Le tourisme durable peut-il apporter une alternative au tourisme traditionnel ?

Nous commencerons par vous souhaiter une bonne lecture de notre article en espérant que notre sujet ai retenu votre attention…

« Développement durable du tourisme, tourisme durable ou tourisme responsable : trois expressions pour qualifier une même dynamique »(developpement-durable.gouv).
Le tourisme durable c’est avant tout un type de voyage qui s’adresse aux personnes qui désirent participer à la préservation des lieux qu’ils vont fréquenter.
S’intéresser à ce sujet c’est aussi un moyen de prendre conscience des problèmes de durabilité que l’on retrouve partout dans le monde.
Selon une enquête GMV de 2010, 88% des voyageurs français se disent prêts à agir en faveur de l’environnement mais seulement 56% d’entre eux sont prêts à payer plus cher pour une destination écologique.
Nous nous sommes donc demandé si le tourisme durable pouvait apporter une alternative au tourisme traditionnel ?
Pour développer d’avantage notre sujet, nous nous sommes appuyés sur essentiellement le site internet du ministère de l’écologie. D’autres sites comme celui de la WWF et le site sur la mobilité durable nous servent de support. Nous disposons également d’un livre sur le tourisme solidaire.
Dans un premier temps nous vous indiquerons comment voyager responsable, puis nous développerons l’aspect de préservation des lieux touristiques. Enfin nous aborderons quels sont les débouchées de ce mode de tourisme.

Comment voyager responsable ?

Le tourisme durable est une démarche personnelle, il n’y a pas de protocole obligatoire c’est une initiative que chacun est libre d’adopter.
Pour voyager dans le cadre du tourisme durable il a 4 étapes que l’on peut s’approprier. Le site du ministère du développement durable nous donne ses astuces.

_ La destination : En France ou à l’étranger ? Le voyage responsable peut s’appliquer partout. Cependant d’un point de vue écologique et économique les destinations qui nécessite un voyage en avion sont moins viables.

_ Le transport : Une fois arrivé sur le lieu de visite, il est préférable d’utiliser des transports écologiques par exemple : le vélo, les transports en commun, la marche à pied, le cheval, le pédalo…

_ L’hébergement : Chez l’habitant ou a l’hôtel ? Les deux sont envisageables. L’hôtel favorise le développement économique du pays.
Chez l’habitant vous pouvez laisser une trace positive de votre passage en offrant un présent a votre hôte.
Dans tous les cas il est important de limiter votre consommation d’eau et d’électricité.

_ Sur place,  je respecte :
La culture des populations locales : Le code vestimentaire est une règle propre à chaque pays.
Les clichés intempestifs peuvent être gênants, une autorisation est nécessaire lorsque l’on veut prendre une personne en photo.
Les visites de monuments ou musées sont dotés d’un règlement qu’il est préférable de suivre à la lettre.
On peux faire preuve de partage en cédant son matériel après son voyage. Par exemple si on ne se sert plus de sa lampe ou de sa gourde on peux en faire dont aux populations locales.

Pour en savoir plus consulté le site du Green passeport : www.unep.org

L’article du magasine en ligne tourmag.com nous cite un des partenaires du tourisme durable. L’association voyageurs du monde est particulièrement sensible au respect des populations dans leur environnement. Le PDG de cette association Jean-François Rial fait des dons aux ONG de solidarité.
La WWF est également partenaire du tourisme durable, elle organise des voyages dépaysant mais non loin de la France. Plus d’informations sur : www.gites-panda.fr

« Seule reste l’empreinte de nos pas » nous énonce Michèle Sani, c’est le fondement du tourisme responsable.

Préservation des lieux touristiques

Dès les années 1970, la dimension environnementale est apparue comme fondamentale pour l’Homme dans le domaine du tourisme. Cependant, ce n’est que très récemment qu’une définition de cette forme de tourisme put enfin se trouver :

L’écotourisme est une forme de tourisme visant à maintenir les bénéfices socio-économiques que tirent les acteurs du territoire, tout en prenant en compte les milieux naturels et en les respectant le plus possible. La notion d’écotourisme cherche aussi à allier le tourisme avec le bien-être des populations locales. Cette méthode passe avant tout par une combinaison d’éducation et de sensibilisation.

L’écotourisme, notion défini ci-dessus apparu il y a une trentaine d’année, mais ce type de tourisme fut souvent laisser de côté. En effet, par le passé, nombreux furent les gens à considérer cette méthode comme utopique ou trop idéaliste. Cependant, cette idéologie trouva une autre utilité. Beaucoup d’organismes touristiques s’en servaient comme publicité pour attirer le maximum de clients.

En 2002, l’écotourisme devient réalisable et une notion de premier plan pour les organismes touristiques. Cette méthode reprend ce qu’avait déjà mis en place le tourisme durable en insistant toutefois beaucoup plus sur le plan environnemental. L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) lui définit alors des objectifs :
· Etre une source d’emplois et de revenus pour les populations autochtones
· Créer une prise de conscience générale sur l’importance de l’environnement aux populations locales mais aussi aux touristes. (L’écotourisme favorise ainsi des voyages par plus petits groupes qu’un tourisme traditionnel, limitant ainsi les impacts sur les espaces naturels locaux.)

Cette méthode propose ainsi de nouvelles alternatives à tous les niveaux pour une expérience touristique :
· Le transport pour voyager: favoriser les transports en communs plutôt que de prendre chacun sa voiture « individuellement »
· La question de l’hébergement, on peut tout à fait s’enfermer dans les hôtels prévus à cet effet, mais être héberger par un habitant est bien plus enrichissant. En effet, cela permet de mieux s’intégrer et comprendre les us et coutumes locales. De plus, l’habitant peut aussi enseigner le touriste sur les problèmes rencontré dans la région à tous les niveaux, dont l’environnement et ainsi sensibiliser pour au final aboutir à un comportement plus respectueux des espaces naturels.
· Mais aussi le partage de l’équipement en fin de séjour. Tout ce qui ne sert plus à quelqu’un peut faire le bonheur d’un autre.

L’écotourisme doit encore relever encore de nombreux défis. Par exemple, celle de la répartition de la richesse naturelle d’un territoire entre les acteurs. On sait qu’en Espagne, un touriste consomme en moyenne 40 litres d’eau, soit le double de ce que consomme un habitant espagnol. (Ministère de l’environnement, du développement durable et de l’énergie). Le problème de la production de déchets est aussi à sérieusement prendre en considération, une région hautement touristique comme la Provence-Alpes-Côte d’azur se voit obliger de traiter environ350 000 tonnes de déchets chaque année…

En somme, l’écotourisme protège par ses actions de sensibilisation pour que les touristes adoptent un comportement respectueux de la faune, la flore mais aussi aux populations vivant dans ces régions du globe, et ses alternatives de voyage les environnements naturels des régions touristiques. Mais il reste encore beaucoup à faire si l’on se réfère ne serait-ce qu’à la question de l’émission de CO2 qui pourrait représenter d’ici 2050, 10 à 20% des émissions mondiales…

Le futur de ce nouveau tourisme


Le problème de ce nouveau tourisme est qu’il doit désormais s’imposer de façon durable et non plus comme une simple alternative. Le problème reste qu’on ne peut appliquer ce système en délaissant le tourisme traditionnel. En effet, les petits groupes qu’imposent cette méthode par exemple, diminueront forcément le chiffre d’affaire des structures touristiques, car elles ne pourront placer autant de personne qu’habituellement au même endroit…
Ce système tend toutefois à s’imposer dans certaines régions. Si l’on prend à l’échelle de l’état français par exemple, le nombre de voies vertes est en pleines expansions. Ces voies, strictement réservées aux véhicules non motorisés ainsi qu’aux piétons. Celles-ci permettent de se balader, de découvrir la région sans être déranger par les véhicules et la pollution sonore qu’ils peuvent provoquer ainsi, que maintenir les milieux naturels en état sans que l’écosystème soit perturber par les polluants dégagés. Cette méthode s’est donc largement répandue, tout particulièrement tout au long de la Loire. La plupart du temps, ces régions mettent aussi à disposition des touristes des vélos en location. A Lyon, en Rhône-Alpes, toute la ville est équipée de vélo que l’on peut louer. Ce système des vélos en libre service s’étend à l’heure actuelle sur quasiment l’intégralité du territoire Français.

Sur un plan social, le tourisme durable apporte beaucoup aux populations locales. Du fait qu’on les considère plus, les contacts entre le touriste et l’hôte sont moins tendus. Le fait que, par exemple, le touriste aille habiter, le temps de son séjour chez un habitant, et s’il se plie aux us et coutumes, cela est perçu comme un réel effort, et accélère le phénomène d’immersion qui assure un séjour réussi.

On peut toutefois penser, qu’avec le soutien des organisations qui régissent le tourisme comme l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), avec des aides sous formes de subventions pour ce tourisme plus respectueux des populations et des milieux naturels qu’elles habitent, celui-ci pourraient s’imposer de façon durable sur la scène internationale. Le fait que les Nations Unies, lors du sommet mondial de l’écotourisme en 2002, proclament une définition claire de se tourisme et s’y intéressent, démontre une prise de conscience générale de l’urgence d’agir. Depuis cette période, les résultats sont plutôt encourageants, le système des vélos libre services en attestent, ainsi que le développement des vélos électriques copiant les voitures, même si ces derniers présentent parfois des gros problèmes d’autonomie, on peut toujours souligner l’effort mis en place.

Au final, cette forme de tourisme propose de nombreux débouchés socio-économiques, qui, dans les années à venir ne demandent qu’à être exploités (développement de plus de logements au contact des populations locales, offrir plus de postes de guides aux personnes habitant les régions touristiques favorisant ainsi un meilleur échange entre l’arrivant et l’hôte…). Il faut encore attendre pour voir un peu plus concrètement les progrès qu’auront faits le tourisme durable et l’écotourisme, en effet ce sont des formes de touristes relativement jeunes, il faut donc leur laisser encore un peu de temps pour pouvoir réellement juger si elles pourront s’imposer sur le long terme ; on ne peut, à l’heure actuelle que faire des suppositions, même si l’on ne peut qu’être optimistes devant la progression de ces deux formes de tourismes.

Pour conclure nous retiendrons simplement que le tourisme durable propose un certain nombre de solutions pour l’avenir. Tout comme le développement durable c’est une manière d’encourager l’économie en protégeant la planète et ainsi les générations futures.
Le tourisme durable peut donc se substituer au tourisme traditionnel. Cependant encore beaucoup de personnes n’ont pas connaissance de cette alternative, c’est pourquoi nous avions décidé de parler de ce sujet.
Malgré l’appariation du tourisme durable, est-il possible de voir un réel changement dans le comportement de chaque touriste ?

Marine DUTARTE

Emile BROYER

Bibliographie

Fontaine, Camille, Labourdette Jean-Paul , Auzias Dominique ,… et al. Tourisme solidaire Petit Futé, 2012. (192p)
Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie[en ligne].Ministère de l’écologie et du développement durable et de l’énergie, 21 juillet 2011-, mise à jour le 2 juillet 2012[consulté le 22 janvier 2013].Disponible sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-tourisme-en-quelques-chiffres.html

WWF. Pour un tourisme durable[en ligne].WWF, [consulté le 13 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.wwf.fr/s-informer/nos-missions/modes-de-vie-durables/pour-un-tourisme-durable

Sani, Michèle.Tourisme durable : un idéal de solidarité et de responsabilité [en ligne].TourMag.com, 1 mars 2006-, [consulté le 27 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.tourmag.com/Tourisme-durable-un-ideal-de-solidarite-et-de-responsabilite_a11791.html

Renault. Ecotourisme et voyages durables [en ligne].Renault, le 10 novembre 2011-, [consulté le 27 novembre 2012]. Disponible sur : http://www.mobilite-durable.org/innover-pour-demain/energies/ecotourisme-et-voyages-durables.html

Ce contenu a été publié dans Partir-Venir, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Le tourisme durable peut-il apporter une alternative au tourisme traditionnel ?

  1. btsenil dit :

    Très bel article d’actualité, beaucoup de personnes pourraient y découvrir d’autres façons de voyager, il subsite quelques petites fautes d’orthographe mais l’article est très bien construit.
    Les documents que vous utilisez sont de sources très fiables.
    J’espère vraiment que ces méthodes seront un jour rentrées dans toute les têtes.
    Elodie Lengrand