Une politique de transport pertinente pour une ville meilleure

          Aujourd’hui la voiture ne fait plus gagner tant de temps, en effet la population se dirige de plus en plus vers les villes ce qui engendre une population croissante. Mais est-ce un problème de nos jours ? Comment y faire face ? En effet «vivre en ville ne signifie pas nécessairement air pollué, congestion, bruit et long temps de transport, de nouvelles idées dans les transports urbains sont en train de rendre de nombreuses villes plus saines et plus agréable a vivre » comme le souligne Hans Bruynincks (AEE).

Mais en quoi la qualité de la politique de transport est elle un atout pour l’attractivité des villes ?

Nos lectures et réflexions nous on amenés à dégager  trois axes principaux pour répondre à la question posée ci-dessus, ainsi nous nous intéresserons en premier lieux à la mise en place des politiques de transports, puis à l’impact que celles-ci ont sur l’environnement ainsi que sur la vie sociale et économique.

Lyon sous la neige, bouchon, panique, accident

L’importance et la mise en place des politiques de transport.

          La capacité des usagers à se déplacer dans la ville est un facteur important pour en définir l’attractivité. Se déplacer pour aller au travail, dans des commerces, ou pour ses loisirs peut être un vrai cauchemar en ville, à cause de la circulation, des transports en commun bondés… Aussi une politique de transport adéquate, avec une gestion judicieuse de l’espace consacré aux différents modes de transport, des dessertes, et des fréquences de passage, rend les déplacements plus agréables pour la population, et ainsi lui procure une meilleure qualité de vie.

Ainsi la mise en place d’une politique de transport efficace s’accompagne bien sûr de moyens suffisants, mais aussi d’une réelle volonté de la collectivité et une liberté d’action de celle-ci comme l’explique Mme Cayeux, maire de Beauvais. C’est ainsi que les villes moyennes se lancent plus facilement pour trouver des solutions innovantes, telles que des actions sur l’image des transports, l’information des voyageurs, et la mise en place de politiques tarifaires spécifiques.  Ces villes, bassins de population dynamiques sont en effet des lieux propices à l’expérimentation, de par leur taille (moins étendue qu’une métropole).

La mise en place de ces politiques de transport est  accompagnée de moyens importants, s’il faut créer ou rénover le réseau, développer de nouvelles infrastructure. Comme à Paris, comme l’illustre l’article « Transports du quotidien : 6 milliards pour améliorer le réseau francilien » : pour améliorer les transports quotidiens à paris 6 milliards d’euros vont être investis pour développer et moderniser le réseau francilien. Les nombreux  travaux prévus concernerons surtout les transports en communs : rénovation et création de lignes de bus, tramway, métro… Cela s’inscrit bien sur dans cette volonté d’améliorer la mobilité dans la ville, pour permettre à la population d’avoir accès aux emplois et services.

Ces politiques de transport ont aussi évidement des impacts, sur la vie des riverains, car ces politiques ont aujourd’hui de plus en plus pour but de réduire l’utilisation de la voiture et ainsi, son impact environnemental.

Atouts environnementaux, pollution de l’air, santé

          L’amélioration de la qualité de vie ainsi que de l’impact environnemental est l’objectif recherché par la création d’une politique de transport. Nous pouvons remarquer que de nombreuses villes européennes s’investissent dans le projet d’une ville meilleure. Ainsi, des changements sont en train de s’opérer. Comme nous le montre le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), le domaine du transport urbain connait des transformations en forte croissance. Celles-ci se doivent d’être rapides car au niveau européen les transports sont toujours à l’origine d’une grande partie de la pollution. Par ailleurs, des idées nouvelles se mettent en place. Dans certaines villes, l’utilisation de nouveaux modes de transports devient une norme. Ces nouveaux modes sont vitaux car nous pourrons voir que le transport routier expose un niveau de pollution supérieur aux normes de l’Union Européenne et de l’organisation mondiale de la santé. Le cancer peut en être un exemple. La qualité de vie est notamment affectée par des bruits de circulation et des temps de déplacements importants qui peuvent affecter un individu.

De nouveaux dispositifs sont donc établis. Des campagnes encouragent les gens à contribuer à ces améliorations. De plus, de nouvelles infrastructures comme des pistes cyclables, sont installées. Le rapport de l’AEE nous informe qu’entre 2012 et 2011, les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports ont baissé, grâce au fait d’une augmentation de l’utilisation de l’aviation. Le rapport ci-contre nous indique également que les nouvelles voitures crées visent à être plus efficaces. Somme toute, nous remarquons que les idées innovantes sont nombreuses pour atteindre les objectifs fixés. Si nous poursuivons avec l’article de Dorothée Laperche, rédactrice à Actu-environnement, nous constatons que malgré tout, des efforts restent encore à accomplir.

Dans l’Union Européenne, la voiture reste le mode de transport le plus important à l’heure actuelle. Ainsi, il faudrait réduire les besoins superflus. D’après le graphique ci-dessous, produit par le commissariat général au développement durable, nous pouvons constater que certaines villes consomment plus que les autres comme Marseille ou Lyon. Ainsi ces dernières pourraient redoubler d’efforts.

Ministère de l’écologie, du développement  durable et de l’énergie.

 Indicateurs de suivi de la politique de transport.

Par la suite, le document de la fondation Monique Fitz-Back (fondation québécoise) nous explique qu’il existe des fondations ayant pour but l’amélioration de notre environnement. Cela s’inscrit dans la perspective du développement durable. On essaie de sensibiliser et d’encourager la population de participer à ce projet. Car il faut savoir que les transports restent ceux qui émettent le plus de gaz à effet de serre, tel « une couverture sur la terre ». Pour finir, nous prendrons un exemple encore plus concret avec la France. L’article de Morgan Brisaac pour Actu-environnement nous en parle. Elle présente beaucoup d’atouts en ce qui concerne la mobilité intelligente et décarbonée. On optimise le réseau de transports français, la recherche et le développement sont alors maximisés. L’Etat devra se montrer beaucoup plus impliqué. Les répercussions majeures sont l’environnement et la santé dues aux pollutions, transports…et  sont constamment réétudiées afin d’être améliorées.

Une politique de transport efficace a donc comme on l’a vu, un impact environnemental favorable et s’inscrit dans une optique de développement durable, mais elle a aussi un impact social et économique. Ceux-ci sont aussi importants et doivent être valorisés.

Les atouts socio-économique pour la population

          La mobilité est en effet un instrument pour le développement économique, car elle permet  à la population d’accéder au travail et aux commerces c’est-à-dire la vie économique. Ainsi une ville pourra être plus dynamique si ses habitants ont la possibilité de se déplacer facilement jusqu’au centre ville ou vers les pôles d’attractivité de la ville. Ils multiplieront les petits trajets en utilisant des modes doux et préfèreront s’approvisionner dans différents petits commerces, plutôt que de faire un voyage dans une grande surface par semaine, par exemple.

L’étude de l’association du transport urbain du Québec (ATUQ), sur les  « Impacts sociaux du transport en commun » montre clairement que des transports en commun efficaces permettent le renforcement du lien social, dans les quartiers, par la multiplication de rencontres formelle et informelles. Cela permet aussi  aux habitants n’ayant pas d’autre moyen de transport (motorisé) d’acquérir une meilleure autonomie pour avoir accès aux emplois études, lieux de santé… La ville est donc plus accessible, et permet à tous d’accéder aux différents services, sans discrimination de ressources : qu’on ait une voiture ou non tout le monde à les moyens d’être mobile, et selon les politiques tarifaires appliqués les populations très défavorisées ont aussi accès aux transports, ce qui peut favoriser l’insertion. En effet, une étude de l’INSEE sur la ville d’Orléans souligne que les jeunes, les personnes âgées, les familles modestes ou les personnes n’ayant pas de véhicule sont nombreux dans les zones où les taux d’utilisation des transports en commun sont les plus élevés.

Cette étude (mentionnée ci-dessus) montre les améliorations qu’apporte une politique menée en ayant conscience que les transports collectifs sont d’importants vecteurs de mixité sociale. A Orléans l’installation d’un tramway notamment, reliant certains quartiers plutôt défavorisés au centre ville a permis de les désenclaver et d’en faire des exemples en matière d’utilisation des transports en commun.

Du point de vue de la santé, le document de l’ATUQ souligne également que l’utilisation des transports en commun provoque chez les usagers une diminution du stress et des humeurs liées au trafic. Mais cela ne peut être vrai qu’avec un réseau performant et fiable. De plus, les usagers du transport en commun ont une activité physique liée au trajet aller-retour résidence-arrêt-travail (19 minutes ajoutées aux 22 recommandées quotidiennement)

L’utilisation des transports en communs permet donc, une amélioration de la qualité de vie des usagers (lien social, santé), le désenclavement de certains quartiers, et peut aider à l’insertion de populations défavorisées.

En résumé

          La politique de transport, comme on l’a vu, est  un enjeu primordial pour le développement de la ville, et a différentes répercussions sur celle-ci. La population entière bénéficie d’une amélioration de la qualité de vie d’un point de vue  pollution et la cohésion sociale est renforcée par une meilleure mobilité des personnes. Cependant l’attractivité d’une ville n’est pas uniquement due aux transports, beaucoup d’autres facteur y concourent, comme l’activité économique, l’implantation, les logements… ainsi d’autres aspects peuvent être développés pour améliorer l’attractivité tels que les éco quartiers, ou l’accès à la culture.

Florian Grandperrin, Bérengère Joly

Bibliographie

 

Ce contenu a été publié dans La ville en mutation, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Une politique de transport pertinente pour une ville meilleure

  1. GUYON Carole dit :

    Beau rendu, la lecture est fluide et plaisante sur ce sujet d’actualité. Beaucoup d’éléments très intéressants qui nous concernent tous. Je ne pensais pas que les politiques de transports pouvaient autant influencer l’état de santé des individus et avoir un rôle sur les liens sociaux.

  2. PERRY Adrien dit :

    Un très bon travail de votre part, qui plus est, sur un sujet d’actualité et qui nous touche tous ! En effet nous sommes très nombreux à vivre en ville et il est vrai que l’ensemble des moyens de transport que nous utilisons, connait énormément de déboires (techniques et humains) et nous rend parfois la vie compliquée. Je découvre donc à travers votre billet que la politique de transport peut influer sur notre santé.

  3. Yves-Ménager Aurore dit :

    Un très bon article sans problème de mise en forme, lisible, bien écrit (à part une ou deux fautes) et la bibliographie est nette.
    Le sujet est bien traité et votre ouverture peut renvoyer à d’autres billets du blog.