L’eau, le sang de la terre, le support de toute vie

Le thème de la créativité et des innovations est particulièrement d’actualité car de nos jours pour se développer il est essentiel de créer de nouvelles choses comme les technologies. De plus, celles-ci nous sont de plus en plus importantes quant au bon déroulement de notre vie. La créativité et l’innovation sont intemporelles car chaque génération invente et crée des nouveautés.
Ce thème regroupe ainsi pleins de domaines tel que le domaine de l’eau. En effet l’eau est au centre du développement, et également à l’origine de beaucoup d’interrogations et de conflits dans le monde.
Nous allons donc voir dans quelle mesure l’Homme garantit-il un avenir meilleur pour la planète en créant de nouvelles innovations dans le domaine de l’eau.

Les différentes formes de développement liées à l’eau

Notre développement ne peut se faire sans eau.

« L’eau, c’est la vie » disait Saint-Exupéry. Aucun être vivant sur la planète ne peut survivre sans cette ressource. Mais plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable, plus de quatre milliards ne disposent pas de service d’assainissement, et des millions de personnes meurent chaque année dans le monde du fait de maladies liées au manque d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène. Comment y remédier ? L’article qui suit est celui d’un homme qui a consacré toute sa carrière à cette question, depuis qu’au sortir des Trente Glorieuses l’on a pris conscience de la dégradation spectaculaire de la qualité des eaux (comme de celle plus généralement de notre environnement).

Auteur d’abord d’un modèle qui, dans le prolongement de la première loi française sur l’eau (1964), inspira la création des agences de bassin, il fut appelé à la direction de l’une d’elles tout en étant étroitement impliqué dans toutes les conférences et négociations internationales sur l’eau. Il n’est pas habituel de publier dans Futuribles un témoignage, mais ce qu’il nous dit des progrès accomplis à l’issue d’un demi-siècle de déclarations gouvernementales rassurantes comme de résolutions internationales sur le développement durable, est riche d’enseignements pour l’avenir.

Il montre d’abord combien la création de ces agences de bassin fut en France une innovation majeure, rompant avec les habitudes séculaires, tant royales que jacobines, puisqu’elles étaient dotées d’une exceptionnelle autonomie pour taxer les mètres cubes d’eau prélevée et les matières polluantes rejetées, afin d’investir dans les équipements et les processus d’assainissement, en étroite concertation avec les acteurs. Il en montre les bienfaits mais aussi les limites, sans trop en dire sur leur sort…

Le traitement du temps est essentiel pour le développement des innovations aquatiques.

Le temps est souvent considéré comme le cadre indépendant par rapport auquel les processus de gouvernance évoluent. Dans le présent article, en revanche, nous considérons le temps comme un facteur qui influence l’évolution des processus d’innovation dans la gestion de l’eau. En nous basant sur deux exemples néerlandais, nous analysons les perceptions du temps et la gestion du temps. Les gestionnaires publics gèrent leur temps en essayant de fixer des délais, en synchronisant différents calendriers ou en imposant leur horizon temporel au processus. Il arrive que les calendriers des différents acteurs soient incompatibles, ce qui peut entraver les processus de gouvernance. L’analyse du temps aide à expliquer la dynamique des processus de gouvernance et, dans le présent article, nous allons voir que l’alignement des calendriers est une activité déterminante pour réaliser des innovations dans la gouvernance.

Le développement de l’Homme et de ces innovations autour de l’eau ont un côté néfaste et ne sont pas toujours en harmonie avec l’écologie et la préservation de l’écosystème.

La dégradation du milieu du naturel

Les innovations sont remises en question et nuisent au développement durable.

Le développement durable exige une gestion démocratique de l’eau, associant l’ensemble des acteurs impliqués dans le cycle hydrologique. Il convient de concevoir une gouvernance systémique qui responsabilise chaque acteur dans ses rapports avec la ressource depuis l’individu jusqu’à l’organisation mondiale. Le cycle est un système complexe, soumis aux lois naturelles, et à la pression des activités humaines. Certes, les innovations préconisées par les grandes sociétés fournissent des solutions pour résoudre la gestion de l’eau mais risquent d’apparaître, face au développement durable, comme des palliatifs, sans changements dans nos modes de production et de consommation. La recherche d’innovations techniques pour réduire l’émission de gaz carbonique, ou pour produire des substances rendant l’eau potable est indispensable mais elle ne doit pas exclure la mise en œuvre d’innovations organisationnelles conditions permissives d’une gestion efficace de la ressource et de transmissions de bonnes pratiques. En effet, la « gestion active de l’eau » (dessalement, réalimentation des nappes, réutilisation, etc.) proposée par les grandes sociétés industrielles chargées de l’approvisionnement et de l’épuration est-elle suffisante pour garantir un développement durable ? Ceci nous conduit tout naturellement à nous interroger sur les possibilités de changer les modes de production et de consommation et sur l’acceptabilité de ce changement par l’humanité.

La pollution, source de destruction des processus naturels et de la dégradation de l’eau.

A travers l’exemple de la gestion d’une pollution diffuse de la nappe phréatique en Alsace, l’article s’interroge sur les effets de la gestion intégrée sur la ressource eau. En se basant sur une lecture systémique du « cycle social » de l’eau, l’article s’attache à démontrer les limites d’une gestion qui loin de dépasser les logiques de filières, les entretient en réduisant essentiellement les actions entreprises en faveur de la ressource au seul registre technique. L’utilisation systématique de ce médium de conciliation entre les différents usages s’avère d’autant plus problématique qu’il renforce la fermeture des filières et contribue à la « colonisation » toujours plus poussée des processus naturels générateurs d’autres problématiques environnementales.

Ces endommagements prouvent alors que l’eau est mal géré par l’Homme et celle-ci est, par conséquent, source d’altercation notamment dans les pays du Sud.

La mauvaise gestion de l’eau, source d’inégalités et de conflits

Qui gouverne l’eau et pourquoi sa gestion est problématique ?

La question que nous nous posons sur l’eau est simple : qui gouverne l’eau ? Mais la réponse est difficile : elle interroge la gouvernance : « qui gouverne quand personne ne gouverne ? ». Cependant, si la gestion de l’eau est un des domaines les plus concernés par le mouvement d’internationalisation et de transnationalisation de normes, les niveaux nationaux et infranationaux restent pertinents. Nous abordons ici ces enjeux à propos des eaux douces des régions méditerranéennes en comparaison avec d’autres régions européennes : un Sud souvent cité comme exemple (ou contre-exemple) d’un enjeu mondial dans un contexte de pénurie et de gestion de « crise » qui serait permanente. Après avoir replacé le débat sur les eaux méditerranéennes dans le contexte du « régime global » de l’eau, cet article plaidera dans un deuxième temps pour une lecture territorialisée des usages des normes « globales » de gestion de l’eau. Dans un troisième temps, il se penchera sur ses « innovations ». L’Etat demande la construction sociale de l’« innovation » , la figure du « bon exemple » de gestion territorialisée de l’eau. Ce benchmarking souple procède de l’enrôlement de chercheurs, via des appels d’offres scientifiques, d’experts et de bureaux d’études qui narrent, rendent compte, comptent et comparent les « bons exemples » d’innovations d’implémentation. On arbore également l’efficacité de la catégorie « infraction » au droit de l’environnement européen pour européaniser les pratiques environnementales des États, en posant des jalons de mise en conformité. Ces instruments sont autant de technologies de labélisation du « bon » dans un contexte de fragmentation des pouvoirs.

La crise de l’eau intensifiée par le réchauffement climatique et la mauvaise gestion de l’eau.

Plus qu’une « crise de l’eau » liée à une pénurie naturelle, la géopolitique de l’eau est gouvernée par des politiques de l’eau déficientes, et par la difficulté à garantir la sécurité hydrique, le tout aggravé par le réchauffement climatique.

L’eau à l’origine d’inégalité est source de conflits et de tensions.

Face à un champ de l’eau traditionnellement fragmenté en de multiples thématiques rivales – réseau, ressource, service public, marchandise, bien collectif, droit à l’eau -, le présent ouvrage, façonné au sein d’un véritable atelier pluridisciplinaire, le « rés-eau-ville » du CNRS, rassemblant des spécialistes venus des divers horizons des sciences humaines et sociales, entend contribuer à une indispensable « réunification ».

Au fil d’exemples nationaux, régionaux ou locaux et sur quatre continents (Europe, Amérique latine, Afrique, Asie), se dessine avec force le fil conducteur qui rattache la gestion de l’eau au processus de la mondialisation. L’eau mondialisée apparaît comme un laboratoire global où s’élaborent des gouvernances aussi diverses qu’originales. Les modèles anciens sont bousculés par la dynamique des forces sociales : usagers, collectivités territoriales, ONG, technocraties nationales et internationales… Des expériences sont engagées, des conflits éclatent, des compromis se nouent, des pratiques reçoivent valeur juridique, des institutions sont mises en place : par-delà ce bouillonnement d’idées et d’initiatives se profile l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle, à savoir la prise en charge collective d’un accès à l’eau du plus grand nombre.

L’eau devrait être source de coopération et non de conflits.

La gouvernance des ressources en eau dans les pays en développement constitue un enjeu majeur identifié comme prioritaire sur l’agenda politique international Dans le cadre de cet article, nous caractérisons d’abord la notion de gouvernance des ressources en eau en soulignant le caractère hybride des modes de régulation mobilisés. Puis, à travers plusieurs exemples de périmètres irrigués, nous illustrons les difficultés rencontrées par les différents modes de régulation mobilisés dans la gestion des ressources en eau. Enfin, nous discutons, à partir de la notion de bien public mondial, les enjeux d’une coopération internationale sur ce sujet.

Malgré tout, l’eau n’a pas que des mauvais côtés, son utilisation peut être valorisée afin d’améliorer le niveau de vie dans les pays en difficultés.

Une bonne utilisation de l’eau

L’eau potable, une grande bataille !
Pierre
16/03/2017
Source : https://flic.kr/p/RLmy84

Les deux mouvements nécessaires quant à la bonne gestion de l’eau.

Depuis les années 1970, deux mouvements animent les politiques de l’eau à l’échelle internationale et ont des répercussions à l’échelle locale : la « marchandisation » et la « patrimonialisation ». Cet article analyse les bouleversements théoriques engendrés par la reconnaissance de l’eau comme patrimoine commun. Dans ce cadre, nous revenons tout d’abord sur le courant des ressources communes (Common Pool Resources) et sur l’un de ses prolongements : la médiation patrimoniale par récurrence. Puis, nous présenterons les principaux enseignements de l’économie du patrimoine. Ces différentes approches sont discutées et mobilisées pour analyser des institutions traditionnelles et modernes de gestion de l’eau, en France et au Maghreb.

Potabilisation de l’eau dans les PMA.

Y aura-t-il un jour de l’eau au robinet pour tous, en Afrique (et plus généralement dans les pays en développement) ? Et pour ceux qui jouissent de ce privilège, à quand une disponibilité en continu ? Mais, d’abord, quand sera-t-elle potable ? Et quand les villes seront-elles dotées de dispositifs d’assainissement adéquats ? Il est en effet désormais établi que l’eau potable toute seule, sans l’assainissement et l’éducation à l’hygiène, n’améliore presque pas l’état sanitaire des populations. Répondre à ces questions, c’est répondre à une seule : Comment lutter contre le « sous-développement durable » en matière d’eau, sachant que ce sujet est à l’ordre du jour depuis plus de trente ans ? Et que, de plus, s’annonce à l’horizon une urbanisation massive dans ces pays, dont on sait bien que la majorité des nouveaux arrivants vivront dans des bidonvilles.

 

On a souvent un regard critique face au développement de l’Homme autour de l’eau. Cependant nous pouvons voir que celui-ci garantit un avenir meilleur pour la planète dans le domaine aquatique en essayant de réduire les inégalités dans le monde qui sont bien trop présentes et cela en créant de nouvelles innovations.
Parlerons-nous bientôt d’un monde unis où les inégalités ne seront plus d’actualité?

Maxence LAFFOND
Coralie PETITGIRARD


Bibliographie :

  • Guesnier, B. (2009). L’innovation dans les services de l’eau appelle une gouvernance systémique pour un développement durable. Marché et organisations, 1(1), 127-148. In Cairn info [En ligne], [consulté le 10/02/21]
    Disponible sur : 
    https://doi.org/10.3917/maorg.008.0127

 

  • Massardier, G. (2011). Des transferts de politiques publiques en eaux troubles méditerranéennes. Les arrangements territorialisés de la gestion de l’eau. Pôle Sud, 2(2), 7-20.In Cairn info [En ligne], [consulté le 16/02/21]
    Disponible sur : https://doi.org/10.3917/psud.035.0005 

 

 

  •  Teniere-Buchot Pierre-Frédéric, « L’eau : à vau-l’eau ? D’une terne rétrospective à une prospective plus éclairée », Futuribles, 2020/6 (N° 439), p. 53-72. DOI : 10.3917/futur.439.0053. In Cairn info [En ligne], [consulté le 17/02/21]
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    https://www.cairn.info/revue-futuribles-2020-6-page-53.htm 

 

  •  de Marsily, G. & Bertrand, J. (2011). La distribution d’eau potable : la situation dans les pays en développement. Annales des Mines – Responsabilité et environnement, 3(3), 24-33. In Cairn info [En ligne], [consulté le 19/02/21]
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    https://doi.org/10.3917/re.063.0024 

 

  • Eshuis, J. & van Buuren, A. (2014). Les innovations dans la gestion de l’eau : L’importance du temps. Revue Internationale des Sciences Administratives, 2(2), 417-437. In Cairn info [En ligne], [consulté le 19/02/21]
    Disponible sur : 
    https://doi.org/10.3917/risa.802.0417

 

  • Petit, O. & Romagny, B. (2009). La reconnaissance de l’eau comme patrimoine commun : quels enjeux pour l’analyse économique ?. Mondes en développement, 1(1), 29-54. In Cairn info [En ligne], [consulté le 19/02/21]
    Disponible sur : 
    https://doi.org/10.3917/med.145.0029

 

  • Piquette, E. & Wintz, M. (2009). L’eau : ressource unique et gestion éclatée: Vers une colonisation technique territorialisée. Économie rurale, 2(2), 74-91. In Cairn info [En ligne], [consulté le 22/02/21]
    Disponible sur : 
    https://doi.org/10.4000/economierurale.2158

 

  • Blanchon, D. (2019). Géopolitique de l’eau: Entre conflits et coopérations. Paris: Le Cavalier Bleu. In Cairn info [En ligne], [consulté le 20/02/21]
    Disponible sur : https://doi.org/10.3917/lcb.blanc.2019.01

 

  • Bied-Charreton, M., Makkaoui, R., Petit, O. & Requier-Desjardins, M. (2006). La gouvernance des ressources en eau dans les pays en développement : enjeux nationaux et globaux. Mondes en développement, 3(3), 39-62. In Cairn info [En ligne], [consulté le 24/02/21]
    Disponible sur : https://doi.org/10.3917/med.135.0039
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L’accessibilité aux nouvelles technologies

 

Innovation penser, Geralt, 12 novembre 2017, pixabay

On le sait, aujourd’hui les nouvelles technologies prennent une place importante dans notre société, elles sont devenues inévitables dans la plupart des secteurs d’activités mondiaux. Malgré cela, des inégalités persistent quant à son accessibilité dans certaines régions du globe.

C’est pourquoi nous somme en droits de nous demander dans quelle mesure l’accessibilité aux nouvelles technologies est égale partout dans le monde ?

 

Où en est l’accessibilité des nouvelles technologies dans le monde ?

L’accès aux nouvelles technologies est primordiale pour pouvoir en profiter. On le sait, les pays riches n’ont pas de réel problème pour y accéder, leurs richesses et leurs niveaux de développement leurs permettent d’en profiter pleinement. Nous même utilisons des technologies tel que nos smartphones quotidiennement, nous ne nous posons même plus de question tant à son utilisation. Mais si nous prenons le cas des pays pauvres ou en développement ont vois de suite que utiliser des nouvelles technologies tel que les smartphones devient vite compliqué.

L’un des enjeux de L’Organisation des Nations Unies est de permettre l’accès aux technologies de l’information et de la télécommunication à un plus grand nombre de personnes en particulier pour les pays pauvres ou en développement, aujourd’hui environ une personne sur deux n’aurait pas accès à internet. Sur les quelque 3,9 milliards de personnes qui ne sont pas connectées, une majorité écrasante réside dans les pays du Sud. Neuf jeunes sur dix qui n’ont pas accès à Internet vivent en Afrique ou en Asie-Pacifique.

Le numérique en Afrique, 15 avril 2018, Emilian danaila, Pixabay

D’après l’ONU l’accès aux nouvelles technologies numérique est un problème d’origine, ainsi que de sa situation comme par exemple les femmes, les personnes en situations d’handicape, et les personnes âgées ont plus de difficulté à avoir accès à celles-ci dans le monde.

 

La progression rapide des nouvelles technologies dans les pays en développement.

Les nouvelles technologies ont connu un essor fulgurant dans les pays développés depuis deux décennies, jamais les innovations se sont répandues aussi vite à travers le monde. Mais ce n’est pas le même cas pour les pays peu développés ou pauvres. 

La révolution numérique est peu présente  dans les pays en développement par rapport au pays développés, mais ils rattrapent leur retard très rapidement. Tous les secteurs d’activité dans les pays en développement sont maintenant concernés par la diffusion de l’usage des TIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), qu’il s’agisse de l’agriculture, du commerce et des services ou de l’industrie. En Afrique la diffusion des TIC est très rapide, elles permettent d’accélérer le développement, voire d’en bouleverser les trajectoires. 

Les solutions apportées par les TIC permettent de “sauter” des étapes et donc d’atteindre plus rapidement (ou par d’autres voies) les objectifs de développement. Les effets directs et indirects de la révolution numérique, bien que difficilement mesurables, participent de la transformation de l’environnement économique et social et élargissent le champ des possibles. L’argent mobile permet par exemple des transactions plus rapides, plus sûres et à distance.

Depuis ces dernières décennies les technologies numériques constituent l’innovation majeure dans les pays développés, elles ont transformé nos modes de vie, les façons de produire, les rapports au temps et à l’espace, l’environnement culturel. Alors que dans les pays en développement la progression est fulgurante.

L’avancée des nouvelles technologies restent inégales entre les pays riches et les pays en développement mais elles sont en mesure de les atténuer. Comme par exemple avec l’intelligence artificielle  qui peut révolutionner la manière dont les soins de santé, l’aide humanitaire, la finance, la logistique, l’éducation et les services aux entreprises sont dispensés dans l’hémisphère sud. Une start-up de la Silicone Valley par exemple, permet aux médecins de cliniques difficiles d’accès de commander des produits sanguins par SMS, qui sont ensuite livrés très rapidement, parachutés par un drone.

 

Le développement technologique, 20 février 2018, liggraphy, Pixabay

Le fossé de l’accessibilité aux nouvelles technologies se creuse de plus en plus bien que les pays en développement puissent les atténuer. Les pays riches ont les moyens d’investir et donc de propager ces technologie dans leur état, alors que les pays pauvres se reposent bien souvent sur la politique de transfert de technologie.

 

Les objectifs et les solutions pour rendre accessible les nouvelles technologies dans le monde 

La technologie de l’information et de la télécommunication était un luxe avant mais aujourd’hui il est presque indispensable dans les pays développés, alors que dans les pays en développement ils restent rares. 

L’objectif mondial est de permettre l’accès au TIC (technologie de l’information et de la télécommunication) à un plus grand nombre de personnes en particulier pour les pays les moins avancés car ce retard peut priver l’accès de centaines de millions de personnes à l’éducation, à des services de santé en ligne et à la représentation politique, et bien plus encore. D’après des études dans les pays les moins développés, les femmes sont dix fois moins susceptibles de posséder un téléphone mobile que les hommes. Certaines études montrent également que le coût des appareils et celui de la connexion à internet sont l’obstacle majeur à l’accessibilité des TIC. 

Les technologies du numérique permettent au pays d’accélérer leur développement socio-économique, de rapprocher leurs habitants des services et des opportunités d’emplois, et de bâtir un avenir meilleur.

 

Créativité, Mohamed Hassan. 12 avril 2018. pixabay

Ce qu’il nous faut, c’est une motivation (politique) humaine pour promouvoir le mantra des objectifs de développement durable aux niveaux local, régional et mondial.

Les nouvelles technologies sont très importantes pour l’évolution des pays en développement, c’est pour cela que les objectifs mondiaux sont de permettre leurs accès au maximum, mais les solutions ne sont pas toujours évidentes.

 

Pour conclure une forte inégalité persiste dans l’accès aux nouvelles technologies entre les différents pays du monde. D’un côté les pays riches en profitent pleinement, d’un autre les pays pauvres  peine à y accéder. Bien qu’elles inondent la terre les nouvelles technologies restent  aggloméré dans les endroits où  les ressources font que les habitants  peuvent en profiter, délaissent les pays et les personnes qui ne peuvent en accéder.

 

JOBLOT lucas

CUENIN Théo

 

Références : 

 

  • Ahmed, Dahman. Les technologies numériques dans les pays en développement. In Open édition [en ligne], 10/12/2018. [consulté le 15/02/2021] disponible sur : https://journals.openedition.org/ctd/437 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quand l’innovation sociale tente de répondre aux défis de la solidarité

Innov8social. Social innovation IQ. Source : Flickr

L’innovation sociale est un concept récent qui doit répondre à des besoins sociaux jugés insatisfaisant. Elle tente de changer les pratiques habituelles afin de répondre à une situation sociale jugée insatisfaisante, et permet d’apporter des réponses là où l’Etat peine à bousculer les codes. Nous nous pencherons sur les conditions pour une innovation sociale pertinente en France aujourd’hui, puis nous verrons comment le monde associatif et le monde professionnel tentent d’apporter des solutions dans différents domaines, parfois pour résoudre des problèmes causés par un système incapable d’y répondre.

Travailler ensemble pour aller plus loin

Pour comprendre l’innovation sociale, il est nécessaire de préciser que comme toute innovation, elle doit répondre aux problématiques de son temps. Ainsi, selon le sociologue Benoît Lévesque, le défi de l’innovation sociale aujourd’hui correspond aux défis de la montée des inégalités, de la transition énergétique et du changement climatique. Il insiste également sur la nécessité de travailler en pluridisciplinarité afin de mettre en lien les compétences de chacun dans un but d’utilité sociale. Mais à l’échelle des territoires aussi, la mixité est facteur de réussite. La mise en place du Cluster Économie Sociale et Solidaire Grande Région en est un parfait exemple.
Lancé à Luxembourg en juin 2018, le Cluster ESS Grande Région a pour but de créer des liens entre les acteurs de quatres pays : la France (Lorraine), le Luxembourg, la Belgique (Wallonie) et l’Allemagne (Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Régulé grâce à une charte, ce réseau favorise les échanges locaux et permet de mettre en relation des acteurs qui œuvrent dans le même but : développer les territoires au-delà des frontières avec des projets axés sur l’humain et l’économie locale. En plus de dynamiser l’économie locale, des projets comme celui-ci axé sur les territoires sont sources d’inspiration pour d’autres régions d’Europe. Mais l’innovation sociale se développe également dans des domaines plus spécifiques, incarnée par des acteurs locaux en quête de bien être collectif.

Piqsels Source : Piqsels

Associations, professionnels, on propose des solutions !

Des exemples d’associations qui œuvrent pour une économie plus sociale et solidaire, il en existe des centaines en France. C’est le cas de l’association Terre de Liens, qui propose une remise en question de la propriété dans le monde agricole, et définit la terre comme étant un bien commun et non une propriété privée. Le but de cette association est d’aider de jeunes agriculteurs à trouver des terres; en échange, ces derniers s’engagent à pratiquer une agriculture biologique et responsable : la terre est ainsi remise au centre de l’agriculture. Le parallèle peut être fait avec le domaine de la santé, qui quant à elle, à pour objectif de remettre le patient au centre du dispositif sanitaire.
C’est l’avis des professionnels de santé (Dr Luc Plassais, spécialiste des soins palliatifs ; Thibaut Tenailleau, directeur de l’Hôpital Forcilles en Seine-et-Marne ; le Pr André Grimaldi, diabétologue à l’Hôpital universitaire Pitié-Salpêtrière ; Jean-Luc Fidel, directeur général de la Fondation Cognacq-Jay ; et le Pr Guy Vallancien, urologue et essayiste) avec qui s’est entretenu le journaliste Vincent Borel. Tous pensent qu’une restructuration du monde hospitalier est nécessaire au vu de l’évolution des maladies telle que le cancer, et préconisent un accompagnement plus social des patients. Ce n’est pas la tendance actuelle, la gestion d’un hôpital s’apparentant plus à la gestion d’une entreprise qu’à celle d’un lieu de soin et d’utilité sociale et vitale.

Capitalisme et innovation sociale, une association compliquée

Ainsi, la place d’une économie sociale et solidaire (ESS) dans un système capitaliste peut poser des questions. Les acteurs eux-mêmes ont des points de vue différents sur le sujet. D’après Diane Rodet, maîtresse de conférences en sociologie, bien que les acteurs de l’ESS partagent le but de produire autrement que ne le font le secteur lucratif et l’Etat, ils sont en désaccord sur le fait de se conformer au capitalisme ou de s’y substituer. Diane Rodet justifie ses propos en revenant sur le genèse de l’ESS, et ses différents, notamment en prenant l’exemple de la politique : le Parti Socialiste s’inscrit historiquement dans une économie sociale (se conformer au capitalisme), tandis que les différents mouvements écologiques prônent une économie solidaire, qui implique de réformer en profondeur notre société.

Par le biais d’actions locales, les innovations sociales se distinguent par leur créativité et leurs domaines d’application. Elles tentent de répondre aux défis de la solidarité mais leur champ d’actions reste limité. Grâce à des professionnels et au monde associatif, une société plus solidaire se met en place, et elle sera nécessaire pour répondre aux défis de notre époque, notamment le changement climatique.

Emilien Vivot

 

 

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