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La consommation énergétique en France et à l’échelle mondiale : représentante de problèmes, de défis, de réponses et de nuances autant pour l’économie ou la société que pour l’environnement.

Ci-dessus la « Benz Patent-Motorwagen » ou le « le Tricycle Benz ». C’est le tout premier véhicule motorisé de l’histoire Humaine avec un grand H. Une révolution pour 1885, une époque à laquelle on ne se prenait pas encore la tête sur des problématiques « futiles » telles que l’environnement. Il est grand temps d’y remédier en abordant toutes les dimensions de ce vaste sujet qui est la consommation énergétique. Et expliquer en quoi cette surconsommation énergétique compose un problème majeur pour l’environnement et comment la rectification de ce problème représente un défi d’une complexité majeure pour les industriels ainsi que pour les dirigeants de notre pays et du monde

En quoi cette consommation est-elle problématique ?

Abordons tout d’abord les bases de cette consommation que l’on se doit de définir comme surconsommation. Selon le site planetoscope.com, on compte en France une voiture pour 1.77 personnes en âges et en capacités de conduire. Soit en réalité 36 millions de voitures. On sait évidemment qu’une voiture pollue au cours de son cycle d’activité mais également pendant la production.

On peut aussi voir le problème de notre consommation actuelle du carburant dans des mouvements de société comme en 2018 avec les ‘’gilets jaunes’’. Que l’on soit adhère ou non à leurs convictions et leurs actes, il est évident que, l’étincelle ou la goutte d’eau  a été la hausse du prix du carburant en France.

En bref les voitures posent un problème de plus en plus important à l’échelle mondiale ou nationale. On le voit d’autant plus sur l’échelle métropolitaine comme sur les cartes ci-dessous où l’on voit une corrélation facile à faire entre la volonté des grosses villes à vouloir pousser les véhicules motorisés vers la sortie et leurs taux respectifs de pollution. 

Nous le savions mais il est largement prouvé, évident et démontré que les pollutions causées par la production et l’utilisation des véhicules motorisés sont plus que problématique. Se sentant soi-disant concernées par des prises de conscience environnementales généralisées, des entreprises se sont penchées sur certaines alternatives que nous allons relever.

La force de l’être humain a sans cesse su se renouveler pour chercher des alternatives

Relevons en premier lieu les options proposées. Tout d’abord les biocarburants. Ils se définissent par des carburants produits à partir de la biomasse. Ils composent une ‘’demie alternative’’ puisqu’ils « sont généralement incorporés dans les carburants d’origine fossile », comme nous l’explique le site du ministère de la transition écologique. Ils peuvent autant s’incorporer à l’essence, on parlera alors de bioessence, qu’au gazole où il s’agira alors de biogazole. En 2019 c’est en moyenne 7.6 % du carburant qui était composé de biocarburant qu’elle que soit la filière choisie. Même si l’idée est plutôt louable, cette alternative pose des problèmes majeurs. Le premier, c’est la véritable pertinence du projet. Cela pourrait être efficace seulement si ces pourcentages augmentaient, en effet atteindre moins de 10 % de composition de biocarburants dans les carburants à énergie fossile est totalement dérisoire et encore trop faible pour observer les résultats attendus. La deuxième complexité se pose à l’échelle internationale. En effet, plutôt bonne nouvelle en apparence : les demandes de colza ou de maïs ont augmenté pour la production d’agrocarburants vu qu’ils en représentent des ingrédients majeurs. Malheureusement cela a causé des famines importantes comme évoqués dans l’article d’Angela Bolis dans « Le Monde » paru en août 2011 où elle aborde la surexploitation des sols aux grands malheurs des populations locales. Si vous vous dites de manière innocente que depuis quasiment 11 ans que cet article est sorti, le genre humain a su tirer de ses erreurs passées, vous vous trompez lourdement. En novembre 2021 c’est le peuple Malgache, à Madagascar qui, d’abord à cause du réchauffement climatique, puis de la hausse des prix du colza et du riz due à leurs utilisations dans la production d’agrocarburants, ont subi une importante famine.

Une autre alternative bien connue du monde de l’industrie automobile et désormais du grand publique concerne les voitures électriques. Souvent décrites comme une solution miracle face aux gaz à effet de serre produits par les véhicules thermiques, il est évident que l’affaire est plus complexe et moins rose que ça.

Tout d’abord à la production, une voiture électrique rejette environ 50 % de plus de co2 qu’une voiture thermique.  Cela est dû à la complexité d’extraire les composants organiques des moteurs et des batteries des véhicules électriques. On a des exemples bien connus de ces matériaux comme le cobalt ou encore le manganèse. Cependant le problème d’extraction des ressources prend encore plus de sens avec l’exemple du néodyme. C’est Guillaume Pitron, auteur de « La Guerre des métaux rares » qui nous explique qu’il faut extraire environ 91 tonnes de roches pour pouvoir purifier les 4kg de néodyme nécessaire à une seule voiture. Cela représente un coût environnemental très important sans même compter que dans la majorité des pays où on va chercher ce produit, les conditions des travailleurs sont à la limite du respect du genre humain. De plus, principalement en Chine mais pas seulement, les produits chimiques permettant de purifier ces ressources sont rejetés dans les cours d’eaux et les mers les plus proches ce qui, vous l’imaginez, peut énerver des élèves modèles en Gestion et Maîtrise de l’Eau comme nous. 

Pour résumer tout cela, il ne sert à rien de déprimer mais seulement de ne pas se voiler la face en prenant n’importe qu’elle solution apportée comme acquise et toujours pousser les entreprises et les états à se dépasser.

Ne pas abandonner et remarquer les efforts faits

            Cet article n’est pas là pour que tout le monde roule en trottinette électrique ni pour relancer une 25 e vague des gilets jaunes, je le précise. Nous désirons informer, prévenir et mettre en garde des dangers que représentent ou peuvent représenter le carburant et ses alternatives.

Nous voulons donc dans cette dernière partie relever les démarches et projets que l’on estime pertinents. Tout d’abord les vignettes crit’air qui avaient beaucoup fait parler car la majorité des personnes composant notre société sont tous de grands écolos dans l’âme mais quand il s’agit de venir dans des villes en bus l’effort se fait plus rare…

Ces vignettes ont été mises en places en 2017 et sont assez efficaces, permettant de limiter l’accès aux véhicules les plus polluants dans l’enceinte de grandes métropoles déjà assez polluées.

On a également la popularisation des voitures autonomes qui, même si elles ne résolvent pas le problème de carburant, limitent la surconsommation due à la conduite approximatives de certains conducteurs…

Tous ces efforts permettent les résultats ci-dessous.

La baisse d’émissions de carbonne en 2020 comparé à l’année 2019 par pays selon Statista.

 C’est, bien sur insuffisant, mais il faut relever un point selon moi primordial dans ce grand défi qu’est l’environnement. Que ce soit la crise du Covid, celle de la peste, la crise économique de 2007-2008 ou encore la finale de la Coupe du Monde 2018, l’Homme à toujours su relever d’innombrables défis depuis qu’il existe sur cette magnifique planète qui est la Terre.

MONNERET Guillaume

BURNICHON Oscar

Références

https://fr.wikipedia.org/wiki/Benz_Patent_Motorwagen

https://www.planetoscope.com/transport/automobile#:~:text=L’automobiliste%20fran%C3%A7ais%20parcourt%20en,voiture%20pour%201%2C77%20personne.

  • BETTINELI Marc, BRETONNIER Marceau. L’impact écologique de la voiture électrique. Le Monde [en ligne], 10/12/2018. [consulté 11/01/2022]. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/climat/video/2018/12/10/la-voiture-electrique-est-elle-vraiment-plus-ecologique_5395451_1652612.html
  • BOLIS Angela, Famine : la FAO pointe les biocarburants et la surexploitation des sols. Le Monde [en ligne], 03/08/2011. [consulté 11/01/2022].

Disponible sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/03/famine-la-fao-pointe-les-biocarburants-et-la-surexploitation-des-sols_1555498_3244.html

  • DELEPINE Justin, La voiture autonome rebat les cartes,  Alternatives économiques[en ligne], 09/2017. [consulté 11/02/2022].

Disponible sur : https://0251202w.esidoc.fr/document/id_mmf2017_449214.html

  • GIRARDIN Isabelle, Où sont fabriquées les alternatives aux carburants pétroliers dans les Hauts-de-France ?, Franceinfo [en ligne], 20/11/2018. [consulté 11/02/2022]

Disponible sur : https://france3-regions.francetvinfo.fr/sont-fabriquees-alternatives-aux-carburants-petroliers-hauts-france-1577858.html

  • GODARD Xavier, Les enjeux de la mobilité durable face à la métropolisation dans le contexte Nord-Sud, HAL  [en ligne], 02/12/2010.

[Consulté 11/02/2022]

Disponible sur : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00542410/

  • Le Fil d’Actu, AGROCARBURANTS : UNE ÉNERGIE D’AVENIR ?, YOUTUBE [en ligne], 02/05/2018

[consulté 11/02/2022]

Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=0j7Cr7-B0jc

  • MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, Biocarburants, MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE [en ligne], 23/12/2021.

[consulté 11/02/2022]

Disponible sur : https://www.ecologie.gouv.fr/biocarburants

  • NORMAND Jean-Michel, BEZIAT Eric et PIQUARD Alexandre pour le Monde : Automobile : le déclassement du diesel. Relevé sur esidoc [en ligne], 10/04/21.

[consulté 11/02/2022]

Disponible sur : https://0251202w.esidoc.fr/document/id_mmf2021_611640.html

  • NOUYRIGAT Vincent pour Science et vie : Des millions de puits abandonnés : les sales fantômes du pétrole

[consulté 11/02/2022] Disponible sur : https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/des-millions-de-puits-abandonnes-les-sales-fantomes-du-petrole-47928

COMMENTAIRES :

Cet article nous apprend que la France est un pays très consommateur et que cela représente des problèmes à différentes échelles. C’est un article très propre et clair. Les images sont très bien choisies et sont faciles à comprendre. C’est un article très bien réalisé. BEUCLER Lauryne

Article très pertinent et bien structuré. Les images sont bien choisie. Il est très intéressant et nous informe bien sur le sujet.

Ewan Hirter

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Consommer autrement

Surconsommation de l’eau dans le monde : les conséquences sur l’environnement, le social et l’économie

L’eau est une ressource paradoxale, elle est source de vie mais également de mort lorsque l’on ne sait pas la gérer. Le problème, autour de l’eau et de la société actuelle, est la surconsommation de cette ressource fondamentale ainsi que ses conséquences sur l’environnement, le social et l’économie.

Étant en BTS Gestion et Maîtrise de l’Eau, nous avons voulu partager nos connaissances personnelles et y joindre des recherches que nous avons faites. Pour se faire, nous avons cherché des documents et des articles scientifiques mais aussi des vidéos documentaires.

L’importance de l’eau douce et sa raréfaction

L’eau est vitale pour notre survie. Nous pouvons ne pas manger pendant une semaine mais ne pas mourir alors que l’on meurt sans boire, l’eau est source de vie. C’est dans l’eau que sont nés les premiers organismes vivants. L’eau est partout même dans les plus petites cellules existantes. Si nous ne buvons pas pendant trois jours, nous risquons de mourir. L’eau que nous buvons doit forcément être de l’eau douce, si c’est de l’eau salée nous risquons de mourir de déshydratation, en effet le sel attire l’eau de nos cellules. 

La planète Terre est constituée à 70% d’eau. Malheureusement 97% sont les mers et les océans donc nous ne pouvons pas boire l’eau car elle est salée. Le seul moyen de boire l’eau salée est de la désaliniser, c’est-à-dire traiter l’eau salée, mais cela demande beaucoup d’énergie et d’argent. Les 3% d’eau restants sont de l’eau douce. Parmi ces 3% seulement 0,03% d’eau douce nous sont disponibles. 2,97% d’eau douce n’est donc pas disponible car elle est soit sous forme de glace (glacier, pôle nord, pôle sud), soit est dans le sous-sol mais trop profond pour que l’on puisse la puiser, de plus cela reviendrait trop cher de puiser l’eau.

Depuis que l’eau existe sur la Terre, c’est-à-dire depuis trois milliards d’années, son volume n’a pas changé. L’eau a changée d’état mais il y a toujours la même quantité d’eau. Le problème c’est que l’eau douce disponible met plus de temps à se renouveler et que nous, Humains, la surconsommons au point de voir des nappes phréatiques disparaître et faire place à des déserts, tant écologiques qu’humains.

Les conséquences écologiques

La surconsommation de l’eau est un problème qui est d’abord apparu dans les pays développés car l’eau est devenue abondante. Ces pays ne se soucient pas de savoir d’où provient l’eau ni de comment ils la consomment puisque la population a juste à “ouvrir un robinet” pour avoir de l’eau potable. Dans les pays sous-développés les trois quarts de la population doivent marcher des kilomètres pour avoir de l’eau qui n’est même pas potable et avec laquelle ils s’empoisonnent, mais ils n’ont pas le choix.

Aux États-Unis, la surconsommation est telle que le fleuve Colorado n’atteint plus son détroit au Mexique. Le Colorado traverse sept États, aux États-Unis, il y a donc, à peu près, 35 millions de personnes qui ponctionnent le fleuve avant que celui-ci n’arrive à la frontière mexicaine. Ces riverains pompent autant d’eau en un an que son débit annuel ce qui fait qu’il ne rejoint plus son embouchure en mer de Cortés (aussi appelé golfe de Californie).

Dans le sud de l’Espagne il y a énormément de cultures qui sont exportées partout en Europe. Le sud de l’Espagne est soumis à un stress hydrique important et l’agriculture n’arrange rien. A Almeria une plantation d’oliviers sur 4 hectares a été plantée, cette zone de l’Espagne est semi-désertique ce qui fait que l’oliveraie est irriguée par du goutte à goutte en permanence. L’irrigation de l’oliveraie se fait grâce à la nappe phréatique qui alimente la région. Cette nappe tend à disparaître à cause de la trop grosse consommation en eau de l’oliveraie. Lorsque la nappe aura disparu, cette zone deviendra désertique autant au niveau de l’eau que des êtres vivants. La disparition d’une réserve d’eau signifie la disparition d’une biodiversité, d’un écosystème.

Les conséquences économiques et sociales

Comme l’eau douce disponible tend à disparaître, les pays essayent de trouver différentes méthodes pour régler le problème sans trop diminuer sa consommation en eau.

L’Australie est un des premiers pays à souffrir de la diminution de ses réserves en eau. C’est pourquoi le pays a mis l’eau sur le marché financier. Au départ le million de litres d’eau coûtait 50$ australien. En 2020 le million de litre d’eau a atteint 500$ australien dans les régions les plus touchées par le manque d’eau. Pour les banquiers et les personnes qui s’occupent du marché financier ce n’est pas cher mais pour les petits fermiers et les petits agriculteurs ce n’est pas rentable pour eux et ils sont obligés d’arrêter leurs activités. Le fait de mettre l’eau sur le marché financier fait augmenter les inégalités entre les personnes pauvres et les personnes riches.

Las Vegas est une ville aux États-Unis qui a été créée en plein milieu d’un désert. Las Vegas a deux sources où elle puise toute l’eau dont elle a besoin, ces deux sources sont le lac Mead et une nappe phréatique. Le problème c’est que Las Vegas pompe plus que ce que la nappe et le lac peuvent fournir, donc ils commencent à s’assécher. Pour pallier à cela, il faudrait soit que la ville décide de baisser considérablement sa consommation en eau, soit de fermer la ville pour laisser de l’eau aux populations alentour. Le problème c’est que Las Vegas est une ville casino, extrêmement touristique donc qui rapporte beaucoup d’argent aux États-Unis. Pour pallier le manque d’eau Las Vegas est prête à construire un immense pipeline pour acheminer de l’eau jusqu’à Las Vegas. Le pipeline risque d’assécher la région dans laquelle il pompe l’eau mais aussi de détruire des environnements et de délocaliser des fermiers qui sont là depuis des générations.

Pour conclure, la surconsommation de l’eau est un danger pour nous car l’eau est indispensable à notre survie. Dans la société d’aujourd’hui, gagner de l’argent est plus important que les problèmes sociaux et écologiques. Si l’on continue comme ça c’est la disparition de l’espèce humaine qui est assurée.


Références :

  • Macé Marillys. La quantité d’eau sur terre: la même depuis trois milliards d’années ! 23/11/2012 https://www.marillysmace.com/planete/la-quantite-deau-sur-terre-la-meme-depuis-trois-milliards-dannees/
  • Marcel Martschoke et Jens Niehuss. Arte. Sécheresse en Europe- Catastrophe en vue – Vidéo de 53min33sec – Partie intéressante à 19min32sec. 21/10/2021. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=kT-NsR2dlY4
  • Jérôme Fritel. Arte. Le mariage entre la finance et l’eau a déjà commencé – Vidéo de 12min24sec. 2020. Documentaire d’Arte publié sur Youtube. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=4V5jH6ue_WU
  • Vogel Franck et Allemandou Ségolène. Fleuves Frontières. La Martinière, 2016. 261p.

Camille Faillenet et Prune Chavanne

commentaire:

<<article intéressant et complet qui nous apprend beaucoup de choses sur la surconsommation de l’eau dans le monde Gaëtan Genevois>>

Article très intéressant. Les parties sont complètes, bien détaillées et avec des documents pour argumenter. Les illustrations aident à la compréhension, c’est est très bien présenté et donne envie d’être lu. Très bon travail.

Maxime Balay

Un article très agréable a lire, qui nous parle d’un sujet qui est et qui sera toujours d’actualité. Ils montre bien les principaux problèmes liées a l’eau avec des exemples concis et très pertinent. Un travail de qualité.

De Biasi Antoine

Article très dans le fond avec des informations très pertinentes données en chiffre

SOW Cheikhona

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Consommer autrement

L’alimentation durable : une consommation d’avenir

De nos jours en France, l’alimentation durable, visant à nourrir les êtres humains en quantité et qualité suffisante tout en préservant l’aspect environnemental, sanitaire et culturel, prend une place de plus en plus importante. Ajoutons que la pandémie du coronavirus a fortement accentué ce phénomène. De nombreux consommateurs se sont ainsi dirigés vers l’achat de produits provenant de circuits courts, ainsi qu’à une consommation de fruits et légumes de saison. Notre problématique est : en quoi l’alimentation durable est-elle de nos jours bénéfique pour l’environnement, l’économie et la santé des français ?  

Étant originaires du monde agricole, traiter ce sujet nous affecte particulièrement. En effet, nous disposons de nombreuses connaissances sur l’enjeu environnemental, sanitaire et économique du développement durable, et selon nous, il est essentiel de partager nos connaissances concernant cette thématique.

L’alimentation durable et l’environnement

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de surconsommation, qui signifie alors une surproduction d’alimentation et, parallèlement, une augmentation des rejets de gaz à effet de serre. Il existe différents types de productions alimentaires, dont certaines ayant une empreinte carbone importante. Tout d’abord, la consommation de viande émet en moyenne 20,7% des rejets totaux liés à la production alimentaire ; la majeure partie de ces rejets proviennent des bovins (pour être plus représentatif, le bœuf et l’agneau représentent en moyenne une émission de 650 Kg de CO2 par an et par personne). Ensuite on retrouve les fruits et légumes, qui rejettent 14,2% de dioxyde de carbone. Enfin, la charcuterie représente 7,3% de ces émissions. Afin de préserver l’environnement, nous nous devons aussi de consommer des produits de saison, et même de produits locaux si possible : par exemple, éviter de se nourrir de tomates en hiver et de clémentines en été. Ce genre d’actions permettrait alors de limiter les rejets de CO2 émis lors de l’acheminement des fruits et légumes du producteur au consommateur. On retrouve également les organismes génétiquement modifiés (OGM) qui incitent certains agriculteurs à continuer de produire, tout en utilisant une grande quantité de désherbants, fongicides et autres, car les plantes se familiarisent avec ces traitements, les rendant alors inefficaces. Les plantes développent donc une résistance aux pesticides.

L’alimentation durable et l’économie

L’alimentation durable, représentée essentiellement par des modes de consommation tels que l’alimentation biologique, n’est pas forcément accessible à tous les consommateurs, car celle-ci est financièrement onéreuse. Ces coûts financiers correspondent alors à une augmentation de la main-d’œuvre, mais à des plus faibles rendements. Les classes sociales les plus défavorisées se dirigent donc vers une alimentation moins coûteuse, provenant le plus souvent d’importations. Depuis quelques années, nous pouvons constater une émergence d’un mode de consommation, qui s’est accentué avec la pandémie du covid-19 : le circuit court. Celui-ci permet de consommer une alimentation dont la provenance est connue, tout en conservant un prix abordable. Ce mode de consommation permet alors de disposer du choix et de la provenance des aliments.

Citons comme exemple un consommateur qui se rend chez le maraîcher local, et qui lui achète des produits de consommations locaux, et bien entendu de saison. Le circuit court est donc une alternative à l’alimentation durable.

L’alimentation durable et la santé

Ces dernières années, de nombreuses études nous permettent de constater que les jeunes générations, en France, consomment une alimentation de moins en moins saine, alors qu’il est recommandé de s’alimenter correctement, c’est-à-dire de manière équilibrée. Chez les enfants les plus précaires, une alimentation malsaine peut engendrer à long terme une hausse des risques de maladies chroniques.

Les OGM ont un fort impact sur la santé des consommateurs ; en effet, les pesticides contre lesquels ceux-ci résistent, se lient à l’ADN de l’organisme traité. L’organisme ayant subi une modification génétique, nous alimente (parfois par le biais d’autres organismes vivants) ; c’est de cette manière que l’on retrouve des traces d’insecticides dans notre organisme. Ajoutons que ceux-ci peuvent indirectement provoquer des cancers ou encore des blocages de division cellulaire (problèmes majoritairement rencontrés chez les femmes enceinte, avec un arrêt du développement de l’embryon).

L’alimentation durable et la pandémie ont renforcé la santé des français, car ils consommaient une plus grande quantité d’aliments composés de probiotiques, notamment des fruits (les probiotiques étant des organismes vivants du type levures, qui apportent un effet bénéfique à l’organisme qui les ingère). Les français cherchent également à diminuer leur consommation tout en la rendant plus saine afin de préserver leur santé, par exemple en consommant des produits biologiques, produits sans OGM, démarche bleu-blanc-coeur…

Pour conclure, on peut affirmer que les français sont de plus en plus dans l’optique de consommer durablement, car ce mode d’alimentation présente des effets bénéfiques pour la santé, l’environnement ainsi que l’économie. D’une part, cela permet de limiter les risques de maladies chroniques, notamment chez les jeunes générations. D’autre part, l’alimentation durable préserve l’environnement, avec une diminution de l’alimentation d’origine animale (qui rappelons-le, émet d’importantes quantités de gaz à effet de serre). Pour autant, celle-ci n’a pas forcément un coût plus élevé, comme nous pouvons le constater avec l’exemple du circuit court.

A nous d’imaginer un monde où l’alimentation durable serait accessible à tous et nous permettrait de préserver notre planète.

FOURNIER Timothé

CANET Martin

Sources :

  • BLOYET Dominique. Quel effet covid sur le contenu des assiettes ? Presse Océan [en ligne], 01/12/2021.

Disponible sur :

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/25

  • CAILLAVET France et FADHUILE Adélaïde. Inégalités et politiques publiques pour une alimentation durable. INRAE [en ligne], 04/2020.

Disponible sur :

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02562270/document

  • CAILLAVET France et REGNIER Faustine. Saisonnalité et contre-saisonnalité pour une alimentation durable. INRA [en ligne], 11/2019

Disponible sur :

https://ageconsearch.umn.edu/record/296763/

  • GODINEAU Emilie. Indices de qualité des aliments : QU’EN PENSER ? Top santé [en ligne], 14/10/2021.

Disponible sur :

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0

  • MERRER Catherine. En octobre, départ de la maison de l’alimentation. Le télégramme [en ligne], 21/09/2021.

Disponible sur :

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0

  • MIGLIORE Agnese. Le consommateur face à une nouvelle donne : l’alimentation durable. reseau-concept.net [en ligne], 08/12/2009.

Disponible sur :

http://portail2.reseau-concept.net/Upload/ciheam/fichiers/MIGLIORE_these.pdf

  • RAGOBERT Ilona. Alimentation durable : 5 aliments bons pour vous et pour votre empreinte carbone. Freeze.by carbo [en ligne], 11/2021.

Disponible sur : 

Alimentation durable : 5 aliments bons pour vous et votre empreinte carbone

  • RAULET Manon. L’alimentation durable et ses alternatives : de la production à la consommation. SOL [en ligne], 06/2019.

Disponible sur : 

SOL » L’alimentation durable et ses alternatives : de la production à la consommation

  • Non renseigné. OGM et OGM cachés : des risques pour la santé, l’environnement et l’agriculture.  Générations futures [en ligne], 11/04/2017.

Disponible sur : 

OGM et OGM cachés : des risques pour la santé, l’environnement et l’agriculture – Générations Futures

commentaires

C’est un très bon articles qui nous présente les aspects de l’alimentation durable grâce au circuit court et surtout avec beaucoup de détails ce qui nous montre bien les aspects négatifs de la surconsommation de nourriture dans lequel nous vivons actuellement. Beau travail. VANDENBUSSCHE Antoine.

Article très intéressant, qui nous permet de comprendre le circuit durable de l’alimentation, ainsi que cette surconsommation, et l’intérêt de manger des fruits lorsque c’est la bonne saison pour ceux-ci. Bon travail.

Guillaume MONNERET

C’est un article très bien écrit qui nous fait prendre conscience de l’alimentation durable, les illustrations le rendent très attrayant, il est très bien présenté et nous donne envie d’être lu jusqu’au bout. Très bon travaille.

Maxime Balay

Article très intéressant qui nous montre comment consommer de façon durable. La consommation est l’un des piliers du développement durable il est donc très important d’y faire attention.

Ce blog est très bien écrit et se lit facilement merci pour ce travail.

CARMILLE Simon

C’est un article très bien construit dans la forme comme dans le fond avec des informations intéressantes et des consignes qu’on peut appliqué quotidiennement pour avoir un alimentation durable afin d’être en bonne état de santé

SOW Cheikhuona