L’innovation dans le sport et la perception des performances sportives par le public

Le sport arrive en -776, avec la Grèce antique et les premiers jeux olympiques. De tout temps, l’homme a cherché à améliorer ses performances par des moyens artificiels. En effet, les premières notions de dopage datent de l’Antiquité. C’est la première forme d’innovation, le sport n’est donc pas né avec l’innovation, mais il a grandi à ses côtés.

Aujourd’hui le sport a besoin de l’innovation pour continuer à grandir, elle devient omniprésente que ce soit pour le sportif, ou pour le spectateur, ce fait nous amène à étudier les différentes perceptions sociales du sport et leurs conséquences.
Dans un premier temps nous verrons la perception négative des innovations sportives, puis dans un second temps la perception positive de l’innovation sportive par le public et, pour finir, nous montrerons que la perception du sport par le public modifie les pratiques sportives.

La perception négative des innovations sportives

Tout d’abord, les avancées technologiques doivent être bien conçues. Les vêtements, les accessoires sont produits par de grandes marques qui utilisent des produits chimiques. Ainsi dans les maillots de bain, on retrouve le polyamide, l’élasthanne, le polyester et le polybutylène. Ces produits, au contact de la peau, peuvent irriter les athlètes ou peuvent nuire à leurs performances lors de compétitions sportives, s’ils sont défectueux.

De plus, la production de ces vêtements est réalisée dans des pays pauvres : les marques exploitent des ouvriers, voire des enfants, qui sont sous payés. Cette exploitation a un impact fort sur la société de ces pays qui n’arrivent pas à vivre convenablement, alors que, dans les pays industrialisés, ces mêmes grandes marques utilisent 2,3 fois plus d’argent pour le sponsoring qu’elles n’ont utilisé pour le salaire de leurs ouvriers.

Ces innovations ne sont pas faites que pour les athlètes de haut niveau, mais aussi pour le grand public, mais ces technologies coûtent cher. Prenons l’exemple de la cassette de vélo en « or » utilisée chez les coureurs pro de VTT : plus résistante à l’usure, plus légère, mais d’un prix très élevé. Ainsi, la pratique du VTT semble onéreuse et risque de dissuader le grand public de le pratiquer. C’est le cas de nombreux autres sports.

Parfois, certaines innovations, dans le sport, ne sont pas forcément légales. En effet, le dopage est une innovation sportive qui endommage le corps de l’athlète et perturbe la perception du public avec les nombreux scandales liés à la triche ou aux morts subites d’athlètes. Une affaire tristement célèbre est celle de dopage de Lance Armstrong, elle a porté préjudice aux coureurs du Tour de France par la vision négative du public.

Un des plus gros fléaux pour les chaînes qui retransmettent les compétitions et courses sportives est le streaming illégal. Chaque année, il gagne en importance et a un coût pour les chaînes qui ont acquis des droits. Il y a 3.5 millions de français qui regardent des matchs en streaming au moins une fois par semaine. Ce fléau est bien vu parce ceux qui l’utilisent car ils bénéficient de leur sport favori sans débourses un euro, mais pour les chaînes qui retransmettent, c’est une bête noire.

Comme nous venons de le voir, les innovations dans le domaine du sport génèrent une vision  négative du sport par le public. Pourtant, il serait réducteur de rester sur cette vision : l’innovation peut aussi être bénéfique

 

La perception positive de l’innovation sportive par le public

Le public a une vision positive des innovations dans le sport, comme la retransmission à la télévision des avants et après matchs. Au handball, au rugby, le spectateur peut voir la préparation mentale, stratégique dans les vestiaires, voir aussi des moments d’émotion, d’intimité avec les proches des athlètes. Ces moments retransmis touchent le téléspectateur et lui procure un lien privilégié avec l’athlète ; le sport devient plus attractif pour le téléspectateur. Le parcours de Thibaut Pinot a ému les français : ses qualités de grimpeur en faisaient un favori pour la victoire finale ; son abandon a été vécu comme un déchirement. La vidéo du coureur de 29 ans en larmes sur son vélo est la plus vue des contenus officiels du Tour de France, toutes plateformes confondues, elle comptabilise 3 485 000 vues.

De plus, la création d’applications pour smartphones, tablettes et ordinateurs permet au public, pour sa plus grande joie, de suivre en direct le sport qu’il veut. Ainsi en est-il de l’application du Tour de France. Au-delà de pouvoir suivre les étapes du Tour, elle permet aussi un partage des moments forts de la course, comme l’abandon du coureur français Thibaut Pinot sur le Tour de France 2019. A cette occasion, l’application a connu une audience record, avec une augmentation importante des spectateurs.

Les innovations numériques permettent à la société de découvrir des sports qui étaient jusque-là très peu connus.  Depuis les années 2000, le snowboard est davantage connu du grand public parce qu’il est devenu une discipline mondiale et retransmis à ce titre ; de plus, les publicités nous montrent de nouveaux sports comme l’ultimate frisbee.

Certaines innovations dans le sport permettent à « Monsieur tout le monde » de pratiquer un sport qu’il ne serait pas capable de pratiquer sans ces innovations. Par exemple, la pratique du VTT électrique permet le développement de la pratique du sport de loisir. Cette innovation aide les personnes qui ne peuvent pas ou plus  faire de vélo à cause d’une maladie, d’un accident, de l’âge qui avance…

La perception du sport vue par le public le change

Dans le sport, la perception du public joue un rôle prépondérant dans l’innovation, cela peut changer le fonctionnement de ces sports, voire « pénaliser » les sportifs ! Prenons l’exemple de la retransmission à la télévision des événements sportif.

Pendant les Jeux Olympiques de Sydney, en 2000, les navigateurs Pierre Pennec et Yann Guichard (français) ont été dans l’obligation d’embarquer une caméra sur leur bateau à voile ; cela pour satisfaire le plaisir des téléspectateurs en ajoutant une caméra, GPS … cela a ajouté environ 11 kg au poids du navire. Les navigateurs furent pénalisés par ce poids supplémentaire, sachant que pour les courses, faire des bateaux toujours plus légers et gagner en vitesse est primordial. Cette obligation est due à la demande des téléspectateurs pour un suivi en direct de cette course, « au cœur » de l’action.

La retransmission télévisée des sports comme le football, basket-ball, handball, rugby qui avaient des moments de rites dans les vestiaires (préparation mentale, stratégie à adopter…) appelés souvent : « le secret des vestiaires », n’étaient pas visible avant pour les téléspectateurs, alors qu’aujourd’hui, suite à la demande du public, l’intimité des sportifs est mise à mal avec les avants et après match retransmis, plus d’intimité, plus de stratégie secrètement gardée.

Autre changement majeur dans le sport : l’arbitrage vidéo. Il fait suite à une demande de tout voir, de tout savoir du téléspectateur. Ce changement d’arbitrage a modifié la façon de jouer et permet des décisions d’arbitrage plus précises et plus équitables. Les arrivées au sprint dans le cyclisme se jouent à un demi-boyau, une précision gagnée grâce à l’avancée des images seconde par seconde des caméras ; les ex aequo sont rarissimes.

Nous avons une perception du sport qui est changée avec le développement des smartphones, le supporter a son monde digital à portée de main en permanence. De plus, la majorité des stades ou terrains sportifs est équipée d’écrans géants. Les conditions sont alors réunies pour décliner une stratégie digitale au cœur du stade. Avec la digitalisationde l’enceinte sportive, le spectacle devient interactif. Les franchises américaines de baseball ont été précurseuses dans ce domaine avec des premières expérimentations dès 2010. Ainsi, afin de ne manquer aucune miette du match, les fans de l’équipe de Philadelphie peuvent commander à boire ou à manger depuis leur siège grâce à une application dédiée. Le sport n’est plus vu comme une activité sportive, mais comme une activité mercantile, grâce à la numérisation effrénée.

 

Dans le domaine du sport, nous comprenons que la perception du grand public est différente selon l’innovation, et que ces innovations ne sont pas forcément accessibles à tous. Cette perception de l’innovation dépend aussi du type d’éducation que le public a reçu et du type d’interprétation que le public fait de la performance des sportifs.L’innovation, utilisée à mauvais escient, déforme la vision du public.

Faut-il vraiment accepter l’innovation dans le domaine du sport et si oui, n’est-il pas nécessaire de l’encadrer mieux par des lois et plus de contrôles ?

 

Righi Adrien

Oehlhaffen Mathieu

 

Bibliographie:

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Disponible sur :   http://www.leparisien.fr/sports/cyclisme/tour-de-france-2019-une-audience-record-01-08-2019-8126991.php

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Disponible sur : realisation_d_une_cartographie_des_clusters_du_secteur_du_sport_en_europe_rapport_final_ie_deloitte_.pdf

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Disponible sur : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/vetements-sport-toujours-plus-dinnovations

 

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Les innovations médicales peuvent-elles lutter contre la mortalité infantile?

Pendant un moment en Europe, la mortalité infantile était considérée comme étant une fatalité. Pourtant au début du 20e siècle la médecine des enfants prend un second souffle, malgré que les premières mesures sont légèrement plus ancienne, en effet, les règles d’hygiène et l’antisepsie arrivent vers la fin du 19e siècle. L’Afrique a quant à elle connu un départ plus difficile en ce qui concerne les progrès de la médecine infantile. Il existe de nombreuses disparités pour ce qui est des chances de survie de chaque enfants et de leur santé. Ces disparités persistent malgré d’important progrès qui ont fait reculer la mortalité infantile, pour passer de 12,6 millions en 1990 à 5,4 millions en 2017, le nombre d’enfants décédés a diminuer de plus de la moitié en un peu moins de 30 ans. Ces disparités sont toujours persistantes malgré le droit inaliénable que chaque enfant sur Terre bénéficie d’un bon départ dans la vie ainsi que d’une bonne santé. C’est donc pour cela que nous allons voir en quoi les innovations médicales ont permis de faire reculer la mortalité infantile dans les pays africains et européens. Dans un premier temps nous verrons les innovations ayant permis de faire reculer cette mortalité infantile, dans un second temps nous verrons les divers acteurs qui ont joué un rôle dans la lutte contre les maladies pouvant affecter les enfants, et dans une dernière partie nous verrons que malgré des avancées importantes il existe toujours et encore des disparités

L’innovation médicale face à la mortalité infantile 

Les innovations médicales dans le domaine de la santé des enfants est l’un des premiers moteurs faisant reculer la mortalité infantile. Il y a quelques décennies, période pas si lointaine de la nôtre, un enfant pouvait banalement succomber d’une diarrhée, aujourd’hui les médecin sont en capacité de faire vivre un nouveau né ayant les organes vitaux en dehors de son abdomen; une aubaine pour la survie des jeunes enfant.

Anne Nardin le cite dan son texte “progrès de la médecine infantile” à partir de 1818 les médecins Européens étaient en capacité d’effectuer des trachéotomies sur les enfants afin qu’ils ne succombent pas de certaines maladies respiratoires graves; alors qu’actuellement, en Afrique un enfant peut mourir d’une simple déshydratation par faute de moyens ou de connaissances des centres de soins

Certaines de ces innovations peuvent paraître grandiose comme les vaccins existant pour combattre diverses épidémies, mais il en existe de nombreuses autres plus banals mais permettant tout aussi bien d’éviter la mortalité des enfants. Comme par exemple un allaitement au sein accompagné du respect des règles d’hygiènes permettent d’éliminer les risques de diarrhées chez l’enfant.  

Les acteurs, parfois considérés comme des sauveurs 

En constatant de nombreuses disparités de nombreuses institutions ce sont créent, les ONG (Organisation Non Gouvernemental). 

Certaines de ces dernières ont comme principal but de faire reculer la mortalité infantile. Afin de mettre au maximum de leur capacité chaque être humain sur la même ligne de départ pour le reste de sa vie.

L’un des plus salué et concerné par ce combat est l’UNICEF. 

L’UNICEF (fond des nations unies pour l’enfance) est une fondation reconnue de manière nationale et mondiale. Les actions effectués par les personnes faisant partie de cette institution sont multiples. En Afrique Sub-Saharienne, par exemple, l’UNICEF apporte une “éducation” aux femmes afin de leur apprendre les bons gestes à avoir avec les enfants, mais également ce qu’il est nécessaire de faire pour que leurs grossesses se passent dans les meilleurs conditions possibles, malgré la pauvreté qui les touche.

Source : UNICEF

Il y a également l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) pour qui la mortalité infantile constitue un fléau à faire reculer, voir même à éradiquer dans la mesure du possible. 

Nous pouvons imaginer que sans ces acteurs importants, l’écart de mortalité infantile entre l’Afrique et l’Europe serait beaucoup plus important qu’il ne l’ai déjà. 

La mortalité infantile, loin d’être une égalité 

Comme dit précédemment de nombreux organismes ont pour but de réduire les disparités concernant la mortalité infantile, mais ce n’est pas chose simple, dans cette partie de notre développement nous allons justement voir pourquoi elles persistent.

Malgré le fait que perdre un enfant est traumatisant à n’importe quels coins du globe, dans certaines parties du monde cela fait partie de la vie de milliers de personne plus que dans d’autres. 

Un écart de taux de mortalité infantile entre les différents pays a malheureusement toujours existé, mais grâce à d’énormes avancées technologique, ce dernier a pu diminuer progressivement. 

Malgré cela les inégalités entre pays défavorisés et pays développés subsistent. 

Comme l’affirme l’UNICEF, en étant un enfant né en Afrique Sub-Saharienne il est 1,9 fois susceptible de mourir avant son cinquième anniversaire. 

“En 2015, 80 % de ces décès sont survenus en Asie du Sud ou en Afrique Sub-Saharienne, et près de la moitié dans cinq pays seulement : l’Ethiopie, l’Inde, le Nigéria, le Pakistan et la République démocratique du Congo.” relate l’UNICEF.

Pourquoi une telle différence ? Il est vrai que dans certaines régions d’Afrique les ressources matériels sont moindres quand dans les régions Européennes. La malnutrition touche dans ces régions des millions de personnes, et énormément d’enfants, qui dans beaucoup de cas ne survivent pas au manque d’aliments, d’eau potable ou de soins. Les décès causés par ce genre de problèmes sont rares en Europe. Malgré les aides apportées par ces nombreuses ONG les disparités restent colossales. 

Voici justement un graphique représentant le taux de mortalité Africain et celui du reste du monde  :

Ce graphique illustre très bien les différentes disparités persistantes depuis plusieurs décennies, malgré ces disparité nous pouvons tout de même relever une diminution depuis  1990 de l’écart de taux de mortalité infantile.

 

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, grâce à des innovations majeures dans le domaine de la médecine infantile, la mortalité a fait un grand bon en avant. Il a été rendu possible grâce aux institutions telles que l’UNICEF, mais également grâce à des médecins qui ont considérablement fait avancer les choses. Malgré tout ces progrès, des améliorations sont encore a effectuer : diminuer la différence entre les taux de mortalité infantile entre différentes parties du monde, l’Europe et l’Afrique dans notre cas. Nous pourrions alors nous demander comment pourrait-on agir afin de réduire davantage ou même d’éliminer totalement la mortalité infantile?

 

KHALFALLAH Cassandra

CULLY Loïc

 

Bibliographie

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Watkins, Kevin. La santé des enfants : un bon départ dans la vie [en ligne]. La situation des enfants dans le monde 2016 L’égalité des chances pour chaque enfant; UNICEF, 06/2016 [consulté le 12/12/2019]. Chapitre 1, pp 9-19. Disponible sur : https://www.unicef.org/french/publications/files/UNICEF_SOWC_2016_French_LAST.pdf

7000 nouveau-nés meurent encore chaque jour [en ligne]. OMS, 19/10/2017 [consulté le 16/01/2020]. Disponible sur : https://www.who.int/fr/news-room/detail/19-10-2017-7-000-newborns-die-every-day-despite-steady-decrease-in-under-five-mortality-new-report-says

 

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L’influence des robots médicaux sur les médecins

Le robot est piloté par un humain via une interface extérieure. Cela peut passer d’une manette télécommandée, à de nombreux ordinateurs. En médecine, la plupart des robots sont guidées par des chirurgiens. C’est le cas du robot Da-Vinci. Celui-ci est contrôlée en temps réel par un chirurgien via deux écrans et deux manettes. Il existe également des robots autonomes, où le médecin prescrit les actions à faire avant que le robot ne commence son travail. Comme par exemple Lena, le robot chirurgie esthétique. Le médecin prescrit les doses et les zones à injecter avant l’opération. Certains robots sont dotés d’une intelligence artificielle qui leur donne une « conscience ». Ceux-ci peuvent discuter avec les patients et réfléchissent par leurs propres moyens. Julia fait parti d’eux. Elle a le rôle d’un médecin traitant et interagit avec le patient.

Domaine d’action

Les robots peuvent être utilisées dans bien des domaines : le loisir avec les drones et les jouets télécommandés, les corvées ménagères avec par exemple un aspirateur automatique, la cuisine avec des robots cuiseurs ou des robots pâtissier ou encore à l’usine avec des robots industriels, mais également en médecine.

L’utilisation du robot en aide complémentaire par le médecin est utilisée dans de nombreux domaines, en urologie, en gynécologie, en chirurgie viscérale, en ORL, en chirurgie esthétique ou encore en médecine traditionnelle. Par exemple, en France en 2009, 20 % des ablations de prostate sont réalisées par chirurgie robotique. Pour cela, le robot Da-Vinci est le plus connu et utilisé. Il a, pour les versions les plus récentes, 4 bras manipulateurs muni d’une caméra endoscopique haute définition en 3D qui peut grossir jusqu’à 20 fois et d’instruments chirurgicaux. En combinant le robot Da-Vinci a une endoscopie, des chirurgiens ont réussi à enlever une tumeur difficile d’accès et dangereuse pour le patient.

Robot chirurgical nouvelle génération.

Source : Pixabay

Le robot Lena, en chirurgie esthétique, a un grand bras manipulateur. Sa caméra haute définition et son intelligence artificielle lui donne une « conscience ». Le médecin n’intervient pas directement puisqu’il prescrit au robot les doses et les zones à injecter avant l’opération. Lena est totalement autonome lorsqu’elle opère.

Julia est bien différente, elle apporte une aide aux médecins traitants. Elle ressemble a un écran d’ordinateur qui affiche une femme qui parle au patient.

Les bénéfices des remplacements

Les robots de la médecine ont de nombreux atouts par rapport aux médecins traditionnels.

En médecine il y a de plus en plus de robot, ont ne les retrouve pas seulement dans les bloques opératoires. « Julia » permet d’éviter les diagnostiques répétitifs, de faire diminuer les salles d’attentes grâce à ces questions ciblées et permettre au médecin de resté concentré sur l’essentiel. D’après une étude, entre les patients et le robot, il y aurait une relation de confiance.

« Lena » est un robot chirurgie esthétique non dirigé par un médecin, ce robot possède une marge d’erreur minime d’un dixième de millimètre et si le patient bouge, le robot s’arrête instantanément, ce qui le rend plus précis et moins douloureux que la main du chirurgien qui tremble.

Les robots de chirurgie (Da-Vinci) sont contrôlés par un chirurgien assis dans un coin de la pièce. Les longues opérations sont moins difficiles pour lui. Le robot Da-Vinci permet d’avoir des mouvements plus amples, d’effectuer des micro-mouvements très précis, sans les tremblements que le chirurgien pourrait avoir sans le robot. De plus grâce à sa caméra haute définition, l’accès aux organes profond est plus facile. Les insistions sont beaucoup plus petites, ce qui diminue les risques d’infections post-opératoire. Lors des opérations du cancer de la prostate avec un robot, il y a beaucoup moins d’effet secondaire. Les patients reçoivent moins de médicaments et restent moins longtemps à l’hôpital.

Schéma utilisation Da-Vinci

Source : Pixabay

Les défauts des remplacements

Les robots ne sont pas si faciles à contrôlés et demande de l’entraînement, certaines études ont contredits les avantages en disant que les robots doubleraient les risques lors des opérations du cancer de la prostate. Ce ne sont pas les robots qui sont remis en question mais les médecins. Contrôler efficacement les micro-instruments, en assurant à la fois précision et sécurité reste complexes.

Certains médecins démontre le côté moral, ils doivent accepter que les robots fassent leur travaille égale ou supérieur à eux-mêmes. Tandis que d’autres démontres que les robots sont vraiment dangereux « il y a les dangers : ces technologies se traduiront par la surveillance en milieu de travail, la gestion de la productivité et le chômage, et se conclura par la fin de l’existence d’un type de pratique médicale » Nicholas Pimlott

 

Les domaines d’actions, les bénéfices et les défauts de la médecine sont multiples, de nombreuses personnes sont favorables à l’utilisation des robots dans la médecine tandis que d’autre discrimine leur place. Le remplacement des médecins par des robots reste tout de même une solution financière à étudier mais reste bloqué par l’aspect morale et législatif, comme par exemple : a qui est la faute lors d’un décès suite à une opération robotisé ?

 

GEORGES Marie

BALLAND Lucas

 

Bibliographie

 

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