

Document 1: CNES, de l’Espace pour la Terre (en ligne), L’atmosphère de Mars saturée de vapeur d’eau ! ( http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/9579-st-l-atmosphere-de-mars-sursaturee-de-vapeur-d-eau.php , 30 septembre 2011)
 
Document 2: Courrier International n° 1150, L’avènement des mini-vaisseaux (p 50-51), Maggie McKee, 15 novembre 2012
 
Document 3: Le Monde.fr (en ligne), SIDÉRAL – Aller-simple pour Mars : la sélection des Terriens intéressés commence dans trois mois ( http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/05/sideral-aller-simple-pour-mars-la-selection-des-terriens-interesses-commence-dans-trois-mois/ , 5 décembre 2012 )
 
Document 4: Futura Sciences (en ligne)Mars One, le projet d’un aller simple pour la Planète rouge ( http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/mars-one-le-projet-dun-aller-simple-pour-la-planete-rouge_39172/ , Jean-Luc Goudet, 6 juin 2012)
 
Document 5: Courrier International n°1150 – Un Nouveau Monde, La nouvelle conquête spatiale (p 48), Erik Sofge, 15 novembre 2012
 
Document 6: Le Monde.fr (en ligne), Soupe Cosmique, les Chinois sont prêts à planter un potager sur Mars ( http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/04/soupe-cosmique-les-chinois-sont-prets-a-planter-un-potager-sur-mars/), 4 décembre 2012
 
Document 7: Science In School La vie sur Mars: terraformer la Planète Rouge
( http://www.scienceinschool.org/2008/issue8/terraforming/french )3 Aout 2010
 
Document 8: Courrier International n°1150, Besoin de minerais ? Creusez un astéroïde ! (p 52), Michael Belfiore, 15 novembre 2012
 
Document 9: Le Point.fr (en ligne )Le scénario fou de la colonisation de Mars (http://www.lepoint.fr/science/le-scenario-fou-de-la-colonisation-de-mars-02-08-2012-1493376_25.php ), Frédéric Lewino, 2 Aout 2012
 
Document 10: Le Point.fr (en ligne), La conquête de Mars (peut-être) pour après-demain, ( http://www.lepoint.fr/actu-science/la-conquete-de-mars-peut-etre-pour-apres-demain-03-06-2010-462594_59.php  ), Frédéric Lewino, 3 juin 2010
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Tourisme médical : une réalité ?

      Les premiers déplacements pour se soigner existent depuis les temps anciens. A titre d’exemple, le mer Morte est reconnue depuis l’Antiquité comme un lieu de traitement de certaines maladies de la peau (psoriasis), du fait de la forte filtration des rayons ultraviolets provoquée par l’intense évaporation de l’eau de mer. De même, dans la Grèce antique, des pèlerins convergeaient de toute la Méditerranée pour se faire soigner au monastère du « dieu médecin » Asclépios, à Epidaure. Mais, c’est plus particulièrement  à partir du XVIIIe – XIXe siècle, que cette mobilité de santé prend de l’ampleur avec le développement du thermalisme et l’avènement d’un tourisme de bien-être. Parallèlement, les bienfaits climatiques de certains lieux (ensoleillement, air pur) ont été utilisés pour traiter des maladies respiratoires ou la tuberculose (sanatorium).

Ce n’est que depuis les années 1980 que ce que l’on nomme « tourisme médical » s’oriente vers des soins sophistiqués et techniques. Et s’il s’intéressait dans un premier temps essentiellement  à la chirurgie esthétique, il concerne à présent tout type de maladie. Dans notre travail, nous nous sommes demandés si le tourisme médical était aujourd’hui une pratique avérée ?

L. et W. Menvielle « le tourisme médical, une nouvelle façon de se soigner », ainsi que N. Anido Freire «  l’essor du tourisme médical : joindre l’utile à l’agréable » et C. Le Borgne « le tourisme médical : une nouvelle façon de se soigner », constatent le développement du tourisme médical et ses causes. D. Pierrat « tourisme médical », R. Rivais « le tourisme dentaire séduit les familles modestes » et N. Tatu « la roulette hongroise », démontrent, dans des articles plus populaires, la vulgarisation du tourisme de santé.
On ne peut plus nier aujourd’hui l’existence du tourisme médical et on comprend les facteurs qui permettent son essor. Les états ont eux aussi pris conscience de ce phénomène mondial et sont très attentifs aux retombées socio-économiques.


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« Conjuguer voyage et panacée » de Deleaud C. est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

Le tourisme médical : un concept en pleine évolution 

      Le tourisme médical se définit comme le déplacement, dans un pays autre que celui de sa résidence habituelle, pour s’y faire soigner. Le touriste dont le voyage est motivé par des soins médicaux est défini comme un touriste médical ou patient international.

Le tourisme médical revêt deux formes. Soit le patient organise lui-même son voyage et s’adresse directement aux prestataires de services médicaux locaux, soit il contacte une agence de tourisme médical qui gère l’ensemble des prestations liées aux soins médicaux, combinés à des services touristiques. Ce type de société s’est développé dans le monde. Chaque pays en possède plusieurs, l’Amérique du Nord est dans ce domaine pionnière et leader ; « Ypsée » est la première créée en France en 2007.

Il n’existe pas de données précises ni sur le nombre de personnes qui voyagent à l’étranger afin de recevoir des soins, ni sur la progression du tourisme médical car cette pratique découle du droit privé. Seules des estimations sont suggérées. Dans son article, C. Le Borgne rapporte que selon le « Baromètre Cercle Santé-Europ Assistance (…) [qui étudie les préoccupations en matière de santé] de cinq pays européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Suède), 65% des européens se déclarent prêts à se faire soigner à l’étranger pour bénéficier de soins non disponibles dans leur pays d’origine, 61 % sont favorables à l’accueil à titre payant de patients étrangers dans leur pays et 73 % estiment que les soins prodigués par des médecins ayant obtenu leur diplôme en dehors de la Communauté européenne sont identiques à ceux d’un  médecin diplômé hors d’Europe ». Cette étude montre également que les jeunes sont plus favorables à ce nouveau mode de soins, ce qui peut laisser présager une augmentation du phénomène (5). En 2006, De Greef et Thomaes (1) ont estimé à 19 millions par an,  le nombre  de patients se rendant à l’étranger pour des soins médicaux. Ils ont comparé ce chiffre avec les 908 millions de touristes annuels dans le monde, ce qui représente 2 % du nombre total des touristes avec peut-être 5 à 10 % des dépenses effectuées.

Si la Hongrie est reconnue pour sa compétence en soins dentaires, la Tunisie et le Brésil se sont spécialisés en soins esthétiques. On vient du monde entier pour se faire opérer des yeux à Moscou ou à Cuba, mais c’est surtout en Asie où se développe une offre de destinations et de spécialités hors du commun avec l’Inde qui possède des pôles hospitaliers ultramodernes spécialisés dans la cardiologie de pointe, tandis que les Philippines sont reconnues comme le centre d’excellence de la transplantation rénale, et la Thaïlande parmi toutes ses offres, excelle dans la pratique de la fécondation in vitro (voici une carte du monde qui nous indique les différents pays avec leurs spécialités médicales).

Mais pourquoi choisir de quitter son pays pour se faire soigner ?

(5) Le Borgne, Catherine. Le tourisme médical : une nouvelle de façon de se soigner. Les tribunes de la santé, février 2007, n° 15, p. 47-53.

(1) Anido Freire, Naïade. L’essor du tourisme médical : joindre l’utile à l’agréable ? Cahier de la recherche de l’ISC Paris, premier trimestre 2010, n° 26, p. 10-62. Etude de  De Greef S. et Thomaes R., 2006, Audace et Soins, Internationalisation du secteur médical belge (21/09/2006), FEB (Fédération des Entreprises Belges), 68 p., Belgique

Pourquoi se faire soigner à l’étranger ?

      « L’argent est le nerf de la guerre », et le tourisme médical n’échappe pas à la règle. Le faible coût des soins pratiqués dans les pays émergents et en développement, est le facteur le plus attractif. Ceci est particulièrement vrai dans les pays où peu de personnes bénéficient de l’assurance maladie (Etats Unis) ou bien si celle-ci diminue ses bases de remboursement à cause de l’augmentation de son déficit (sécurité sociale française). Alors, lorsque la possibilité de bénéficier de tarifs au moins trois fois inférieurs avec une prise en charge et une qualité de soins identiques, et pourquoi pas dans un lieu idyllique, le patient-touriste hésite peu (un lifting du visage pratiqué en Europe pour un montant de 12 500 $, coûtera 4 500 $ au Brésil (6), pendant que des soins dentaires de qualité réalisé en Hongrie sont deux à trois fois moins chers qu’en France (9)).

Un autre facteur de départ est relatif aux listes d’attente, parfois longues pour l’obtention de certains soins. Ce phénomène se retrouve particulièrement pour les patients britanniques et canadiens ; en Angleterre, le système de soins fournit des soins presque gratuits mais le manque de structures et de personnels font que les délais d’attente pour une intervention sont très longs ; on peut estimer à 1,2 millions de britanniques qui attendaient une intervention en 2003 (5).

L’essor du tourisme de santé est également la conséquence de l’amélioration et du développement des moyens de transport rapides à bas coût, le monde n’est plus inaccessible ! De même, la multiplication des moyens de communication et d’information (internet, téléphonie, visioconférence) donne à chacun  l’opportunité de se documenter et de comparer  les offres de soins sur la planète.

Par ailleurs, le « touriste médical » ne craint pas de s’expatrier pour se faire soigner. En effet, la qualité et les compétences des personnels médicaux dans les pays pourvoyeurs de ce type de tourisme est tout à fait comparable à ceux des pays développés. Souvent même, ils y ont effectué leurs études médicales. Les établissements de santé quant à eux, possèdent les équipements médicaux de pointe, rapidement et largement amortis par le nombre d’interventions effectuées. De plus, certains appareillages médicaux ou médicaments ont vu leur production délocalisée dans ces mêmes pays.

Pour d’autres, le tourisme médical est une façon d’échapper aux lois de leur pays. Depuis longtemps, c’est le cas de l’avortement, quand les femmes quittent leur pays soit parce qu’il est illégal ou bien parce qu’elles ont dépassé le délai légal. Il en est de même pour les interventions ayant une connotation sexuelle : procréation médicalement assistée (don d’ovule, don d’embryon, diagnostic préimplantatoire, fécondation in vitro…), mère porteuse où certains pays ont une législation plus libérale. Enfin, on peut citer le cas particulier de l’euthanasie autorisée dans très peu de pays (Suisse) et dans lesquels des patients étrangers en fin de vie décident de se rendre.

Aussi, l’explosion du tourisme médical a modifié la perception de ce phénomène par les pays.

(6)    Etude de Bovier (2008) – Menvielle, Loïck ; Menvielle, William. Le tourisme médical, une nouvelle façon de voyager. Téoros, 2010, vol. 29, n° 1, p. 109-119.

(9) Tatu, Natacha. La roulette hongroise. Le Nouvel Observateur, 6-12 août 2009, n° 2 335, p. 44-46.

(5) Le Borgne, Catherine. Le tourisme médical : une nouvelle de façon de se soigner. Les tribunes de la santé, février 2007, n° 15, p. 47-53.

Impact du tourisme médical pour les pays

      Si le tourisme médical s’est développé aussi rapidement ces dernières années, c’est peut-être qu’il existe une inadéquation entre l’offre et la demande de soins de santé dans les pays riches. Dans les pays anglo-saxons, les pouvoirs publics l’encouragent même, plutôt que d’investir dans leur propre système de santé. En effet, les remboursements de ces soins moins onéreux sont très favorablement accueillis par les systèmes de prise en charge. Par ailleurs, la population vieillissante s’accroît, et de fait, les besoins de santé sont de plus en plus importants. La baisse des remboursements et la fermeture d’établissements de soins, pour réduire les déficits, favorisent ce déplacement à but thérapeutique, pour une population malgré tout souvent favorisée. Parfois, cette nouvelle patientèle étrangère dans les pays émergents permet de faire bénéficier à la population locale des progrès et techniques médicales actuels ainsi que d’un savoir-faire de qualité. Bien sûr, on s’aperçoit aussi que les médecins et les personnels soignants locaux désertent le service public pour s’installer dans le secteur privé bien plus lucratif. Ainsi, le tourisme de santé peut aussi contribuer à maintenir ou aggraver des inégalités sociales, à l’échelle locale et internationale.

Par ailleurs, pour les pays qui l’accueillent, le tourisme médical est en passe de devenir un secteur économique majeur et ils ont bien compris l’intérêt qu’ils ont à le soutenir. En effet, le tourisme médical permet le développement du secteur de la santé et des services d’accueil des patients et de leurs accompagnants (hôtellerie, transport, alimentation). Il est en outre, une source d’emplois non négligeable et un apport de devises étrangères loin d’être dérisoire. De même, pour les pays « exportateurs » de patients-touristes, l’intérêt économique est également positif, avec l’apparition de sociétés intermédiaires créant ainsi un nouveau secteur d’activité, mais aussi avec la diminution des dépenses de santé. A long terme, cette façon de consommer du soin pourra peut-être faire diminuer les tarifs locaux pour s’adapter à la concurrence.

Cependant, le tourisme médical possède également ses controverses. Parmi les plus médiatiques, la greffe d’organes reste une interrogation majeure quant à sa contribution à un trafic indigne et scandaleux. Mais également, la disparition de la relation médecin-patient, qui est la base de la confiance dans une démarche thérapeutique, questionne sur la mutation du secteur de la médecine, devenu un marché à part entière. Et dans une course à réaliser des bénéfices, le risque de favoriser des contrefaçons de médicaments et d’appareillages médicaux est réel. De plus, la plupart des interventions réalisées à l’étranger n’assurent pas de suivi médical, à moins de se rendre à nouveau sur place. Il est alors difficile, pour le patient de gérer des complications postopératoires (éloignement, nouvelle équipe médicale) et de faire reconnaître le préjudice. D’un point de vue éthique plus général, la création de complexes de santé privés pour étrangers, à côté de dispensaires vétustes pour la population locale reste un fait concret qui embarrasse.

      Pour conclure, le tourisme médical, pratique déjà bien implantée dans les pays anglo-saxons, continue de progresser. Il soulève pourtant un certain nombre de questions marketing comme la vente de « forfaits médicaux ». La mondialisation, par la diffusion rapide de l’information, la mobilité simplifiée grâce à des moyens de transport performants, une économie internationale, et l’exacerbation de la consommation ont transformé la santé en une « marchandise » disponible.

Bien sûr, l’augmentation de la population mondiale et son vieillissement encourage la demande croissante de soins à des coûts de plus en plus compétitifs, sans en dévaloriser la qualité.

Aux instances internationales de contrôler le phénomène du voyage à but thérapeutique pour qu’il ne devienne pas un facteur d’aggravation des inégalités d’accès au soin, mais plutôt un tremplin pour que chaque individu puisse bénéficier des structures de santé légitimement espérées.

Le tourisme médical semble en bonne santé…

DELEAUD Benoît

MOUTENET Fabien

Bibliographie :

– 1 : Anido Freire, Naïade. L’essor du tourisme médical : joindre l’utile à l’agréable ? Cahier de la recherche de l’ISC Paris, premier trimestre 2010, n° 26, p. 10-62.

– 2 : Barla, Jean-Christophe. Ypsée espère s’envoler grâce à la mobilité médicale. La Tribune, 8 juillet 2011, n° 4761, p. 12.

– 3 : Constanthin, Paul ; Evrard, Alexandre ; Gautier, Morgan et al. Tourisme Médical, Immersion en Communauté. Université de Genève, Mai-Juin 2011. Chap. 1-8, Introduction-Le tourisme médical en Suisse-Les acteurs-Cadre légal et Assurances-Conséquences du tourisme médical-Ethique-L’Avenir du Système de Santé : entre Décisions politiques et Considérations financières-Conclusion, p. 4-50.

– 4 : De Clayssac, AnoukGuide du Tourisme Médical et Dentaire. Delville santé. Piktos, Mars 2011. Chap. 1-2, Introduction-Généralités, p.14-31.

– 5 : Le Borgne, Catherine. Le tourisme médical : une nouvelle de façon de se soigner. Les tribunes de la santé, février 2007, n° 15, p. 47-53.

– 6 : Menvielle, Loïck ; Menvielle, William. Le tourisme médical, une nouvelle façon de voyager. Téoros, 2010, vol. 29, n° 1, p. 109-119.

– 7 : Pierrat, Dominique. Tourisme médical. Top Santé, janvier 2012, n° 256, p. 60-65.

– 8 : Rivais, Rafaële. Le tourisme dentaire séduit les familles modestes. Le Monde [en ligne], mercredi 19 Août 2009 [consulté le 8 décembre 2012]. Disponible sur : http://www.ypsee.com/fichiers_site/a102ypse/contenu_pages/le%20monde.pdf

– 9 : Tatu, Natacha. La roulette hongroise. Le Nouvel Observateur, 6-12 août 2009, n° 2 335, p. 44-46.

– 10 : Tremblay, MonicaTourisme médical : quel rôle pour l’état ? Laboratoire d’étude sur les politiques publiques et la mondialisation. ENAP, février 2012, 21 p.