Le voyage et la santé

Voyager aujourd’hui : les autorisations, les droits

            L’intitulé « Partir _ Venir » nous propose de réfléchir sur des thèmes d’actualités que sont le voyage, la mobilité ou encore la migration. Le voyage est devenu quelque chose de banal, de régulier, de généraliser pour les citoyens les plus aisés. Le voyage est utiliser a des biens faits professionnels ou personnels, par sa popularité il fait donc souvent partie de l’actualité. Ces biens faits ne sont pas toujours positifs pour les voyageurs. C’est pour cela que nous nous somme penché sur la question : « Le voyage aujourd’hui: Des risques pour la santé ? ». Pour étudier cette problématique nous somme arrêtés sur dix documents. Nous avons tout d’abord étudié les cotés historique de la question avec les premières pandémies à l’aide d’une encyclopédie canadienne : Pandémie de Marsh, James H ainsi d’un magasine: ALTERMONDES, En quête de voyage, et de plusieurs pages internet  Formalités administratives du  Ministère des affaires étrangères, Médecine Tropicale d’Aubry Pierre et  Gaüzère Bernard-Alex, Les pandémies dans l’histoire depuis le Ve siecle av.JC de  Martin,Pierre, Pandémie et conséquences du Choléra de l’Organisation mondiale de la santé.

Ensuite nous avons analysé le facteur économique, le manque de moyens des pays du sud receveurs pour la protection sanitaire des indigènes ainsi que celle des voyageurs avec quelques pages internet Les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes de Keller fabienne, Faire tomber les obstacles au développement dans la santé de l’Organisation mondiale de la santéPour finir, il est essentiel d’aborder les préventions à tenir tout au long du voyage : de la préparation au retour avec à l’appui des pages internet : les vecteur de maladie, Grippe pandémique : plan d’action stratégique, De nombreux facteurs interviennent dans la propagation des maladies infectieuses de l’Organisation mondiale de la santé.

Histoire : les premières pandémies dues aux voyages

           Le voyage est une quête qui à, tant dans le passé que dans le présent, nourri l’histoire de l’Homme. En instituant le droit de congés payés en 1936, l’organisation internationale du travail a suscité la démocratisation du voyage. Le voyage devient tourisme. Aujourd’hui, le tourisme détient une place de tête dans le secteur industriel. Le voyage est souvent réalisé vers les pays exotiques et d’évasions : les pays du Sud. Ces derniers sont «spectateurs » de ces phénomènes, et sont ceux qui malheureusement n’ont pas le plus de moyens pour survivre.

            Maintenant, rappelons que, de part ces voyages passé et présent, des flux dévastateurs se sont développé à travers le monde : je veux parler ici des maladies véhiculés, des épidémies qui s’étendent à la quasi-totalité d’une population. Tout d’abord transmissent à un voyageur, puis transportés d’un pays à un autre. C’est ainsi que ce qui était une épidémie devient une  pandémie.

            Nous pouvons donc faire le lien avec les pays du Sud : ces derniers étant en difficultés de moyens, se trouvent dans une faiblesse pour se protéger de ces maladies.

Retournons dans le passé aux premières pandémies :

            La première pandémie historiquement attestée  est la «  peste justinienne ». Elle atteint le Moyen-Orient et l’Europe en 541, sous le règne de l’empereur byzantin Justinien. Partie d’Égypte, elle touche tout le Bassin méditerranéen aux VIe-VIIIe siècle, et touche Constantinople en 542.  L’empire byzantin aurait perdu au moins 1/4 de sa population, Constantinople la moitié.  La pandémie s’éteint mystérieusement au VIIIe siècle.

            Le choléra sévit la France au XIX° siècle : en Provence en 1834-1835. La première pandémie de choléra fut au début du XIX° siècle. Ses différents symptômes peuvent s’avérer mortel pour 50% des cas s’ils ne sont pas pris en charge.

Les pandémies de grippe sont-elles aussi récurrentes.

            

Enonçons  la «  grippe espagnole » : elle a laissé des marques en France à la fin de la Grande Guerre. Elle se propage d’abord en Asie, fait une première victime sur une base militaire du Kansas aux Etats Unis. La maladie implose au printemps 1918. Elle voyage entre l’Europe et l’Amérique du Nord sur les navires qui vont aux combats. Les troupes contaminent à leur tour l’Asie et l’Afrique. Elle est devenue pandémique par la jonction d’un virus grippal avec un pneumocoque dans un milieu propice : «  poilus » exténués et civils débiles.L’amalgame des malades en provenance du front exacerbe la situation. On compte plus de 200 000 victimes en France et plusieurs millions dans le monde. La grippe espagnole apparaît à un moment critique de l’histoire où beaucoup de gens voyagent d’un bout à l’autre du monde. Le voyage devient un facteur majeur et la grippe espagnole se propage donc facilement.

            Deux autres pandémies grippales ont sévi : grippe asiatique, qui est une forme de grippe aviaire en 1957, et fait 98000 morts aux Etats unis. Puis la grippe de Hong Kong en 1968qui fait  18000 morts en France.

            Il vient ensuite le virus H1N1. Un nouveau virus grippal qui se manifeste naturellement chez les oiseaux sauvages (porteurs sain), et qui donc ne porte aucune atteintes aux autres oiseaux. Mais en 1997, une variante violente du virus franchi la barrière des espèces : la grippe aviaire ->le virus H5N1.  D’abord en Asie, il contamine les animaux domestiques puis l’homme. En 2003 la maladie a été de nouveau contractée par des populations en contact régulier avec des volailles, puis se répand dans le monde. En 2004 une nouvelle éclosion du virus réapparait.

            Enfin, la tuberculose découverte en 1882 par Robert Koc. Maladie qui est dévastatrice, faisant de nombreux morts, à tel point qu’il est dur de dresser un bilan. Cette maladie sévit encore aujourd’hui et plus de 95% des décès se produisent dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

            La dernière pandémie notable est le sida. Pandémie au pronostic  exceptionnellement mortelle. Le virus attaque les barrières immunitaires et se transforme sans cesse pour éviter son irradiation avec un vaccin. Il se transmet par voie sexuelle et contamine aujourd’hui 40 millions de personnes.

 

Le manque de moyens des pays du sud pour la protection : Un facteur économique

            Les maladies infectieuses se trouvent être la principale cause de mortalité chez les enfants et les jeunes adultes. Elles provoquent plus de 13 millions de décès chaque année. La plupart de ces décès se produisent dans des pays en développement, qui ont une forte difficulté à faire face aux dépenses concernant la santé. Dans ces pays, 1,3 milliards d’êtres humains vivent avec un revenu de moins de 1dollar américain (= 0,743383883 euros) par jour.

            Près d’un enfant sur trois souffre de malnutrition et un sur cinq n’a pas reçu la totalité de leurs vaccinations à l’âge d’1 an. En outre, plus d’un tiers de la population est incapable de se procurer ne serait-ce que les médicaments essentiels. Face à un tel bilan de pauvreté, on ne peut que constater l’avancement évident des maladies infectieuses mortelles.

            De plus, l’accroissement considérable des mouvements de populations, aggrave encore la situation. En 1996 1% de la population mondiale se trouve arraché à leur foyer. Ces personnes vulnérables contractent les maladies infectieuses plus facilement, et en plus elles permettent leurs propagations dans d’autres régions suite à leur déplacement.

            Cette situation de crise et complexe liée entre autre à la pauvreté, entraînent des décès résultant de ces maladies qui sévit les populations. La plupart d’entre elles sont des fléaux de toujours. Etant dans une époque de progrès où nous disposons à la fois de vaccins et d’antibiotiques, nous devrions les avoir maîtrisées. Pourtant, elles continuent à faire des victimes à un rythme inquiétant dans les pays en développement. Les familles de ses pays se retrouvent dans une situation alarmante liant la maladie et la misère du surendettement, par suite de leurs maigres revenus et du coût élevé des soins.

            A tous ceci, il ne faut pas oublier d’ajouter les atroces souffrances que ces maladies infligent aux malades. En effet, il y a en permanence des millions de gens qui sont invalides suite à des maladies infectieuses. Certaines d’entre-elles empêchent les enfants de suivre leur scolarité et incapacitant les adultes à travailler, ainsi que de s’occuper de leurs enfants. Ce qui favorise l’analphabétisme, une scolarité peu favorisante, et un rapport économique insuffisant. Il est facile de faire le lien entre ces derniers.

            D’autres maladies provoquent de sévères difformités et mutilations. Des malades sont défigurés, leurs corps tapissé de plaies ouvertes. Ils perdent doigts et orteils tandis que d’autres parties de leur corps se rabougrissent ou enflent grotesquement.

            Les rechutes incessantes de ces maladies ajoutées à de longues périodes d’invalidité, ont des conséquences économiques dont la part de responsabilité de sous-développement de certains pays est très importante.

            Par exemple, le paludisme a représenté pour l’Afrique une charge économique en milliards de dollars durant cette décennie.

            Les flambées de maladies provoquent la panique, désorganisent les structures (économiques et sociales) et peuvent aller jusqu’à paralyser le développement des communautés. Cédant à cette panique, certains pays imposent des restrictions aux voyageurs, limitent les importations de certains aliments. Ces décisions ne sont, bien évidemment, pas sans conséquences.

            En additionnant le coût des journées de travail perdues, les frais de traitement répétés représentent une charge accablante pour les familles.

            Ajouter à cela les diverses invalidités, ce paquetage va empêcher à des milliers de personnes de travailler et restreindre ainsi l‘enrichissement de leur pays, de leur famille, et au contraire imposer des frais considérables à ces dernières déjà dans la misère.

            Pourtant la situation pourrait ne pas être désespérée. En effet, l’un des moyens les plus terre à terre de faire reculer la misère et de favoriser le développement socio-économique, réside dans la prévention et le combat de ces maladies.

 

Les préventions : De la préparation au retour de voyage

            Le manque de prévention et de protection dans les pays en voie de développement entraine une exposition des voyageurs à certains germes pathogènes, c’est pour cela qu’il faut anticiper et préparer son voyage. Un voyage se prépare à l’avance surtout les voyages à destination des pays du sud. En 2009, 10 799 individus décèdent de maladies infectieuses et parasitaires en France, soit 2% des décès français autant que pour les suicides. Ces maladies sont responsables à 35% de la totalité des décès dans le monde entier et a presque 45% des décès dans les pays en développement, à moins de 5 % dans les pays développés selon les chiffres de l’organisation mondiale de la santé.

            La transmission des maladies se font de manière interhumaine et surtout de l’animale à l’homme. L’animale a été infecté lui par un homme atteint de la maladie ou bien par l’eau contaminée, il est donc considéré comme un porteur sain.

             Ces animaux vecteurs de maladies sont bien souvent des insectes: des moustiques, des phlébotomes, des mouches, des punaises et des tiques qui transmettent le paludisme, la filariose lymphatique, la leishmaniose, la maladie du sommeil, la maladie de Chagas et pour finir la maladie de Lyme. Ou encore des mollusques qui jouent un rôle d’hôtes de germes pathogènes, les porcs eux polluent de germe les rizières par leurs déjections et les rongeurs porteurs de la peste, de la leishmaniose et la leptospirose.

            Toute cette exposition à ces maladies varie selon l’environnement, du temps de séjour et de certains facteurs personnel et comportementale du voyageur. Le type de voyageur fait aussi varier le danger. Le voyageur en déplacement professionnel et le voyageur par plaisir, ont moins de chance de contracter une maladie infectieuses ou parasitaires car ils ont un temps de séjour assez court, leur environnement est urbains, plus contrôlé. Certes ils sont exposé au paludisme, à la dengue, à la fièvre jaune mais ils sont très vite prévenus par les médias lors d’une flambé d’une de ces maladies. Par contre les voyageurs cherchant l’aventure dans des endroits insolites ou les voyageurs pour des missions humanitaires  dans des zones de catastrophes naturelles, sont exposés très fortement aux maladies mais aussi à des maladies très peu connues donc peut soignables.

 Il est donc nécessaire d’avoir une protection individuelle contre ces vecteurs. Pour cela il existe de nombreux vaccins à faire avant le départ du voyage. Il faut donc anticiper ces préventions car ces vaccins nécessitent souvent plusieurs rappels sur une longue période. Des médicaments peuvent être pris avant, pendant et après le voyage. La préparation du voyage peut être tout d’abord prendre connaissance des risques et des conseils mis en ligne par le ministère des affaire étrangère : « conseil aux voyageurs ».

            Pendant le voyage il est conseillé de posséder des répulsifs anti-insectes, des serpentins anti-moustiques, des bombes insecticides, surtout une moustiquaire et il faut aussi se couvrir, ne laisser paraitre aucune surface de la peau pour éviter les contacts avec l’extérieur. Tout ce matériel conseillé doit être de bonne qualité pour une protection sûre.

            Le contact avec l’eau doit se faire en portant des bottes pour les voyageurs aventuriers, professionnels et humanitaires et pour les touristes, ils doivent opter pour l’eau chlorée pour leurs loisirs. 

La réelle présence des risques sur la santé liés aux voyages.

            Le voyage aujourd’hui: Des risques pour la santé ? Lorsque que l’on voyage il y a toujours des risques. C’est pour cela qu’il faut préparer son voyage comme il se doit en se renseignant sur le pays de destination et en prenant les précautions nécessaire à son bon déroulement. La santé est très sensible aux attaques du monde extérieur. Comme précédemment présenté, le monde est sujet à des violentes attaques bactériennes et aux virus. Des populations toute entière sont sévit par des maladies contaminant progressivement le monde.

             Cependant il ne faut pas exclure le voyage de notre quotidien, car nombreux sont les articles et les études qui démontrent aussi ces bienfaits.

            Des risques pour la santé, il y en a en masse lorsque l’on se déplace, mais en suivant les conseils des organismes de santé et de voyage, on peut voyager, non pas sans risques, mais plus sereinement.

SERRE Laurie, GAUTHERON Alexandra

Bibliographie:

ALTERMONDES.En quête de voyage.Le tourisme en quête de sens [en ligne].2012.hors-série n°7.[consulté le 07/01/2013]. Disponible sur :http://altermondes.org/spip.php?article480

Astrium.astrium[en ligne], [consulté le 10/12/12].Vecteurs de maladie. Disponible sur :http://www.astrium.com/les-vecteurs-de-maladie.html

Aubry Pierre, Gaüzère Bernard-Alex. Maladie d’importation Actualités 2012. Médecine Tropicale [en ligne], 2012, 18 mai 2012, [consulté le 5/12/12]. Disponible sur : http://medecinetropicale.free.fr/cours/maladie_importation.pdf

Keller fabienne. Sénat [en ligne]. Date de publication : 5 juillet 2012, [consulté le 5/12/12]. Les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes. Disponible sur : http://www.senat.fr/rap/r11-638/r11-63817.html

Marsh, James H.L’encyclopédie canadienne[en ligne]. Fondation Historica,date de mise à jour :2011 [consulté le 06/01/03].Pandémie. Disponible sur: http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/pandemie

Martin,Pierre.Les pandémies dans l’histoire depuis le Ve siecle av.JC.Risques : les cahiers de lassurance [en ligne]. Juin 2006.numéro 66 [consulté le 06/01/13]. Disponible sur : http://www.ffsa.fr/webffsa/risques.nsf/html/Risques_066_0008.htm

Ministère des affaires étrangères. Ministère des affaires étrangères [en ligne]. Date de mise à jour : 2012 [consulté le 07/01/2013]. Formalités administratives. Disponible sur : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques-20973/preparer-son-depart-20975/formalites-administratives/article/formalites-administratives

Organisation mondiale de la santé. Organisation mondiale de la santé [en ligne]. Date de publication : 1999, [consulté le 28/12/12]. Faire tomber les obstacles au développement dans la santé, de nombreux facteurs interviennent dans la propagation des maladies infectieuses. Disponible sur : http://www.who.int/infectious-disease-report/idr99-french/pages/textonly.html

Organisation mondiale de la santé. Organisation mondiale de la santé [en ligne]. Date de mise à jour : 06 janvier 2013, [Consulté le 06/01/13]. Pandémie et conséquences du Choléra. Disponible sur : http://www.who.int/topics/cholera/impact/fr/index.html

Organisation mondiale de la santé. Organisation mondiale de la santé [en ligne].Date de publication : 2006,date de mise à jour : 2007, [consulté le 06/01/13].Grippe pandémique : plan d’action stratégique de l’ OMS. Disponible sur : http://www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/WHO_CDS_EPR_GIP_2006_2/fr/index.html

Ce contenu a été publié dans Partir-Venir, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Le voyage et la santé

  1. Laetitia Rey dit :

    Bonjour,
    Je trouve votre sujet très intéressant et bien développé. Ce thème est original. Les différentes pandémies traitées à travers le thème du voyage sont pour ma part captivantes.