Les organes artificiels, attention aux rejets de greffes !

 

INTRODUCTION:

 

Il y a de nombreux malades qui attendent chaque année un don d’organe, mais malheureusement il n’y a pas assez de donneurs pour tous ces patients. La création d’organes artificiels est une solution face à cette pénurie.

 

Cependant, de nombreux soulèvements  éthiques peuvent entraver le développement de ces nouvelles technologies.

 

Dans quelle mesure l’apparition, en Europe, depuis 10 ans, de la chirurgie de remplacement des membres et organes pose-t-elle des problèmes éthiques ?

 

Deux grandes parties seront évoquées :

premièrement, le progrès des organes artificiels, puis les limites de ceux-ci ainsi que  les différents points de vue éthiques portés sur ce sujet.

Et enfin émettre une conclusion sur toutes ces informations.

 

Partie 1 : Les Organes artificiels, une solution d’avenir ?

Movidagrafica, 12 mars 2018, chirurgien en action,  source

La greffe d’organe signifie que l’on remplace un organe déficient par un organe sain. Les malades concernés sont très divers, mais ils ont comme point commun d’avoir un état physique qui se dégrade, et cela malgré la prise de traitements médicaux.

On sait aujourd’hui greffer avec succès six organes différents. Le rein est le plus couramment greffé, suivit du foie, du cœur, des poumons, du pancréas et des parties de l’intestin. Les greffes de cœur, de foie, de poumon sont vitales.

Cependant les dons d’organes sont rares ou sont soit refusés. Face à une telle urgence, la recherche médicale se mobilise et explore différentes pistes. Il est vrai que depuis quelques années, la recherche concernant le développement des organes artificiels s’intensifie. Même si nous sommes encore loin de l’homme bionique, on trouve aujourd’hui des organes artificiels autonomes capables de remplacer les organes défaillants.

 

La science-fiction des années 1940 imaginait un monde où tous les organes pourraient être régénérés dans des machines. Les deux idées se rejoignent aujourd’hui: la régénération tissulaire est possible pour certains organes, avec l’aide de matrices artificielles pour guider les cellules qui reconstituent peu à peu tout un organe.

 

De nos jours, les organes artificiels ne cessent de se développer (plus performants, plus petits, plus durables).

De nombreux membres peuvent maintenant être assistés ou bien même remplacés, certains augmenterait même des capacités physiques du corps humain

comme retrouver une ouïe convenable voir plus développée grâce au sonotone ou bien

l’exosquelette qui fait naître un espoir légitime des conditions de travail,

mais encore le poumon artificiel qui permettrait à un malade de pouvoir vivre en dehors de l’hôpital…

L’implantation d’un oeil bionique pourrait même rendre la vue à un aveugle.

 

il sera bientôt possible de greffer une tête d’un humain à un autre, en restaurant les connexions neuronales.

 

Même l’idée de greffe de cerveau à été émise or celle-ci est impossible car l’implantation d’organes artificiels à tout de même certaines limites

 

Partie 2: Les limites

 

 

Certes, ces innovations et prouesses technologiques sont une avancée positive pour la médecine mais elles entraînent par conséquent des limites comme des rejets de greffes, des erreurs de médecines, des soucis liés aux prix des organes artificiels… ou encore des problèmes liés à l’éthique que nous développerons plus prochainement

Un rejet de greffe est l’ensemble des réactions locales et générales que l’organisme de l’hôte peut développer vis-à-vis d’un greffon. Cela peut entraîner la destruction complète du greffon.

Après certaines opérations ou implantations de greffes d’organes artificiels le corps humain peut rejeter celles-ci car elles vont poser problèmes à certaines cellules, ou bien l’organisme ne les reconnaîtra tout simplement pas.

Par exemple, Les essais d’implantation de trachée ou de bronches artificielles synthétiques ont conduit à des échecs dramatiques : ils favorisaient l’installation rapide et fatale de germes apportés par l’air. «L’implantation de tissus de substitution provenant de l’œsophage, de l’intestin ou de la vessie s’est révélée trop compliquée sur le plan chirurgical», raconte Pr Martinod.

Ce genre de problèmes revient “sur le dos” de la médecine est cela n’est pas forcément bien vu, de plus nous ne sommes pas forcément mis au courant de ces différents échecs et cela reste “caché” au public.

D’autres parts, les limites sont aussi économique car bien entendu, la greffe d’un organes artificiels n’est pas très abordable au niveau des prix. On peut donc penser que les personnes qui n’ont pas les moyens de payer une greffe d’organe artificiel peuvent oublier cette idée de “renaissance”.

De plus, l’investissement économique dans ce sujet n’est pas toujours de part égal entre les pays : selon  Cécile Legallais, directrice de recherche au CNRS, la France “n’investit pas assez”  dans ces projets,  “si l’on compare à d’autres pays comme l’Allemagne ou les Etats-Unis”.

 

De nombreux soulèvements éthiques peuvent également faire surface…

L’un des plus marquant est l’homme-robot, un corps de chaire ou de fer ?

 

En effet, cette problématique est de plus en plus relevé aujourd’hui, et le fait que l’Homme puisse vivre avec des organes artificiels (coeur robotisé, oeil bionique…) le ferai plus se rapprocher de la machine que de l’être humain.

Cela peut être gênant car plusieurs questionnements peuvent se soulever comme par exemple : jusqu’où irons nous dans l’innovation ? Est ce que l’Homme-Robot existera-t-il ?

 

Si, depuis ces dix dernières années, nous avons quasiment franchi la barrière du naturel, quand sera-t-il des générations futures ?

Nous pouvons même penser que l’homme ne se servira plus de son cerveau mais d’un ordinateur qui le contrôlera… un Homme qui ne sera plus libre de sa pensée.

La définition de l’humanité pourrait s’étendre et dépasser ce que nous sommes biologiquement aujourd’hui.

Peggy_Marco, 2 mars 2017, bonhomme symbolisant l’éthique, https://pixabay.com/fr/illustrations/éthique-moralité-crédibilité-2110605/

conclusion :

 

Ces dernières années, un réel problème concernant le manque d’organes pour les greffes a obligé les chercheurs à trouver de nouvelles solutions pour palier ce manque.

Au cours des 10 dernières années, la médecine s’est modernisée et a laissé apparaître de nouvelles solutions dont la principale est l’implantation d’organes artificiels.

On trouve des organes artificiels aboutis, d’autres sont encore en projets mais on se dirige vers un avenir, où, ils pourront être autonomes et remplacer définitivement les organes malades.

Cependants, ces innovations entraînent des limites qui peuvent être le rejet de greffes d’organes artificiel, car il est possible que l’organisme n’accepte ces nouveaux “corps”, l’aspect économique reste une limite que ce soit dans le prix des organes artificiels ou dans l’investissement de certains pays dans leur création ou avancée.

Pour finir, des soucis éthiques rentre en compte dans l’utilisation des organes artificiels. Le principal problème relevé est la question de l’Homme-Robot. Cela va de soi, l’Homme n’est pas une machine. Et si les innovations technologiques dans la médecine continuent, où s’arrêteront-nous ?

 

Utiliser des organes d’animaux pour des greffes serait-il une solution face à ces problèmes ?

Et apportera t-elle d’autres conséquences ?

 

 

 

 

WARNET Nicolas, MULOT Hector

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Doc 1 : RAGUIN Thibaut, “les organes artificiels” In TEILLAUD Jean-Luc, M/S médecine/sciences [en ligne]. EDP sciences, 25 janvier 2017 [consulté le 16/02/2020], disponible sur : https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2017/01/medsci20173301p66/medsci20173301p66.html

 

Doc 2 : “Des organes artificiels : de réelles avancées !” Le Monde [en ligne], 03 juillet 2014, mis à jour le 03 juillet 2014, [consulté le 17/02/2020], disponible sur : https://www.lemonde.fr/festival/article/2014/07/03/organes-artificiels-de-reelles-avancees_4450579_4415198.html

 

Doc 3 : NAU Jean-Yves, “Derrière la prouesse technique du coeur artificiel, des dangers éthiques” SlateFR [en ligne], 23 décembre 2013, [consulté le 15/02/2020], disponible sur : http://www.slate.fr/france/81501/coeur-artificiel-prouesse-technique-dangers-ethiques

 

Doc 4 : BETTAYEB Kheira, “Le Bonheur, mais où se cache-t-il ? ; après le coeur… L’exploit du poumon artificiel”  Février 2016, 130p, Science&Vie.

 

Doc 5 : Tourbe, Caroline,“Coeur, les nouveaux miracles de la chirurgie ; le coeur artificiel” Septembre 2015, 138p, Science&Vie.

 

Doc 6 : LOCHOUARN Martine, “Le bond en avant des organes artificiels” LeFigaro.fr santé [en ligne] Le Figaro, 22 mai 2011, [consulté le 16/02/2020], disponible sur : https://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/05/22/10882-bond-avant-organes-artificiels

 

Doc 7 : Robillart, Olivier, “Poumon, cœur, foie : le MIT crée des organes artificiels”, sur l’ADN innovation, publié le 16 Mars 2018 (consulté le 12/02/2020), disponible sur : https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/robotique-homme-augmente/biotechnologie-la-science-promet-de-creer-des-organes-artificiels/

 

Doc 8 : Selle, Gaëtan, “Est-il éthique d’augmenter le corps humain ?”, sur The Flares, (consulté le 14/02/2020), disponible sur : https://the-flares.com/est-il-ethique-augmenter-corps-humain/

 

Doc 9 : Pauline, Léna, “Bientôt des organes artificiels pour tout le corps humain ?”, sur le Figaro, le Figaro santé, publié le 01/10/2015

(consulté le 16/02/2020), disponible sur : https://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/01/24179-bientot-organes-artificiels-pour-tout-corps-humain

 

Doc 10 : “Exosquelette, ce qu’il faut retenir”, INRS santé et sécurité au travail, INRS,  mis à jour le 23/05/2018 (consulté le 16/02/2020), disponible sur : www.inrs.fr/risques/exosquelettes/ce-qu-il-faut-retenir.html

 

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L’impact des technologies numériques sur la communication interpersonnelle des jeunes.

Depuis une dizaine d’années, l’innovation des technologies numériques prend de plus en plus d’ampleur dans notre vie quotidienne mais ce sont les jeunes qui sont le plus impacté. Les NTIC (Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication) sont l’une des principales causes du changement de comportement des jeunes face à la sociabilisation.

Nous nous sommes donc questionnés sur le sujet : « En quoi l’innovation dans les technologies numériques impacte-t-elle la communication interpersonnelle des jeunes du monde entier, dans leur vie quotidienne, depuis une dizaine d’années ? »

Par cdd20, le 19 mars 2019 sur Pixabay https://pixabay.com/fr/illustrations/fantaisie-%C3%A9clairage-l-homme-4065924/

Les nouvelles technologies numériques

La révolution numérique nous a donné de nouveaux outils pour établir et maintenir des contacts avec les gens. Elle a également modifié la façon dont nous entretenons des rapports avec eux sur le plan personnel ou professionnel. Les téléphones et les réseaux sociaux sont de nos jours un moyen rapide et efficace pour communiquer avec notre entourage, quel que soit l’endroit et/ou la distance à laquelle nous nous trouvons l’un de l’autre.

Cependant, cette nouvelle ère du numérique ne possède pas que des avantages, elle est aussi néfaste pour notre vie de tous les jours et notamment pour notre intégration dans la société.

La technologie renferme-t-elle ?

Les TIC ont diverses conséquences sur les personnes et sur les liens sociaux, que ce soit positif ou négatif. Certains jeunes pensent qu’être connecté sur les réseaux leurs permet une meilleure sociabilisation et d’autres, au contraire trouve que cette connexion permanente les renferme. C’est pour cela que des études ont été mené par des universités, des psychologues ou des sociologues afin d’éclaircir ces différents points de vue.

Le positif du numérique

Tout d’abord, nous pouvons voir que les TIC permettent d’entretenir beaucoup plus facilement les liens sociaux qu’ils soient faibles ou forts, particulièrement pour les gens qui utilisent les réseaux sociaux.

Cependant, les contacts réels primeraient encore sur les autres méthodes de communication. Notons qu’une part importante des échanges numériques se fait entre personnes qui se connaissent déjà dans la vie réelle. Pour bien comprendre comment les TIC entraînent des conséquences dans les relations interpersonnelles, il faudrait comparer les liens sociaux avant et après l’apparition des TIC. Le renfermement social n’aurait guère changé comparer aux années 80, époque où les TIC n’existaient pas dans la vie de tous les jours.

Nous considérons que les TIC ne sont pas des facteurs de rupture, mais plutôt des dispositifs qui relient les jeunes générations avec la société. L’apparition des TIC dans la vie des personnes ne semblerait pas avoir eu d’influence négative sur le fait de participer à des activités sociales et/ou associatives.

Pour finir, les technologies numériques permettraient également de mobiliser beaucoup de personnes de façon rapide afin de provoquer des changements, par exemple pour l’organisation de manifestions, cérémonies, hommages, …

Le négatif du numérique

Pour commencer, les TIC sont, pour la plupart des personnes, des outils qui entraînent une diminution des contacts réels au détriment du virtuel et une rupture dans la communication. Ces personnes considèrent également que les technologies numériques engendrent une séparation physique et une fin des rencontres en face à face. Nous considérons que les TIC favorisent l’augmentation du sentiment de solitude et de l’isolement social, en particulier chez les personnes qui utilisent ces technologies pour des activités solitaires, telles que la navigation Internet.

Par mohamed_hassan, le 15 janvier 2018 sur Pixabay          https://pixabay.com/fr/photos/id%C3%A9e-travail-d-%C3%A9quipe-la-pens%C3%A9e-3085367/

Ensuite, certaines études considèrent que les communications numériques entraînent une augmentation des conflits interpersonnels. Ce phénomène serait à l’origine de différents facteurs :

Cela, s’expliquerait par le fait que ces modes de communication ne mettent pas suffisamment en contexte les écrits, qu’ils favorisent la franchise et les textes impertinents ainsi que les communications abrégées. Il a été démontré que les outils technologiques ne permettent pas d’analyser le langage non verbal de la personne, c’est-à-dire l’expression, les gestes et les mouvements de la personne qui sont visibles seulement en face à face (Etude américaine de Patricia Marks Greenfield, réalisé en 2014 sur l’impact du numérique sur les relations sociales des adolescents). L’anonymat qu’offrent les technologies numériques permet également un affrontement moins stressant entre les individus, occasionnant ainsi l’augmentation de conflits en ligne.

Enfin, l’augmentation de la communication numérique au détriment de la communication en face à face ou de vive voix entraînerait une dépersonnalisation dans les communications interpersonnelles.

 

Pour conclure, depuis que les Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication se sont réellement ancrées dans notre société, le débat de l’impact sur nos communications interpersonnelles s’est donc ouvert. Suite à plusieurs études réalisées depuis ces dernières années, il a été démontré que les TIC impact la communication interpersonnelle. Malgré des points positifs, elles en restent néanmoins négatives pour la communication entre les personnes par les utilisateurs de ces technologies.

 

Robin MARILLER

Thibaut MERLE

 

Bibliographie analytique :

 

 

 

  • DE COPPET, Catherine. Ecrans, faire avec ou sans?. Science humaine,Octobre 2018, n°307, pp.44-41.

 

 

  • FOURNIER, Martine. La sociabilité numérique des adolescents. Science humaine, Octobre 2013, n°252, pp.35.

 

  • GAGNON, Audrey. Les conséquences des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur le fonctionnement social des jeunes adultes de 18 à 30 ans[en ligne]. 29 oct. 2015 08:14, mis à jour le 03 nov. 2015 01:22 [consulté le 28 janvier 2020]. Disponible sur : https://constellation.uqac.ca/3001/

 

 

  • TRECOURT, Fabien. Se déconnecter accroît notre empathie. Science humaine, novembre 2014, n°264, pp.10.

 

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L’influence des publicités sur notre consommation

Nous sommes confrontés aux publicités au quotidien et dans toutes circonstances, que ce soit à la télévision, dans la rue ou encore sur les réseaux sociaux. La publicité a ses avantages, mais elle semblerait avoir beaucoup de défauts que nous allons analyser dans cet article.

La publicité à la télévision

Les enfants étant très souvent devant la télévision, ils sont constamment soumis à l’influence de la publicité et donc les publicitaires ont plus de visibilité. Les annonces concernant l’alimentation sont très présentes lors des coupures entre les programmes destinés aux enfants. Tout est fait pour comparer la nourriture à un plaisir. L’enfant ignore ses besoins nutritifs il est donc plus simple de le persuader de manger des sucreries ou tout autre produit industriel; les publicitaires utilisent cette faille afin d’inciter à la consommation.               

« Supermarket Lady » Duane Hanson, 1969

Si une annonce a été vue deux fois par un enfant cela augmente les chances pour que l’enfant veuille consommer ce produit. De plus, l’attention des enfants est courte donc si leur attention est captivée, ils auront tendance à être attirés par un produit. D’ailleurs, c’est ce qui fait que le taux d’obésité chez les enfants ne cesse d’augmenter. Environ 70% des publicités destinées aux enfants montrent des produits destinés à être mangés et seulement 10% d’entre eux sont sains. Il y a aujourd’hui environ 16% d’enfants obèses en France, ce pourcentage reste faible par rapport à certains pays mais il n’est pas à prendre à la légère.

 

Il y a un autre problème concernant la télévision : le marketing genré. On peut voir dans les publicités adressées aux enfants que les jouets sont la plupart du temps genrés et renforcent les stéréotypes. La petite fille se destine à être la ménagère parfaite ou une princesse tandis que le petit garçon est conditionné à devenir charpentier ou astronaute ou encore super-héros. Mais grâce aux coups de gueule des parents et de certains professionnels, les marques commencent à changer leur approche. «Il ne s’agit pas d’interdire le rose, ou de nier les goûts de qui que ce soit, mais de reconnaître que chacun est différent. Chaque enfant devrait être en mesure de décider pour lui-même ou pour elle-même.»

La place de la femme dans la publicité 

La publicité s’adresse également aux adultes, surtout aux femmes au foyer (la télévision est très en retard) dans un monde où les femmes se veulent indépendantes en travaillant et faisant tout ce que les hommes font, proposer des publicités montrant une femme faire le ménage avec le nouveau produit qui nettoie en profondeur semble désuet. 

Les affiches publicitaires utilisent encore beaucoup de corps de femme pour vendre, surtout pour les annonces locales, pour le bâtiment par exemple. (On peut trouver beaucoup d’exemples sur le compte Twitter @PepiteSexiste)

© Nike 2019

Cependant, certaines marques tentent d’être plus inclusives envers toutes les femmes (par exemple Nike et ses campagnes représentant des femmes voilées ou des femmes rondes), en prenant des mannequins de toutes tailles, de tous poids et d’ethnies ou croyances différentes afin que chacune se sente à l’aise et puisse acheter leurs vêtements.

A la télévision, on s’adresse aussi à la femme au foyer, “la ménagère”; avec des publicités pour des produits amincissants ou des produits cosmétiques qui culpabilisent la personne et donc font vendre.

La publicité à travers les réseaux sociaux

Aujourd’hui, la majorité de la publicité se fait avec les réseaux sociaux, elle se montre partout, dans chaque recoin de chaque site. Il nous est impossible d’y échapper. Ces publicités sont ciblées par rapport aux sites sur lesquels nous sommes allés, ou même de quoi nous avons parlé avec un ami ou un collègue. Ces dernières années, le placement de produit est également devenu très présent, par exemple dans les vidéos Youtube, ou encore sur Snapchat et Instagram. Les “influenceurs” font la promotion de différents produits et étant donné qu’il s’adressent à un public jeune et plutôt naïf, ils peuvent vendre facilement. Les publicitaires le savent également, c’est pour cela qu’ils font appel à ces personnes pour promouvoir leurs produits et augmenter leurs ventes.

Les marques de fast-fashion qui essayent de s’intéresser au maximum à comment pensent les jeunes qui sont la cible principale de leur commerce. Comment faire oublier que ce que nous achetons a été confectionné par un enfant au bangladesh dans une usine à deux doigts de l’effondrement ? En créant des gammes respectueuses de l’environnement. Notre génération est axée sur le développement durable et nous tentons au mieux de réduire notre empreinte carbone, alors le fait que les marques que nous portons au quotidien fasse des efforts, accroît notre fidélité envers ces marques et de ce fait, elle n’ont besoin de faire que très peu de communication (0,35% du budget total de Zara).

L’influence de la publicité sur notre consommation

Nous ne consommons plus beaucoup par nécessité mais simplement par envie. Avoir le dernier objet à la mode nous donne l’impression de faire partie d’une communauté et nous sommes des êtres qui ont besoin d’être entourés et de se sentir important. La publicité est utile pour le consommateur, car elle lui fournit de l’information qui l’aide à choisir entre les produits et services de diverses entreprises en fonction de ses besoins.

Les publicitaires ont deux visions différentes; la première consiste à dire que l’impact d’une publicité est si puissante qu’elle peut faire acheter n’importe quoi à n’importe qui. La seconde vision dit que le consommateur sait trouver le juste milieu entre ce dont il a besoin ou pas. Les créatifs prennent donc en compte ces deux paramètres afin de faire croire au consommateur qu’il a besoin de leur produit et donc créent des publicités de mieux en mieux ciblées.

La publicité joue un rôle clé dans notre société de consommation. C’est un investissement économique de la part des entreprises, le commerce dépend de la réussite de la communication. Le circuit de la publicité est là pour développer le commerce, les nouveaux produits et les innovations. Enfin la notion de concurrence est importante pour les entreprises en matière de créativité et d’innovation afin d’être compétitives sur les différents marchés.  

 

Camille AMARAL & Johann FOUILLOUX

 

 

 

 

 

  • Didier Courbet, Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Séverine Halimi-Falkowicz. La créativité des concepteurs-rédacteurs : publicité digitale et communication environnementale. In Communiquer. journals.openedition.org, 2017 disponible sur : https://journals.openedition.org/communiquer/232

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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